N* XXV. — LETTRE DU CONNÉTABLE DE BOURBON
Aü CARDINAL D’YORK.
IJ SC justifie de sa retraite de la Provence. — Il n'a point reculé devant la bataille; mais les Français n'ont point voulu la lui donner. — C'est le moment pour l'Angleterre de faire une descente en France, tous les princes et capitaines étant occupés en Italie.
(TreoU» 5jtnvi€r 1&20.)
am je er amplement avez .... ure retaicte de
Provefnce en la duché de Millan , que avons trouvée assez . .
.... Toutesfoys, on y a fait se qu’il a esté possible pour l
salvation d’icelle. Nous deliberasmes de garder Alixan[drie]
Cosme, Cremonne, Lodes et Pavye; et fust assez bien pourv
dedans Pavye, pensant que les Françoys feroient se qu’ilz ont faict, de l’assieger; là où ilz ont perdu beaucoup de gens et d’estime, et perdent tous les jours.
Monsieui', j’ay esté vers monsieur l’archeduc pour luy remonstrer les affaires de l’Empereur et les vostres; je l’ay trouvé en si bonne voulimté que mieulx ne poiuroit faire, jusques à y mectre sa personne. U envoyé deux mil laneequenays , ensemble troys cens chevaulx, le tout à ses dépens , oultre aultre bandes d’ Alemans que je maine avec
' On a attribué les mutiis de la persécution exercée par la ducliessc d’Angouléme contre le connétable de Bourbon à un sentiment passionné méconnu par le connétable , alors fort épris de la duchesse Mai^crite, sœur du Roi. La lettre dont voici le texte pourrait peut-être servir à conCrmer cette opinion. Elle se rapporte à des recherches prescrites par madame la duchesse d'Angoulême pour retrouver une bague dans les objets qui avaient appartenu au connétable, récemment tué devant Rome.
LETTRE DE M. DE CLERMONT .AD GRAND MAÎTRE DE MONTMORENCY (extrait).
« Monsieur , je despesche ceste poste pour advertir Madame comme ung des jens de feu monsieur de Bourbon a recouvert une bague, de quoy il avoit charge de par madicte dame. Je luy envoyé ledit home en compaignic du cappitaine Barau , pour ce qu'il se vint rendre à la place de Saint-Beat, etc.
• De Narbonne , ce g d'aoûL
• Vos Ire bon cousin ,