‹ Captivité du roi François 1erChapitre 44 sur 268 · YO EL REY · texte numérisé non relu

YO EL REY

Covos, sccrclarius.

Al Rey de Portugal.

‘ On journal manuscrit, contenant les itinéraires et les séjours de Cliarles-Quint, et qui fait partie des papiers du cardinal de Granvelle, nous indique ainsi qu'il suit l'arrivée à Madrid de la nouvelle de la bataille de Pavie ;

«En l’an i5a5 ; le a de janvier au parc de Madrid jusques le 7*; le 7 à Madrid jusques au 5* d'apvril, auquel temps vindrent nouvelles de la prinse du roy de France, qui fut en febvrier le xxiiii* audit an , par les gens de l'empereur en la bataille devant Pavie, estant le duc de Bourbon lieutenant de sa majesté représentant sa personne, et le viccroy de Naples capitaine general; lequel roy de France avoit passé les mons au commenchement d'oc-

tobre de l'an i534. et le a8 dudit mois assiégea Pavie. Le 5 d'apvril, sa majesté fut à Casa-Rubea jusques le 8*; le 8 à Palavera , le 9 au pont de l'Archevcsque , le 1 0 à Pedrojo ; le 1 a à Notre-Dame de Guadeloupe jusques au 19, le 19 à Maynda, le ao à Valdecasse, le ai à Oropeso; le aa et a3* à Palavera, le a4 à Toringes, le a 5 et a6 à Olias, le 37 à Toledo jusques au premier jour de septembre. »

* On peut encore consulter sur le même sujet une autre lettre de l'empereur Charles-Quint à Louis de Flandre, sieur de Praët, son ambassadeur en .Angleterre, publiée par Lanz. {Correspondem des Kaisers Karl y, Leipzig, i844> page 157.] E31e porte la date de Madrid, 36 mars

N* XXXVII. — LETTRE DE L.ANNOY, VICE-ROI DE NAPIJ-.S. AU ROI D’ANGLETERRE.

Raiaillc (le Pavie.

(2) fevriu IS2â.)

Sire , j’envoye vers vostre Magesté le seig présent porteur,

pour vou.s dire de ma part roy de France a, ce jour, perdu

la bataille, que ])risonniers en mes mains, et comme tout les

no qu’il avoyt avec luy sont mort ou prisoniers. Je sup-

plie, sire, le voulloir croire comme ma p[ropre] personne, et me tousjours commander les choses en quoy vous puisse faire service,

pour vous et m’y employer selon mon pouvoir. Priant Dieu ,

Sire, vous donner bonne vie et longue.

Du camp de l’empereur, à Saint-Pol, près P[avye] , ce xxim® de février xxiv.

Cii.\RLEs DE L.ANNOY'.

i5a5. L’empereur alTecle dans cette lettre In plus grande modération ; il dit en parlant de la paix qu’il veut obtenir du roi de Franco : • Car il .sera beaucoup plus lionncste l’avoir par douceur, s’il est possible, que par plus grand force et rigueur, lai.sant la guerre à ung prisonnier qui ne >e peut delTondre , que sembleroit sonner mal. . . Le sieur de Beaurin visitera le roi de France de nostre part pour toute bonnesleté, veu qu’il est nostre prisonnier... Nostre intention n’est point de nous désarmer aucunement, ny en aucun quartier de pays, ny aussi entendons que ledit seigneur roi [d’Engleterre] iiostredit frere se désarmé. . . . Car ce ne seroit fait sagement de se laiser abuser et passer ceste bonne fortune, soubz fiance des belles et douires parolies des Françoys. .. »

‘ Voici la lettre écrite par le même personnage à Cbarles-Quint sur le grand événement de la bataille de Pavie :

• Nous donnasmes hier in bataille, et plustàDieu vous donner victoire, laquelle fut suivie de sorte que avez le roy de France prisonnier, et luy on mes mains. . . .le vous supplie, autant que m’est possible, penser à vos affaires et tost exccuter ce qui convient, puisque Dieu vous envoyé le temps. El ne aurez jamais meilleur saison pour prendre vos couronnes qu’à ceste iieure; car vous ne tenez obligation à aucun de Italie, ni eux espoir sur le roi de France, car vous le tenez en vos mains. . . Sire, je crois que vous souvient que M. de Bersele disoit que Dieu envoyé aux bommes on leur vie un bonne août, et que si le lnis.se pas.scr sans le cucillcr, qu’il y

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