N* X. — LETTRE DU ROI AU MARÉCHAL DE MONTMORENCY
Le Roi est satisfait de ce que Montmorency poursuit toujours les ennemis. — Il est à Sisteron. — Le lendemain il ira à Tallard, et de là, sans faire séjour, il passera les monts. — Le maréchal de Chabannes en fera autant.
[SUteroa , 8 octobia 1824. |
Monsieur le mareschal , j’ay veu la lettre que vous m’avez escripte du VI®, et me faictes très-grant plaisir de souvent me faire sçavoir de voz nouvelles et de mes ennemys, lesquelz, à ce que je voy, ne laissez gueres en repos; dont je vous sçay très-bon gré, vous priant de tousjours continuer tant que aurez le moien et le pourrez faire. Et quant ne les pourrez plus suivre ne faire donner empeschement , advisez
de prendre vostre chemyn pour passer avec les gens (fue avez avec vous le plus aisément et commodément, et plus promptement que pourrez et seurement. Et souvent me faictes sçavoir de voz nouvelles et du passage que vous prendrez; vous advisant que suis venu coucher en ce lieu de Cisteron et demain iray à Tallart, et de là tonsjours en avant sans faire aucun séjour que je ne soys passé oultre. La gendarmerie est devant moy, que je suys de logis en logis, et le mareschal de Chabannes avec ses gens de pié fait le semblable. 11 sera lundy à Ambnm. J’espere que serons premier passez (jue lesdicts ennemys. Je ne fauldray de mon costé à souvent vous faire sçavoir de mes nouvelles. Et à Dieu, monsieur le mareschal, qui vous ait en sa garde.
Escript à Cisteron , ce vin' jour d’octobre au soir.
FHANÇOYS.
N* XI. — NOUVELLE DE LA LEVÉE DU SIÈGE DE MARSEILLE APPORTÉE AU PARLEMENT DE PARIS.
li assistera à un Te Deum diantë à l'occasion de cet évdteinent.
(Pariif 7 ociobr« 1524. |
Ce joiu*, sept octobre i5a4, l’archevesque d’Aix, gouverneur de Paris , a présenté lettres en la chambre ordonnée par le Roy au temps des vaccations, à luy escrittes par le bailly Robertet, faisant mention de la honteuse retraite des ennemis du Roy, estant nagueres en Provence et tenant siégé devant Marseille; pour laquelle cause a esté ordonné que, pour rendre grâces à Dieu, la cour yra, à dix heures, en l’eglise Nostre-Dame dire le Te Deam^.
' Extrait des registres du prlenienl