‹ Captivité du roi François 1erChapitre 167 sur 268 · N* CC. — LETTRE DE CHARLES DE LANOY AU ROI · texte numérisé non relu

N* CC. — LETTRE DE CHARLES DE LANOY AU ROI

Il s'excuse de n'ètre pas allé le voir. — Il envoie savoir des nouvelles du Roi.

( 0 oorcmkrt 151U. ]

Sire, j’envoye ce porteur vous visiter de ma part pour vous faire mes excuses de ce que ne vous suis allé visiter, comme la raison le

veut et je le desire. Je ne vous ferai plus longue lectre, priant Dieu

vous donner, etc.

De Toledo, cq.6 novembre.

Vostre très humble serviteur,

CHARLES DE LANOY

N" CCI. — LETl RE DU ROI DE PORTUGAL A MADAME LA RÉGENTE

EN FRANCE *

Il lui annonce le mariage de l'infante avec l’empereur *.

[ 13 MTtmbr* 153S. ]

Si j’ay délayé de vous escripre jusques à ceste heure , c’est pour non avoir chose de plaisir, combien que je desiroie bien le faire; et ay tant délayé pour vous envoier un des miens, qui est Jean de Silvera, qui est en France, pour ce que senibloit que ussiez prins plaisir qu’il y fust allé; mais l’on a gardé qu’il avoit plusieurs choses à faire en France.

Maintenant, il m’a semblé vous faire sçavoir comme, loué soit Dieu ! j’ay marié la infante nostre seur avec l’empereur, mon beaufrere, et desjà sont espousés. Quant au contrat, vous le verrez comme il a esté passé par le mémoire cy enclos que vous envoyons.

Je me resjouis en la grande joye que je sçay que vous avez, quand entendrez cecy. J’ay ferme fiance en Nostre Seigneiu* que ce sera pour son service et profEtable à tous nos affaires; et pour ce que j’esperoye vous faire sçavoir ceste bonne œuvre, j’ay différé jusques à présent vous faire entendre de mon mariage ; ce que je fays à présent. Dont je me contente fort, plus que d’aucune autre chose.

Et après ce porteur, j’envoiray un autre honune par devers vous,

' D'après une copie de la collection cita, une longue lettre écrite à cc nio- Brienne, vol. 73 narque par la Cliaulx. (Correspondance

* Voir, sur la négociation du mariage publiée par Lanz, p. 16g.) de l'empereoT et les difficultés qu'il sus-

SECTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 391 pour entendre des nouvelles de vous et de tous vos affaires. Vous me ferez un grand plaisir de me mander des vostres et de celles du prince vostre fils et mon nepveu.

Je me recommande à vostre mercy.

J’ay fait le présent de ma main. De Merin, ce xii de novembre.

Vostre frere,

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