N* GI>XII. — LETTRE DE LA DUCHESSE D’ANGOUIÆME AU ROI
KHc se réjouit de l'arrivée de Marguerite auprès du Roi. — Ce voyage avancera les aiîaires du
Roi. — Elle espère que Marguerite le ramènera. — Nouvelles du traité avec l'Angleterre.
{Octobre 1535.]
Je croy, monseigneur, que vous estyinez assez quel pleysir ce m’a esté d’avoir entendu que vostre seur, après avoir passé la mer, a gaigné bien avant la terre pour soy aprocher de vous, tant pour l’ayse et contentement que je suys seure que se vous sera , que pryncypallement pour l’esperance que j’ay que son voyage servyra à l’elTect par moy tant desyré : car, sur la seureté que m’avez donnée, j’ay ceste creance ferme quelle vous ramennera , pour relyrer tous voz bons servy'teurs et subgetz hors du lymbe et tenebres. Et en adtendent ceste lumyere, je vous suplye, monseigneur, que me donniez souvent la consolacyon de voz nouvelles, comme la chose pour ceste heure la plus necessaires à vosti'e, etc.
LOYSE
Monseigneur, quant à voz alfayres de par deçà , vous les entendrés par le chifre et mesmement de la dernyere nouvelle d’Angleterre, quej’é mys pour vous, sera fort agréable.
N* CLXm. — EXTRAIT DES REGISTRES DU CONSEIL DU PARLEMENT.
La nouvelle de l'extrême maladie du Roi eat apportée au parlement.
(Du Budti 3* jour d’octobra l&3b.|
Ce jour, sont venues nouvelles, en ce palais, de la inalladie du Roy, qui est à Madrid en E.spaigne, que on dict estre d’une fiebvre continue, et quod ipse incident in appoplexim, qui est une malladie
SECTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPACNE. 339 incurable. Et disent que ledict seigneur est trespassé audict lieu de Madrid, que Dieu ne veuille , car ce seroit le plus grant mal et inconvénient qui arriva jamais au royaume de France.