‹ Capital et travail: Vers des temps nouveauxChapitre 2 sur 47 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Rapporteur devant le S6nat de la proposition de loi sur les Societes anonymes It participation ouvri^re, devenue la loidu 26 avril 1917, j'ai consacr^, depuis prfes de cinq ans, tout le temps dont les obligations de mon mandat me permettaient de disposer non seulement a faire connattre I'objet de cette loi, sa haute port6e socialeetses dispositions, mais encore et avant tout h faire comprendre au Patronat et au Salariat fran^ais les raisons pour lesquelles,^ soit sur les bases de la legislation nouvelle, soit autrement, il est n^cessaire, dans Tint^rfit de I'un comme de Tautre et dans TintfirSt sup6rieur de la Nation, qu'ils cherchent h se rapprocher, h s'entendre et k s'unir.

G'est ainsi que j'ai donn6 sur les rapports du Capital et du Travail plusieurs articles h La France de Bordeaux etdu Sud-Ouest et h La France Active et que,

M. Vandervelde, le leader du parti socialiste r6voIutionnaire de Belgique, lout en reconnaissant que « de tous les grands pays d'Europe, la France est incontestablement celui dont les institutions se rapprocheni4e plus de Tid^al d6aiocratique », a pr6tendu que depuis cinquante ans c il y eut peu d'assembl^es aussi conservatrices que le Parlement de la Troisi^me R^publique* ».

Avec un peu de bonne foi on voudra bien reconnattre que le moins que Ton puisse dire de cette opinion, reprise ctiaque jour et, le plus souvent, en ternties moins pond6r6s, par la plupart de nos communistes frangais, c'est qu'elle est singuli^rement exag6r6e. Conservateur un Parlement qui a accompli la s^rie de r6formes que Ton sait en mati^re d'h^ritage et en matiftre d'impdts, en mati^re de

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