‹ Captivité du roi François 1erChapitre 151 sur 268 · Je quictcray ce qui a esté offert par mes ambassadeurs · texte numérisé non relu

Je quictcray ce qui a esté offert par mes ambassadeurs

1 1. De Hesdin comme dessus. Et quant à Therouenne, elle m’a par trop cousté pour la faire ainsi abbattre; me seroit donner suspicion, parce que l’on me garderoit une mauvaise volunté, qui est bien loing de la vraie et. bonne amytié que je desire.

1 2. Du contenu en cest article me remeetz-je à ee qui a esté dict par mes ambassadeurs.

En cela me semble que l’empereur ne quicteroit rien, car il tient Isle, Douaiz et Orchies en récompense de Peronne, Montdidier et Roye et d’autres villes estans sur la rivicre de Somme. 11 est certain que l’argent en a esté restitué.

i4* Quant à Boulongne, de cela et des autres querelles, mes ambassadeurs se offrent à en respondre et satisfaire : car il est venu de ceiuy à qui par droict il appartenoit. De Guynes, j’en aimeroye pour ceste heure beaucoup mieulx le présent du roy d’.Angleterre que de nul autre.

15. Il est bien raisonnable que toutes querelles soient abolies, tant d’un costé que d’autres , pour raison d’un si grant bien.

1 6. Comme au plus prochain article cy-dessus est recyté.

I y. Je trouverois bien estrangc que l’empereur eust fiance en moy en ce que je luy prometterois, si je faillois à ceux qui m’ont faict service, et à qui je suis tenu. Rien est raisonnable, et ainsi je l’entends, que je ne leur porteray ny donneray aucune faveur directement ou indirectement, en cho.se qui puisse toucher ledit seigneur empereur : car en lui je veuil fonder ma principale amytié.

Estans ensemble bons amys, je veulx ayder ledict seigneur empereur en toutes choses; et s’il faut particulariser, pour le faict de son couronnement , comme celuy qui ne veult faillir à sa promesse. Je veulx entendre et .sçavoir de quel nombre de gens et de quelle force je luy feray subside, par mer et par terre, et pour quel temps.

Le precedent article .satisfait à cestuy.

Toutes et quantes fois que l’empereur fera entreprinse à l’honneur de Dieu contre les Turcqs, le plus grant plaisir que je sçaurois avoir sera de faccompaigner : que sera en telle force que j’ay accousUimé de mener.

J’ay tousjours promis faire le roy d’Angleterre content de moy, et que je pense avoir esté faict au tralcté de paix conclud entre nous deux.

Le Bourbon, quant il plaira à l’empereur avoir pitié de luy, je seray très-content lui re.stiluer ses biens, pour l’amour dudit seigneur empereur, et non pour autre.

C’est raison qu’on tralcte de cela et de toutes autres choses où il pourroit avoir dllTercnt.

Je veuil très bien bailler bons, loyaux et sulTisans ostages, ainsi que ont faict tous les roys prisonniers, par cy avant, afin que estant retourné en France moy-mesmes puisse plus seurement et solemnellcment faire ratifier tout ce que j’avols promis; mais de me remettre à ce qui est contenu audict xi* article des instructions de Beaurain, j’aimerois autant, pour la longueur, estre remis à jamais.

SECTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 369 C’est ce que je vueil et desire, et croy que l’empereur est si bien ^conseillé, comme j’ay tousjours dict, qu’il doit plus sperer de surté en moy, me ayant bien traicté et rendu à luy obligé, que toutes les censures et seuretez qui sont demandées, que sont myeulx termes de clercs et bancquiers que de gentilshommes. Estant bien seur, veues les honnestes paroUcs et lettres que j’ay par tant de fois receues de l’empereur, en qui est toute ma fiance , que c’est chose qui ne vient de luy ne de son motif.

Faict à Madrilh, le x* jour d’octobre m v® xxv.

FRANÇOYS

Robertbt.

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