‹ Captivité du roi François 1erChapitre 48 sur 268 · PRINCES ET CAPITAINES PRISONNIERS · texte numérisé non relu

PRINCES ET CAPITAINES PRISONNIERS

Le roy de France.

Le roy de Navarre *.

' L’auteur de la Notice sur Marguerite lettres de cette princesse , publié pour la d' Angouléme , mise en tète du Recueil des Société de l'histoire de Fmnce, nous dit

Loys, monsieur de Nevers.

Françoys, monsieur de Saluces.

Le prince de Talemond.

Monsieur d'Aublgny.

Monsieur le mareschal de Montmorencl.

Monsieur de Rieux.

Monsieur le vldame de Chartres.

Le s^ Galeas Visconle.

Le s^ Frederlch de Ranges.

(p. 33) que le roi de Navarre s’échappa de prison le matin du jour de Pâques i6 avril 1525, el U donne à l’appui de son opinion une lettre de ce personnage, qui prouve que cette date est tout k fait erronée , et que cet événement eut lieu pendant ta nait. ( Pièces Jiislihcat. n* iti, p. 438.)

La lettre du roi de Navarre est, en effet, datée de S. Jast sur Lyon, le 27 décembre 1525; elle fut écrite deux jours après l’arrivée du roi de Navarre eu France , et sous l’impression de lu joie qu’il éprouvait encore de son heureuse évasion. Il faisait part à maître Hélie André de cet événement, arrivé «la nuit* au moyen «d’une échelle de corde. » Si le roi Henri se fût échappe de prison au mois d’avril, il est probable qu’il se fût empressé d’en informer scs sujets, et n’eûl pas attendu huit mois pour leur en faire part. Le roi de Navarre ne put pas mettre huit mois pour venir de Pavie à Lyon. Enfin, ce prince était encore enfermé à Pavie au mois d’octobre iSaS, comme le prouvent une lettre de lui que nous publions ci -après, et le document suivant , qui est une procuration du roi de Navarre à son chancelier, laquelle est encore datée de Paxùe, le 18 novembre 1525. On doit donc fixer vers le milieu de décembre de la même année l’époque de

l'évasion du roi de Navarre, d’accord en cela avec la lettre même de ce personnage.

On ne voit pas, non plus, comment l’amitié aurait pu s’établir entre François I" et le roi de Navarre |>cndant leur prison, si elle n’avait existé auparavant, quoi qu’en dise l’auteur de la même notice, puisque, |M)ur établir cette communauté de sentiment sur une communauté d’infortune, il fait enfermer les deux rois dans la même, prison de Pizzighitone , tandis que la lettre qu’il publie lui-mèmc annonce que le château do Pavie servait de prison au roi de Navarre. Les autres documents que nous donnons ici indiquent que le roi Henri fut toujours enfermé à Pavie.

PROrURATION DE HENRI, ROI DE N.VVARRE, À SON CHANCELIER, POUR BMPHDNTIR À DES MARCHANDS FLORENTINS LA SOMME DE CINQL'ANTE mille ECUS POUR PATER UNE PARTIE DE SA RANÇON.

• Henry , par la grâce de Dieu , roy de Navarre, comte de Foix, seigneur de Bearn, sire d'Albret, comte de Perigort, etc. à nostre amé et féal conseiller messire Pierre de Biax, nostre chancellier de Foix et de Bearn, salut. Comme nous ayons eu certain devis sur la fomiture de cinquante mil escus soleil pour partie

Le conte de Saint-Paul*, frere de monsieur de Vcndosme.

Le fils du bastard de Savoye.

Le sieur de Brion, puisné de Jarnac.

Le gouverneur de Limosin.

Le baron de Bierry.

Monsieur de Bonnevai.

Le bailly de Paris.

Monsieur de Viot.

Monsieur de Charrot.

(iu payement de nostre rançon avec nos chers et grands ainys Nery et Pierre Françoys Dclbenyno , raarcliants florentins demeurans à Milan, et que ayons accordé leur en donner la toutale charge, et que, pour entendre comme sera besoing d’y procéder, ledit Nery Delbenyno s'en aille présentement à Lion pour illec conclurre et arrester le tout avec vous, en qui nous reposerons de cest aflaire : pour ce est-il que Nous, à plain confians de voz sens, loyauté, prudhommie et bonne intelligence, ce jour d'huy, de nostre bon gré, vous avons fait et faisons nostre procureiur general et messager spécial k traitter, conclurre et accorder avec ledit Delbenyno, faisant pour ledit Pierre-François, sondit frere, et non é autre, les choses concemans ledit affaire de payer nostredite rançon , et d'ensuivre et faire ensuivre les articles que sur ce seront faits, et recevoir en nostre nom la seurlé et pleiges que lesdits Delbenyno seront tenus bailler par lesdiU articles , et toutes autres choses à ce requises; et neantmoins de faire en nostredit nom les venditions, ypoiheques, obligations et promesses que besoing sera, et bailler ausdhs Delbenyno les cautions et pleiges qne par iceuh artides sera dit; ausquels pleiges et cautions

ferez en nostredit nom promesses et obligations de les relever indempnes, et toute autre seurté qu’ils vouldront et sera requis, et tout autrement ferez en ce dessus comme si nous y 'estions en personne, promettant en bonne foy et parolle de roy avoir agréable ce que par vous y sera fait, et le ratiflier, si besoing est, soubs obligation et ypotheque de tous et cbascuns nos biens presens et advenir. En tesmoing de ce avons signé les présentés de nostre main , et à icelles fait mettre le seel de nos armes.

• Donné à Pavie, le dix-huictiesme jour de novembre, l’an mil cinq cens vint-cinq. Signé HENRY. Et plus bas, par commandement du roy : Signé nt Peyrac. »

(Archives de la maison de Navarre, coll. Doat, vol. 333, p. 3 5g, Bibliolh. royale.)

‘ François de Bourbon , comte de Saint- Paul , est un des personnages mis en scène par mademoiselle de Lussan dans ses verbeuses Anecdotes de la cour de F rançois I*. Cet ouvrage, qui peint si Inexactement les mœurs et les usages du régne de ce roi, était bien digne, du reste, d’occuper les loisirs de toutes les Pompadour passées, présentes et futures , pour les bénins amusements historiques desquelles il parait avoir été composé.

CAPTIVITÉ Dü ROI FRANÇOIS I".

Le bailly de Bugency.

Le Gabriel de la Chaslre, son fds.

Monsieur de Boisi.

Monsieur de Lorges, capitaine des gens de pied françoys. Monsieur de Moni.

Monsieur de Crest.

Monsieur de la Guiche.

Monsieur de Monligent.

Monsieur de Saint-Marsault, son frere.

Le sénéchal d’Armignac, capitaine de rartilleric.

Le viconte de Lavedan.

Monsieur de la Claïette.

Monsieur de Poton.

Monsieur de Changy, son neveu.

Monsieur d’Aubijou.

Monsieur d’Annebaut.

Le fils de M. de Tournon,

La Roche-Aymond.

La Roche du Meyne.

Monsieur de Clermont en Daulpbiné, lieutenant des cent gentil.s hommes.

Monsieur de Saint-Jean d’Ambornay.

Monsieur de Vatithieu.

Monsieur de Silans.

Monsieur de Boutieres.

Monsieur de Barbesieux ' .

' Lo poète Clcmcnt Marot fut aussi au nombre des prisonniers de la journée de Pavie. Il avait été blessé pendant la bataille, comme il nous l'apprend lui-mème :

Oq* direy pin* da coKikât ngo«mi ^

To «{«y *Mei U sort nalhearetu Tomba d« tout aur Doalro Bktioo :

Ka a^ay ti c'ett par dcaÛDatîoo ,

Mai» tant y a , qoe ja croU qtia Forionc

Datiroii fort de aoa» aaUe importaoa Là fut parc4 toai oultro rudcmmi L« braa da dl doot il a da cooiUima Da maoiar oq U iaoee oo la plam« s Amoar eoeor U U farda ai rtaerva.

PiDaUrtMOt, arac la roi mon raautra D«U iea monta priaonniar aa vit a«tra Mon triata corpii navrd an grand aonffraaca.

(Elégie de Qément Marot que l'on croit adressée à Diane de Poitiers. )

N* XLI. — POÉSIES DU HOl FRANÇOIS I*

Fragment relatif à la campagne ci'Italie et atu maliieur5 de l’avic.

Page 1