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Tout n'est que vanité, \ensonge, fragilité, Dans tous ces objets divers Qu'offre à nos regards l'univers.
Tous ces brillants dehors, Cette pompe, Ces biens, ces trésors, Tout nous trompe ; Tout nous éblouit, Mais tout nous échappe et nous fuit.
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En vain, pour être heureux, Le jeune voluptueux Se plonge dans les douceurs Qu'offrent les mondains séducteurs ; Plus il suit les plaisirs Qui l'enchantent, Et moins ses désirs Se contentent :
Le bonheur le fuit À mesure qu'il le poursuit,
La mort, dans son courroux, Dispense à son gré ses coups, N'épargne ni le haut rang, Ni l'échit auguste du sang.
out doit un jour mourir, Tout succombe ; Tout doit s'engloutir Dans la tombe :
Les sujets, les rois, Front s'y confondre à la fois.
Telles qu'on voit les fleurs Avec leurs vives couleurs, Eclore, s'épanouir, Se faner, tomber et périr ; Tel est des vains attraits Le partage ; Tel l'éclat, les traits Du bel âve, Après quelques jours Perdent leur beauté pour toujours.
Que doivent devenir, Pour l'homme qui doit mourir, Ces biens longtemps amassés, Cet argent, cet or entassés ?
Fût-il du genre humain
Seul le maitre, Pour lui tout enfin
Cesse d'être :
Au jour de son deuil n'a plus à lui qu'un cercueil.