AO ROY DE FRANCE
Tay seu par Veré que vostre santé se difayroit, dont il me deplait; car je voudrois que vous fusiez aussy sain que le peuvés desirer. Et
' Un historien espagnol, Jean de Fer- raie, les propres paroles prononcées par
retas, a raconté, dans son Histoire géné- Charles -Quint et par François I** dans la
sy à i’auti e fois que estiés sain passay près de vous, yrés vous veoir, me sembloit que n’en aurés besoing; més à ceste heure me despiairoit que passant sy prés de où vous estes ne vous veisse. Et pour ce, vous avise que mardy, pour le plustart, vous verey, s’il plet à Dieu, lequel prie vous envoyer santé : car, du reste, j’espere que il ordonnera ce qui sera plus pour son service et gloire, et que vous seray
Vray bon frere et amy , CHARLES.
N* CXLII. — RELATION EN IDIOME PROVENÇAL DU PASSAGE DE MADAME LA DUCHESSE MARGUERITE D'ALENÇON EN ESPAGNE.
(Extrait du journal d'un hourgeoi» de Maracille.)
(ÎMpltiiibr* 15S5 )
L’an que dessus i5a5, et del mes de septembre, madamo de Lançon, sorre del rey Frances rey de France, prisonier corne avez ausit dessus, partit d’Aigos-Mortes acompagnbado como a tal damo s’aparten , et montet subre las galeros de Franço , so es las catre del Baron et las dos frayre Bernardin, las quallos galleras la porteron fins a Barsillono‘ et aqui la desbarqueron et toto sa companhie, et
première entrevue de ces deux monarques. Nous douions fort que le roi de France ait montré tant d'humilité à l’égard de l'empereur ; les lettres écrites par François 1' ne permettent pas de le supposer.
’ D'après l'éditeur des Lettres de Marguerite de Navarre, cette princesse s'embarqua à Aigues-Mortes et ne mit pied à terre qu'à Palamone ( deuxième recueil , p. 4i) (lisez Palamos). On trouve néanmoins, dans son premier recueil , p. i8.3 , une lettre datée du lO septembre et de Fargue, villaqe prés de Bordeaux, nous dit l'cditeur dans une note. Mais il a oublié
de nous expliquer comment la duchesse Marguerite , qui s'embarqua à Aigues- Mortes à la fin d’août pour aller à Barcelone, où elle était arrivée bien avant le 30 septembre ( voyez lettre n* CLI ) , après avoir louché à Palamos, pouvait néanmoins être, le lo septembre, près de Bordeaux, naviguant sur l'Océan, après avoir fait le tour de l'Espagne et du Portugal. C'est on problème dont nous ne voyons pas la solution.
Toutes les caries géographiques d'Espagne indiquent en grosses lettres une ville forte du nom de Fraga, dans le royaume
segon referiron los capithanis, los Barchinones li feron grande lionor, Dieu vuelle que la fin sic como lo principi. En ladite companhie feu le capethan Andrieu Derie, ainbe las 5 galeres sienes; en ladicte cempanhie feu messur le grant mestre de Redes, messur de Saint-Gilli, et messur de Memeransi, et le cente Glaide senechai de Prevense, et plusers aultres segners de la cort.
Et environ las calenos, ladite dame retournet per terre, et segon fon refferict, elle non fasie point de bono chiere, et non sen cause, car elle non poguet acabar ambe l’emperador que son fraire fosse mes a ranson per déniés, mais demandavan portido del rialme, se que non si pot far senso grande perde et deshonor. Dieu per sa pletat nos mande bueno pas.
fi* CXLIII. — LETTRES PATENTES DE MADAME LA DUCHESSE D’ANGOULÊME. RÉGENTE EN FRANCE.
Dans l'exposé des motifs de ces lettres patentes, pour Imposer deux millions six cent soixante et une mille livres, madame la régente raconte les principaux événements arrivés depuis la levée du siège de Marseille par les impériaux, jusqu'au départ de madame la duchesse Marguerite pour l'Espagne , où elle va négocier la délivrance du Roi.
( 10 MpUmbr* 1535. )
Loyse, mere du Roy, duchesse d’Angoulmoys , d’Anjou et de Neraoux , comtesse du Maync et de Gien , regente en France , aux eslcuz sur le fait des aydes ordonnez pour la guerre, au pays et ellection de Perigort, ou à leurs commis, salut.
Comme chose toute notoire soit que ung an a, ou environ, le Roy, nostre très-cher et fils, à la force et puissance de son armée , qu’il avoit mise sus pour chasser ses ennemys et adversaires de ses
d'Aragon et Crontière de Catalogne, qui de Bordeaux du savant éditeur des Lettres
pourrait bien être le Fargae de la du- de cette princesse. Marguerite se rendait
chesse Marguerite et le petit village prêt à Madrid.
pays et conté de Provence, où ilz estoicnt descendus, feist lever le siégé mis par sesdicts ennemys devant sa ville de Marseille qu’iJz pressoient fort , et les contraignit de vuyder le pays. Et voyant ledict seigneur que si sesdictz ennemys se retiroient en la duché de Millan, dont ilz estoicnt partiz , eulz retournez par delà pourroient faire aultrc entreprise pour venir et descendre par quelque autre endroict en ce royauline, luy sembla qu’il ne pourrolt faire de moins ejue de suyvre sesdictz ennemys et essayer à leur retraicte de les rompre ; espérant aussy, par le moyen de sadicte puissante armée, passée qu’elle seroit en Italye, venir à quelque bon traicté de paix, comme il a toiisjours désiré pour le bien, utilité et repos de sondict royaulme, pays, seigneuries et subgeclz : pour lesquelles bonnes et raisonnables causes et consideraclons, et le zele qu’il avoit de mectre fin aux guerres qui ont si longuement duré à son grant regrect , et pan'enir à ladicte paix , icelluy seigneur feist ladicte entreprinse et poursuyvit si vifvement sesdictz ennemys que, à leur dicte retraicte, il rompit plusieurs bandes de leurs gens de pied , print la pluspart de leur artillerie et leur feist plusieurs aidtres maulx et dommaiges ; et fut ledict seigneur avec sadicte armée aussitoust passé en Itallye comme eulx ; et à sa venue audict duché eut l’entrée et obeyssance de la ville de Millan, capitalle dudict duché , et de plusieurs autres villes et quartiers du pays d’icelluy duché. Et pour ce que une partie des gens de guerre de l’armée desdietz ennemys se gectoient dedans la ville de Pavye , ledict seigneur fut conseillé par les chefz et cappitaines de guerre qu’il avoit avec luy d’assieger ladicte ville , parce que , icelle prinse , il povoit facillement recouvrer le reste dudict duché. Ce qu’il feist.
Toutesfois, il a pieu à Dieu aidtrement en disposer, et est advenu que, après avoir tenu ledit siégé par luy, tout le long de l’yver dernier, davant ladicte ville de Pavye, durant lequel temps sadicte armée avoit souffert maux, peines et travaubc intoUerables , à cause de ladicte saison d’yver, lesdictsennemysvlndrent donner la bataille à nostredict seigneur et filz, ses gens et armée, estans près ladicte ville de Pavye, le aé* jour de febvrier dernier passé, laquelle ilz gaignerent,
SECTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE, où le Roy noslredict seigneur et filz fut prins prisonnier. Et combien que, pour l’importance grosse dont estoit et est ce.ste infortune, et que comme nostre elle nous touchoit et touche plus naturellement et viscerallement que à nul autre, et d’autant nous a esté plus dure et griefve à porter, neantmoins, pour l’urgent besoing et nécessité que veismes qu’il estoit lors de vertJieusement pourvcoir aux affaires de cedict royaulme , et principallemcnt à la garde et deffence d’icelluy, ne perdismes le cueur; mais incontinent après, et en toute dilligence, envoyasmes quérir les princes et seigneurs du sang dudict seigneur et ses lieutenants geueraulx et gouverneurs es pays et quartiers de sondict royaulme estans par deçà, ensenjble plusieiurs aultres bons, grans et notables personnaiges, expérimentez et entenduz tant au fait de la guerre que aultres gros affaires en matière d’Estat , par l’advis et conseil desquels nous nous sommes depuis gouvernée à la conduicte desdietz affaires jusques icy, faisons encores et avons entcncion faire jusques au retour de nostredict seigneur et filz, au bien , utillité et conservacion de cedict royaulme. Et suyvans leurdict conseil , feisines recueillir en la ville de Lyon ladicte armée et bailler et délivrer comptant aux gcntilz-bommcs de la maison dudict .seigneur, arebiers de ses gardes, gendarmes de ses ordonnances, officiers ordinaires de la maison et aultres revenans de ladicte armée, à chascun ung quartier de leurs gaiges pour eulx retirer en leurs maisons ; aux gens de pié, argent pour passer et eulx en aller. Et en oultre, par fadvis et conseil des dessusdietz, feismes retenir les principalles compaignies des ordonnances ilalyenues, et les aultres cassez et renvoyez, et desdietz gens de pié estrangiers fut fait le semblable, qui estoit chose necessaire de ainsi faire pour empescher les entreprinses desdietz cnnemys et ne leur donner la hai diesse, mais craincte, de venir es quartier de dc^-à. Lesqiielz gens de pié et de cheval ainsi retenuz ont esté depuis entretenuz et payez jusques à puis naguieres que les avons fait casser et renvoyer en partie et retenu encoures ung bon nombre pour la garde etseureté des pays de cedict royaulme, proche des frontières : aussi avons fait et journellement faisons faire es villes
et pays de frontière de cedict royaulme les réparations, fortifications et cmpareinens plus necessaires pour la seureté desdicles villes et places , et icelles places fait ndvitailler et munyr tant de vivres, artillerie, que aultres choses necessaires; tellement que, parla grâce et bonté de Dieu noslre Créateur, et desdictes provisions qui ainsi ont esté données par l’advis et deliberation desdictz princes et seigneurs du sang et aultres bons et notables personaiges que tenons lez nous , qui en ce se sont Irès-loyaument et vertueusement employez et acquittez, employentet acquittent à toute peine, solicitude et dilligence au bien dudict seigneur eide son royaulme, et de la chose publicque d’icelluy, les choses sont demourées en leur estât et entier; joinct aussi que ne voulons obmettre la grande et ferme amour, loyaulté, fidellité, vraye et entière obeyssancc que generallement tous les Estatz de cedict royaulme ont eue et demonstrée avoir envers icelluy nostredict seigneur et fils, leiu* prince et souverain seigneur, comme ses bons, vrays, loyaulx, naturels et obcyssans subgectz , dont sur tous les peuples et nations du monde ilz méritent d’estre singulièrement louez et recommandez. De sorte qu’il est certainement à croire et présumer que iceulx ennemys n’ont osé si legieremeht entreprendre de suyvre leur victoire et en- Ireprinse, comme ilz eussent faict etavoient voulloir et intention de faire. A quoy pourtant ne se fault fyer ne endormir que l’en ne se tiengne tousjours pourveu et sur ses gardes, pour u’estre surprins et en dangier de tomber aux inconvenians que facillement pevent advenir en tel cas. Et jà çoit qu’il n’y ait personne de sain entendement qu’il puisse ignorer les grans et inestimables fraiz, mises et despenses que ont esté faites, tant pour l’cntreticnnement de ladicte grosse armée estant delà les monts, et qui a esté souldoyée et entretenue si longtemps par delà jusques au jour de ladicte roupie, que en celles qui ont depuis esté faictes pour la soulde et payement desdictz gens de guerre des ordonnances, qui ne sont pas moins de trois mil neuf cents hommes d’armes auxquelz avons fait faire plusieurs payemens, oultre le quartier qui leur fut baillé à leur retour, et environ iii' mil livres baillécz comptant à ceulx des ligues sur ce que leur est deu de leurs
SECTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 315 pensions et services. Sembiablemenl pour l’armée de mer qui depuis a esté entretenue et est encores, aussi pour voyages et ambassades qui ont esté faictes, tant pour la délivrance de la personne du Roy nostredict seigneur et filz que pour le faict de ladicte paix : tellement que pour y satisfaire et fournir eust esté bien requis mettre sus une crue. Toute.svoyes ne l’avons voulu faire pour la pitié et compassion que avons du peuple , bons et loyaulx subjectz dudict seigneur, et les grans charges, foulles et oppressions que, à nostre grant regrect, ilz ont portées et portent par le fait desdictes guerres; et avons mieulx aimé faire aultres moyens et chevissemens et empruncter plusieurs sommes pour y fornir, et oultre de ce , voyans que le fait de ladicte paix est une chose qui cedde grandement au bon repox et soullagement de cedict royaulme et subjectz d’icelluy, dont avons autant de désir et affection que de chose qui soit en ce monde , après le recouvrement du Roy nostredict seigneur et filz , avons mis et mettons toute peine, travail et dilligence de l’avoir, et desjà avons traicté paix avec le roy d’Angleterre et cedict royaulme, et avec l’empereur, pour les aultres endroietz de cedict royaulme , treves et abstination de guerre durant jusques au i" jour de janvier prochain, qui est le moyen de parvenir à ladicte paix generale ; que cependant avons intention de traicter. Dieu aydant, et en sommes en bonne espérance, ensemble de la délivrance enbrief d’icelluy nostredict seigneur et filz, et pour ce faire et pour aucunes bonnes causes y avons présentement envoyé nostre très-chere et très-amée fille la duchesse d'Allençon et de Berry. Esquelles choses cy-dessus declairées, et aultres qui seroient trop longues à reciter, non-seullement les deniers qui auroient et ont esté consumez et employez , mais aussi tout ce que avons peu fixer d’emprunetz, retranchemens et recullement qu’il fault rembourser, et lesquelz, à beaucoup près, n'y ont peu et ne peuvent satisfaire et fournir, et si fault entendre que, pour lesdictes despenses, n’avons esté souliaigés ne eu secours, support ne ayde d’aucuns deniers extraordinaires, comme d’aydes des bonnes villes de cedict royaulme , emprunetz generaulx , subvencions ou décimés de l’eglise ,
316 CAPTIVITÉ DU KOI FKANÇOKS I".
ventes de nouveaulx offices créés, admorlisseinenls et compositions et aullres semblables dont es années preceddantes on feist ayde ; et en oultre faiilt payer le gros nombre de gens de guerre des ordonnances , gardes de places et mortes-payes qui sont sur les frontières de Bourgonne, Picardie, C.bampaigne , Languedoc, Guyenne, Normandie et aultres lieux, pour la seureté et delTence d’icelluy; ensemble les aultres parties necessaires pour la conduicte desdictes affaires et de Testât de Tannée qui commencera au i*' jour de janvier prochain, qui sont parties si ordinaires qu’il n’est besoing icy aultrement les reciler, ainsi que le tout a esté bien amplement desduict en nostre présence par les princes et seigneurs du sang et aullres bons personnaiges; et après que le tout a esté veu, getté et calculé, ont trouvé qu’il n’est possible conduire lesdictes affaires sans mettre sus, pour le moins, en et par tout cedict royaulme en ladicte année prochaine, commençant ledict i" jour de janvier prochain venant, la somme de deux millions six cens soixante et cinq mille livres tournois, qui est 2 6 1 ,ooo livres, oultre deux millions quatre cens mille livres qui furent mis sus par les dernieres commissions des tailles de Tannée à présent courant, et qui finira au dernier jour de décembre prochain , laquelle somme de 261,000 livres a esté ordonnée estre levée et imposée pour fournir à la partie qu’il fault payer en ceste année au roy d’Angleterre, par le traicté depuis nagueres fait avec luy, et quelques aultres frais et despences deppendans de ceste matière et aultres necessaires, dont et de laquelle somme de deux millions 66 1 ,000 livres y en aura 600,000 livres tournois qui sera payable par maniéré d’anticipation au I jour de novembre prochain , pour ayder à satisfaire et fournir à plusieurs charges qu’il fault payer au temps dessusdict , tant pour le payement des gens d’armes des ordonnances , mortes-payes , gardes de places, que aultres parties necessaires et forcées, à quoy aultrement il est impossible de fournir, et les deux millions 6 1 ,000 livres qui restent seront payées à quatre quartiers esgaulx, assavoir est, aux premiers jours d’avril prochain, juillet, octobre et janvier ensuyvans. Pour partie desquelz deux millions six cens soixante-et-ung mille livres.
SECTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 317 voslre ellection a esté tauxce , c est assavoir ; pour la portion desdicz 600,000 livres à la somme de 3,986 livres 9 sols tournois; et pour la portion des deux millions 6 1 ,000 livres à la somme de 1 3, 608 liv. 6 sols 8 deniers tournois. Si vous mandons , en vertu de nostre povoir et regence , que lesdictes sommes, avec la somme de 62 4 livres tournois pour le payement des prévôts, lieuxtenants et archiez ordonnez poiu" garder la pillerie audict pays et ellection , durant ladictc année prochaine, et la somme de 796 livres tournois pour tous fraiz, \ouz mettez sus et imposez en icelluy pays et ellection , le plus justement et esgallement et à la moindre charge du peuple que faire se pourra, le fort portant le foible, sur toutes maniérés de gens, laiz, exemps et non exemps, privilégiez et non privilégiez, et sans préjudice de leurs privilèges pour le temps advenir ; exemptez toulesvoyes gens d’eglise , nobles nés et extraietz de noble lignée , vivans noblement , suyvans les armées, ou qui par vieillesse et impotence ne les peuvent plus suyvir, les officiers ordinaires et commensaulx du Roy noslredict seigneur et filz, de nostre très-cher et trés-amé le dauphin, et aultres enffans dudict seigneur, des feuz roys de bonne mémoire ses prédécesseurs, et des feues roynes de France, que Dieu absolle, vrays escolliers, estudians es universitez, sans fraude, pour degrés et science acquérir, et pouvre mendiens; et lesdicts deniers faictes payer et bailler au receveur desdictes tailles en vostredicte ellection, aux termes dessusdietz, c’est assavoir, ladicte portion desdictes six cens mille livres audict premier jour de novembre prochain, et ladictc portion desdicts deux millions soixante -et- ung mille livres auxdicts quatre termes et payements esgaulx , commençans auxdlctz premiers jours d’avril , juillet , octobre et janvier, que l’on comptera 1626, pour par ledict receveur les bailler et distribuer par les quittances du receveur general des finances de nostrcdict seigneur et filz en la chaîne et généralité de Guyenne et le payement desdicts prevosté, lieuxtenants et arebiers, ainsy qu’il a esté cy-devant ordonné, et lesdicts frais selon et ensuyvant les estatz qui en seront faitz par le general desdictes finances de Guyenne , en contraignant ou faisant contraindre au paye-
318 CAPTIVITÉ Dl) ROI FRANÇOIS I".
ment dcsdictz deniers tons ceuix qui y auront esté coctizez et imposez , ù en payer leurs cottes et portions , lesdictz termes escheuz , en cas de relFuz, par toutes voyes et maniérés deues et accoustumées, comme pour les proppres affaires dudict seigneur. Et si, de partie à partie, naist sur ce débat ou opposition, lesdicts deniers premièrement payez, nonobstant oppositions ou appellations quelzconques, faictes aux parties oyes bon et brief droicl : car ainsy nous plaist-il estre faict, et de ce faire vous avons, en vertu de nostredict pouvoir, donné et donnons plain pouvoir, auctorité, commission et mandement cspecial. Mandons et commandons à tous les justiciers, olficiers et subjeetz du Roy nostredict seigneur et filz, que à vous, en ce faisant, obeyssent et entendent diiligemment , soutiennent et donnent conseil , confort , ayde et presse , si mestier est et requis en sont.
Donné à Tournon, le dixième jour de< septembre, l’an de grâce mil cinq cens ving^-cinq.
LOYSE
Par Madame, regeute en France, au conseil du Roy, estant lez madite dame ,
Gedovk.