Yosu de M. Ghassaigne-GoyoQ
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production nationale, apres ^tude d'ensemble approfondie des institutions, des grands traivaux publics, desloisetdes accords internationaux les plus propres d la f^conder et k Tintensifier;
2^ De preparer, dans un sens plus liberal et plus pratique, la revision et la refonte du Code du travail dont il importe de combler les lacunes, notamment en matiere deprocedure de conciliation et d'arbitrage;
30 De rechercher les formules d'association du capital et du travail les plus oapables de cr^er entre ei|x une r^elle communaute d'inter^ts, de mettre fin a la lutte des classes et d'assurer ainsi la paix int^rieure, condition indispensable du rel6vement economique de notre pays et du di^veloppement de la richesse nationale.
P'autre part M* RoIUq damandait h rAsseml>l^e de r^clamer :
Que les pouvoirs publics s'appliquent des maintenant et resolument a preparer une organisation economique d'apres guerre orient^e vers la justice, le progres et la paix socials ;
Que plus specialement ils ^laborent etsoumettent au plus t6t au Parlement un projet de loi sur la participation du proletariat aux benefices de I'industrie et du commerce;
Qu^a cet effet, il soit constitue une Commission extraparlementaire dans la composition de laquelle entreraient notamment et en npmbre egal des representants des grandes organisations syndicales, patronal6s et ouvri^res.
Ce^ voBux furent vol6s k mains lev6es, aprfes, CQpendaqt, que les ^oci^listes duGoaseileurentobtenadu texte propose par M. Ghassaigne-Goyon la suppression des mots € de mettre fin^ la iutte des classes >. En exigeant la suppression de ces mots les socialistes avaient-ils entendu glorifier la luttp de classes et la proclamer cpmme 6ternelle? M. Gha^usse a bien d6clar6 — ce qui au surplus est une 6vidence — que (( la lutte de classes ne pourra disparattre que (orsque
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les capitalist's cessoFQut de mettre li classe o^v^i6re daas Tpbligation do leur dispute^ sea droits >, Mais ils ne fut en aucun moment question d^ T^tablisset^dni du commai^isfne comme ^tant 1^ seal moyep de mettre un terme k cette lutte. O'ailleurs, pour justifierla modification qu'il demandail; ^ I'or^re du jour Ch^ss^igQe-Goyon, M. Henri Sellier dit sei^lemept qu'il ap pouyait accepter que I^ {utte de classes pftt « prendre fin grice k la creation d'une Gomipission >, L'ancien rapporteur g^n^ral du budget du d^partement de la Seine a^t oepend^Ut mieux que personue que c'est seulement dulabeur des Gonimissions (dans lesqueiles il a du reste jou6 uu rOle dont meme ses advers^ires reconnaissent hautement riinpprtauce)i ^e leurs enquSteSj^ de leurs discussions qup peuventsortir Ids solutions dps plus importantes questions, que c'est gr4ce h leurs travaux que tant dp grandes r6formes ont pu 6tre accomplies.
Dfes 1917, le Gouvernement auraitdoncdft donner suite aux vo0uxexprim6s par le Conseil g6n6ral de la Seine ; aprfes avoir fait et termin6 la guerre, il devait selivrer, par la m6thode qui lui 6taitindiqu^e, ^la recherche des formules qui, assurant Tunion du Capital -^et du Travail, cr6ant entre eux une r6elle communaut6 d'int^r^ts, auraient assure « la paix int6rieure, condition indispensable du relftvement 6conomique de notre pays et du d6veloppement de la richesse nationale ». II n*enarien6t6. Un passage de la declaration du Minist^re qui avait succ6d6 k celui de M. Glemenceau nous avait fait esp6rer que le nouveau Ministre du Travail, 6clair6 par les 6v6nements ant6rieurs, document6 par le rapport KeUfer, convaincu de Tinsuffisance des .palliatifs jusqu'ici
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employes pour mettre un terme aux confiits da Capital et du Travail, se serait pr6occup6 de ce probldme fondamental etcr66la Commission demand^e. U n'en a rien 6i6 non plus, et le Miuistre du Travail a dft passer le meilleur de son temps, comme tous ses pr6d6cesseurs, k chercher k faire cesser des graves de plus en plus g6n6ralis6^s, de plus en plus menaQantes, tout au moins pendant les premiers mois de 1920.
Que Ton ne se fasse pas d'illusions ! Si, actuellement, pour des raisons diverses, notamment par suite du chdmage, Tantagonisme existant entre le Patronat et le Salariat est comme en sommeil, il se manifestera un jour avec plus de violence encore que par le pass^ ^ moins que nous nous d6cidions k faire au Travail dans notre D6mocratie la place qui lui revient.