‹ Captivité du roi François 1erChapitre 196 sur 268 · SA MÈRE · texte numérisé non relu

SA MÈRE

Le Roi est arrivé à Vittoria. — Il attend de» nouvelle» de la régente. — Tout est prêt pour »a délivrance. On attend le gcntilliommc porteur de» pouvoirs de la régente. — Cest le vice-roi qui

préside aux préparatifs de la délivrance de François 1”.

Madame, pour vous faire entendre les propos que j ay eus avec mon cousin le vice-roy, depuis que je suis arrivé en ce lieu de Victorye’, qui fut hyer, pour le fai cl de ma dellivrance, du jour et de la forme. C’est en effet que, voyant que je n’avoys aucunes nouvelles de vous, ny du lieu où pouvez de cesle heure estre , ny quand vous seriez à Ikyonne , et au.s.sy qti’il avoit délibéré sejoui’ner en chemin, s’il [ne] venoit de vos nouvelles entre cy et là, j’ay esté d’advis et trouvé beaucoup meilleur pour tout demain séjourner en ceste dicte ville, attendant avoir de vos nouvelles. Ce que j’espere ne pouveoir plus tarder, veu que nous commençons si fort à approcher, et que le terme est si court, contenu et promis par le traicté , suivant lequel je vous advise , madame , que mon cousin le vice-roy y va de merveilleusement bon pied, sans y chercher aucune nouvelle difficulté; mais seulement en faisant ce qu’il en faut, affin qu’il ne puisse estre dlct qu’il ne l’ait faict en toute telle seureté qu’il doibt et qu’il est raisonnable tju’ll face. Et pour ce, madame, (pie estant le terme si coimt comme il est, il pourroit estre que de vostre costé ou de celny de -deçà les choses ne serolent pour pouvoir estre prestes comme il est promis, encores (pie je n’y voye que, ayans de vos nouvelles, il se trouve du costé de deçà aucunes difficulté si vous y pouvez trouver audict terme, à ceste cause, madame, nous avons advlsé , moy et mondict cousin le vice-roy, comme sera besoing que

' A celte même époque, le vice-roi de Cellelellrea étépubliée parLani. ouvrage

Naples écrivit à Charles Quint pour l’infor- cité , p. 1 96. mcrxle ce qui se passait aussi à Vittoria.

SECTION IV. — DÉLIVRANCE DU ROI. 503 le gentilhomme qui viendra de vostre part, avec pouvoir de vous pour la forme de ma dellivrance , apporte quant et quant pouvoir semblablement de vous de pouvoir prolonger pour quelques jours le terme de madictc dellivrance, allln que d'un consentement commun il se puisse faire, poiu* ne pouvoir dire que n’ait en ce faisant d’un costé ny d’aiitre esté contrevenu à ce qui est promis et traicté. Par quoy, madame, il vous plaira incontinent m’y vouloir faire response en toute dilligence, car selon ce que viendra de vous on se conduira du costé de deçà, non poinct, madame, qu’il soit en cecy question de nouveau traicté, mais seullement, sans parler d’autre chose, s’ayder du pouvoir que vous baillerez audict gentilhomme , s’il en est besoing, et ainsy que je verray qu’il se debvera faire et non autrement.

Pour ce, madame, que ce courrier a haste et que le prospos est long, vous m’excuserez si je ne le vous escripts de ma main, mais je le vous envoyé tel que mon cousin le vice-roy et moy avons eu le temps, et croyés, madame, que il y va honnestement et de bon pied, et toujours dez le conunencement ainsy l’a faict, comme a esperance de vous dire , mais qu’il aict le bien de vous veoir.

Vostre très humble et très obéissant fils, FRANÇOYS.

N* CCXLI. — RELATION DE CE QUI SE PASSA A MADRID ENTRE LE ROI ET L’EMPEREUR . DEPUIS LA SIGNATURE DU TRAITÉ DE MADRID.

Depuis le partement de monsieur de Tharbe, le Roy avec l’empereur, ce jour mesme, partirent de Madrid et s’en allèrent coucher à quatre lieues dudict Madrid, en un lieu nommé Torrigues, à une lieue de Illesques, et le lendemain allèrent à Illesques, où estoit arrivée la royne , le soir de devant. Et après disner la furent veoir ledict empereur et le Roy ensemble, et la trouvèrent en son logis, où elle

estoit venue au devant d’eulx jusques en une gallerye outre la salle, accompagnée de la reyne Gemialne à sa main gauche, et le connestable de Castille, qui luy servoit de chevalier d’honneur, à la droicte.

L’empereur luy présenta le Roy, auquel elle voulut baiser la main, toutesfois après il la baisa, et l’empereur aussy, et puis s’en vindrent tous ensemble en une salle où il y avoit quatre chaises préparées, où ils s’assirent, c’est à sçavoir : le Roy près de la royne, et l’empereur près de la royne Germaine , et là devisèrent assez longuement et virent danser devant eux. Et sur le soir, l’empereur et le Roy vindrent coucher aux Torrigucs.

Lendemain après disner ils en firent autant , et retournèrent audit lUesques veoir la royne , laquelle dansa , à la recpieste de l’empereur, à l’espagnolle. Ce jourmesme, ils prindrent congé des dames, merveilleusement contents, revindrent audict Torrigues, tous deux en une litiere; et puis l’empereur le vint voir, et le vint convoyer jusques à un traict d’arc hors la ville; et là, prindrent congé l’un de l’autre en grande ceremonie. Nous vinsmes coucher à Madrid, et l’empereur à Illesques, et fusmes audict Madrid tout le lendemain mercredi.

Le Roy partit dudict lieu, vint disner à troys lieues de là et coucher à Salnct-Augustln , et fist sept bonnes lieues; hyer, sept autres, an lva en ce Heu de Guitragni, qui est au duc de l’infantasque , où il a, ce jour, demeimé pour veoir le parc, où il a tiré un grand cerf à l’arbalestre.

Demain il continuera ses journées, de sorte que jeudy nous serons à Borgnes, et entre cy et là le Roy depeschera Brlon, pour faire entendre à Madame la sorte qu’on entend et que l’on veut tenir en la forme de la dellivrance du Roy, pour la faire ensuivre, et aussi les propos qui ont este tenus entre l’empereur et luy, et rendra compte à Madame de tout ce qui s’est faict en ceste veue. Encore que mon- .sieur le premier president, depesché mercredy, s’en aille bien instruict de toutes choses, et est cependant depesché ce courrier aussi pour asseurer Madame de la bonne senté du Roy, au changement de l’air, qui est si bien qu’il dit qu’il n’alla oneques mieux à pied qu’il

SECTION IV. — DÉLIVRANCE DU ROI. 505 feroit, ny ne se sentit jamais plus roide qu’il faict, ayant grand ayse de commencer desjà à sentir l’air de France.

Le vis-roy, qui est en sa compaignie, est après à faire escripre les articles de la forme de ladicte déclaration que Brion vous portera, et cependant a supplié le Roy qu’il n’approuchast aucune gendarmerie; ce que le Roy m’a commandé vous escrire, affin qu’il plaise à Madame ordonner qu’il ne passe aucune gendarmerie plus oultre que Dacqs : et que, au demeurant, Brion et le premier president s’en vont si bien informez de sa volunté et intention sur toutes choses, qu’il remettra le tout à leur arrivée devers Madame, qui sera prochaine.

Monsieur de Nassau a tant importuné le Roy, qu’il a fallu qu’il ayt escrit à madame la princesse de la Roche-sur-Yon à ce qu’elle veuille consentir à bailler la main à une eschange que Bourbon, comme tuteur de ses enfans, a faict avec ledict sieur de Nassau, de deux terres que lesdietz enfans ont en Flandres, nommées Anse et Condé, desquelles ledict Bourbon baille recompense de mesme valeur sur ses terres de France. Et pour ce que le Roy ne trouverolt bon que cela se fist, il m’a commandé vous escrire que vous falctes que Madame donne tel ordre de cela à ladicte princesse, soit par monsieur de Vendosme, comme principal parent desdlctz enfants, ou autrement, de sorte que la chose soit empeschée, et quelle ne vienne à sortir eflect.

Au demeurant, Monseigneur, nous n’avons pas un escu, à grand peine pour payer nostre escot. Le Roy supplie Madame qu’il soit donné ordre qu’il luy en soit envoyé plus tost que faire se pourra , c.ar il en a bien besolng. Le chevaucheur nous a dit, quand il vint, qu’on depeschoit un homme à Lyon qui apporterolt de l’argent. S’il est ainsi, il vous plaira le faire savoir, car nous n’avons eu nulle nouvelles; vous ad visant, monselgnem*, qu’il n’a tenu à moy à solliciter que Madame n’ait plus souvent des nouvelles cpi’elle n’a eu; mais on me remet tousjours du jour au lendemain, et toutesfols, si j’eu.ssc eu argent, je n’eusse attendu cela, ny falUy à vous depeseber il y a hulct jours. Mais il m’a semblé, monseigneur, que vous devez bien penser qu’il n’y a de ma faute.

N‘ CCXLII. — PROCÈS-VERBAL DU TRAITEMENT FAIT A FRANÇOIS 1“ EN ESPAGNE. DEPUIS LA SIGNATURE DU TRAITÉ DE MADRID JUSQITA SON ARRIVÉE EN FRANCE *.

(Suite ()o. la protestation du Roi du 1 3 janvier 1526, ci-dessus, p. 478.)

[Février 1536.]

El depuis, nous, notaire et secrétaire dessus nommé, par le commandement du Roy, avons prins garde à ce qui a esté fait autour de sa personne , pour sçavoir si depuis ledict traicté de paix , ses gardes ne seroient aucunement levées et lui mis en aucune liberté, et avons tousjours veu que continuellement depuis ledict traicté fait, et par le Roy signé et juré et par ses ambassadeurs, les gardes et guet, tant de nuit que de jour, a esté tousjours faict et continué autour de la personne du Roy, sans jamais le laisser en liberté heure ne moment. .

Et advint que le samedy après ledict traicté, la liebvre reprit le Roy, qui le tint l’après-disner et toute la nuict ensuivant. Et le dimanche matin, le Roy prins medecine, et encores luy estant, en son lit, survint le vice-roi, tout houssé, esperonné pour aller devers l’empereur. Lequel dict audict seigneur Roy que l’empereur lui avoit mandé faire les fiançailles, comme procureur de ladicte dame Eleonor, par parolles de présent avec le Roy, et incontinant s’en revenir devers lui. Par quoi incontinant, le Roy estant dans son lit, fiança madite dame Eleonor par parole de présent : et ce faict, ledict vice-roy partit et s’en alla à ToUedo devers ledict empereur, le Roy demeurant tousjours prisonnier avec les gardes accoustumees.

La nuit après le parlement dudit vice-roi , le feu prist audict cha-

' Ce document a été reproduit par M. Cimber comme un extrait de la protestation du Roi , extrait qu'il avait tiré du manuscrit de Gaignières 466*; mais il avait déjà été imprimé par Léonard,

dans son recueil de traités. Nous le publions de nouveau comme l’un des documents les plus nécessaires à l'histoire do la délivrance du roi prisonnier.

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SECTION IV.— DÉLIVRANCE DU ROI. 507 teau de Madrid , el brulla un quartier de logis. Et Tefiroy fut si grand que le Roy fut conlrainct se lever sans avoir dormy à suffisance, et fut son licl plié et sa chambre vuidée’. Quoy voyant, l’archevesque d’Arabmn et le premier president allèrent devers ledict Aiarcon le prier d’eux mesmes que son plaisir fut remuer le Roy dudict chasteau et le mettre en quelque auttre maison de la ville, avec ses gardes, avant que ledict feu eust plus procédé et occupé les yssues dudict chasteau, et afin que le Roy, qui avoit eu la fiebvre le jour precedent, peust reposer; ce que ne leur feust accordé par ledict Aiarcon, disant qu’ils seroient bien maistres du feu et qu’il seroit estaint. Et durant ledict feu, il y eut toujours deux Espagnols dedans la chambre du Roy poiu* le veoir et regarder, sans jamais le laisser de veue, et a esté contraint messire Jean de la Barre , chevalier, prevost de Paris, tant devant la maladie du Roy, durant icelle et après, laisser entrer de nuict les gardes et gens du guet dedans la chambre du Roy et venir regarder dedans le lit du Roy à l’heure qu’il dormoit pour veoir .s’il y estoit.

Le mardy gras ensuivant, qui fut le xin'jom'du mois de febvrier, l’empereur vint à Madrid, de la venue duquel le Roy se resjouit grandement, espérant avoir de luy liberté ou quelque acte de honnesteté, tour de magnanimité et relaxtion d’aucunes des desraisonnablcs promesses qu’on luy avoit fait faire par ledict traicté. Toutesfois, demeura tousjours en la presence de l’empereur prisonnier et soubz mesmes gardes que paravant, et en lieu de quitter ou remettre aucune chose, l’empereur luy dit qu’il avoit donné la duché de Milan au sieur de Bourbon, à sa vie durant, à la charge d’aucunes pensions, et neantmoings requist le Roy de donner audict sieur de Bourbon vingt mil livres de pension par an payables jusques à ce que le procès intenté pour raison de la conté de Provence fust jugé et décidé , en luy disant que, s’il ne vouloit donner ladicte pension audict de Boiu-bon, qu’il la luy

' Voyez (planche VIII) le dessin de la coucher de François I". Ce dessin a été

tapisserie, anx armes du Roi, qui entou- publié vers cette époque même,

rait, au château de Madrid, la chambre à

donnast pour bailler audict de Bourbon en la forme que feue madame Anne de Finance, douairière de Bom’bon , la prenoit ; ce que le Roy n’osa contredire audict empereur, combien que ce fust chose déraisonnable, après la conclusion dudict traicté et qu’il eust esté accordé par iceluy qu’il n’auroit ladicte pension. Et encores davantage, ledict empereur demanda au Roy luy accorder la souveraineté et e'xemption pour ledict seigneur de Bourbon et pour ses terres; pour ce qu’il cogneust à la response que le Roy luy feist que la demande estoit par trop exorbitante et desraisonnable, il se contenta de ladicte pension. Et outre toutes ces choses, luy feist encores requérir ledict empereiu* vouUoir pour l’amour de luy donner et octroyer aux sieurs d’Auü'ey et de Vergey, son chambellan ordinaire , la terre et seigneuries de Saint-Disier, pour autant qu’il prétend icelle avoir esté autrefois possédée par ses prédécesseurs, et plusieurs autres semblables requestes et demandes pour ses serviteurs, qui estoit clairement donner à congnoistre qu’il vouloit tirer dudict seigneur, tant pour luy que pour les siens, tout ce qui luy seroit possible, sans avoir esgard à aucune honnesteté.

Le jeudy suivant, l’empereur demeura encores audict Madrid, le Roy tonsjours estant prisonnier sous la garde accoustumée. Et le vendredy ensuivant, xvi*jour de febvrier, l’empereur et le Roy partirent de Madrid et allèrent disner au lieu Yestapbe, et de là coucher à un chasteau fort nommé Torregeon , où il y a grosse munition d’artillerie. Et avoit le Roy tousjours ses gardes quant et luy, non seulement gens de cheval, ains aussi les soldats gens de pied vinrent au Torregeon et entreront quant et luy audict Torregeon, avec la baniere desployée, les uns portans arquebuzes, etc.

Le samedy ensuivant, dix-sept febvrier, l’empereur mena le Roy au lieu d’Illlesques, et après disner, aller visiter, en une maison près, ladicte royne madame Eleonore , accompagné de la royne Germaine, douairière d’Arragon, et autres dames, où ils furent environ trois heures. Et combien que l'heure fust tarde, ledict seigneiur empereur ramena le Roy coucher audict chasteau de Torregeon, et estoit plus d’une heure de nuit quant il arriva.

SECTION IV. — DÉLIVRANCE DU ROI. 509

Et le dimanche ensuivant, qui fut xviii* dudict mois de febvrier, l’empereur et le Roy disnerent ensemble au cbasteau, et aprez disner ledict cmpereiu’ conduisit derechef une autre fois le Roy audict lieu de Illiesques pour veoir la royne, et le retourna le soir coucher audict chasteau de Torregeon.

Le lundy en suivant, dix-neuf février, l’empereur et le Roy prirent congé l’ung de l’autre , et s’en vint le Roy soubz la garde du capitaine Alarcon, et autres gens à pied et à cheval, et fut ramené et remis audict chasteau de Madrid, où il avoit esté toujours prisonnier, tant estant malade que sain; combien qu’il eust prié et requis ledict vis-roy qu’il ne fust plus remis audict chasteau, ni en ladlcte ville de Madrid , toutesfols il ne le peut obtenir. Et combien aussy que l’empereur et vis-roy luy eussent promis qu’il marcherolt et partirolt le mardy dudict Madrid pour venir à la frontière, toulesfois ledict Alarcon luy déclara qu’il ne pouvolt partir, pour ce que lesdlcts soldats estans de sa garde n’estolent payez , pourquoy ne se pouvolt mettre en ordre pour ce jour. Et fust différé son partement jusques au mcrcredy ensuivant XXI® dudict mois de febvrier, et depuis a continué son chemin pour venir à la frontière de Fontarabie, soubz la charge desdlcts vis-roy de Naples et capitaine Alarcon, avec les gens de sa garde tant de pied que de cheval , sans jamais avoir eu heure ne moment de liberté : mais tant plus il est approché de ladlcte frontière, tant plus estroitement il a esté gardé et renforcé ses gardes. De sorte que estant en la ville de Saint-Sebastien, ville forte et bien gardée, ils contraignirent ledict seigneur, im jour, d’ouir la messe et ne bouger de son logis, sans luy permettre qu’il allast jusques à l’egllse, comme il avoit accoustumé les jours precedents.

Depuis que nous fumes en nostre royamne, par l’exhortation de nostre saint pere le pape et d’autres roy et princes chrestiens, par l’avis et deliberation des princes de nostre sang, prélats et autres gros bons et notables personnages de nostre royaume , avons esté par plusieurs fois exliortez, amonestez et solicitez de faire une bonne, ferme et stable ligue, paix et confédération , tant aux fins que dessus, qu’aussl

principalement pour parvenir à une paix universelle. Laquelle chose avons d’autant plus volontairement fait et conclud avec nostredicl saint pere, saint siégé apostolique et autres ci-après nommez , que par icelle ligue, par tous les contractans conformement a esté laissé lieu bon, grand et honorable à nostredict bon frere l’elu empereur, pour entrer en icelle, ligue, avec les honnestes, justes et raisonnables conditions contenues en icelle, lesquelles il ne peut justement et raisonnablement refuser, s’il ne prenoit conseil et avis de gens qui n’aiment et ne veulent le bien, paix et union de la chrestienté.

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