DE CLERMONT
hli CAPTIVITÉ DU ROI FRANÇOIS I".
inoy, qui est ung bon nombre, comme j’ay adveiiy monsieur vostre
ambassadeur.
Monsieur, j’ay sceu par l’ung de mes serviteurs et amys que les Françoys ont dit que je me suis retiré honteusement de Provence; je y ay demoré l’espace de troys moys et huict jours, actendant la bataille; car je ne desirois aultre chose. La cause pour quoy je me suys retiré dudict Provence, qui n’a pas esté de ma voulunté, je croys que vous la sçaurez par vostre ambassadeur. J’ay désiré et desire,
autant que je litz oncques, à vous faire service; j’espere avecques
de a congnoistre je n’ay pas. . . .cruauté de luy ; car au
plaisir de Dieu nous mect si près les ungs des aultres, que à
grand peine nous desmelerons sans bataille; et feray en sorte que luy, ne ceulz qui ont tenu le propotz de Provence de moy, ne diront point que j’aye peur de m’y trouver. Et se il y a home de mon estât sim la terre qui m’en voulust charger, je lui respondray de ma personne à la sienne. A ma retraicte dudict Provence, ceulx qui me suy\'irent n’y gaignarent guieres, et ay intention, Dieu aydant, que encores feront-ilz moingz à ceste heure.
Monsieur, en ensuyvant le bon vouloir que j’ay à vous faire service, je vous veult bien advertir que n’eustes oncques, ny aurez le temps se bon pour vous pour la descente dans le royaulme de France, que vous avez de présent; d’autant que le roy et tous les princes de France, ensamble les principaulx cappitaines, sont de par deçà, et ne trouverrez aulcune résistance. J’ay déclaré toute mon intention à
monsieur vostre ambassadeiu* poui' vous en advertir recom-
man et souvenance. Je nostre Seigneur que à vous,
monsieur, veille donner très bonne vie et longue.
Escript à Trente, ce cinquiesme de janvier.
Vostre très-humbie et très-houbeissanl serviteur,
CHARLES
* Archives de Londres. Cette lettre a trouve une copie à la Bibliotlièque royale , été brûlée en plusieurs endroits. On en collection Bréquigny.
N* XXVI.— LETTRE Dti ROI A MONSIEUR DE MONTMORENCY.
[Prt* <1« 8 jio<i<r I5'25. )
Mon cousin, je vous prie, incontinent après disner rendez-vous icy devers moy, et à Dieu, mon cousin, qui vous ait en sa sainte garde.
Escript à l’abbaye de S‘ la Franco, près Pavye, le viii* jour de janvier.
FRANÇOYS
Et plus bas : Brrtov.