‹ Captivité du roi François 1erChapitre 81 sur 268 · N* LXVI. — LETTRE DE FRANÇOIS T A L’EMPEREUR CHARLES-QUINT · texte numérisé non relu

N* LXVI. — LETTRE DE FRANÇOIS T A L’EMPEREUR CHARLES-QUINT

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N* LXVII. — RÉPONSES DU ROI AUX ARTICLES PROPOSÉS PAR L’EMPE- REUR ’ POUR TRAITER DE SA DÉLIVRANCE. ET COMMUNIQUÉS PAR H. DE MONCADE.

Le fait de la reddiclion de Bourgoigne et vicomté d’Auxonne et ressort de Saint-Laurent;

Impossible.

Souveraineté de Charolloys, Noyon et Chasteau-Cbinon;

Impossible.

Souveraineté de Flandres et Arthoys, en quittant tous droicls de régale et cas royaulx;

Impossible, quant à la ratifiication des estais et cours de parlemens; mais le Roy en baillera lettres à part, telles que sera advisé.

Le mariage du Roy et de madame Eleonore, royne de Portugal, qui se fait sans dot par effect;

Ledit mariage facile ; et quant au dot , accordé comme cy-dessous sera dit.

Le mariage de monseigneur le daulphin avec l'imphante de Portugal;

Facille.

‘ C’est la seconde lettre du Roi à l'empereur depuis sa captivité; elle est imprimée au tome 1 des Papiers d’Etat du cardinal de Granvelle, p. a68. ( Collection da ministre de l’instruction publique. ) EHlc exposait les conditions auxquelles le Roi demandait la paix. Les articles de paix ou

propositions du Roi sont ci- après. (Voir aussi une lettre du vice-roi de Naples du ao avril i5a5 sur le même sujet, publiée par Lanz, ouvrage déjà cité.)

’ Les demandes de l’empereur sont aussi contenues dans les instructions à ses ambassadeurs, ci-dessus, n* LIX.

Le tiers enffans qui se doibt bailler à l’empereur en recouvrant les hostaiges ;

Impossible, par la difficulté qui se trouvera aux princes et subjecz du royaume, et aussy que l’on espere, à l’ayde de Dieu, que l’amytié d’entre l’empereur et le Roy sera telle qu’il n’en sera nul besoing.

Restitution de Hesdin, (piittance de Tournay, Arras et autres contenues au traité;

Quant à Hesdin, facille. Et quant aux autres, difficille, comme choses qui se allyennent de la couronne.

Ratifications de tous les Estats de France; vérifications des parlements et chambres des comptes;

Estant le traicté tel qu’il est , et sans estre modéré , il est impossible.

Ayde à l’empereur defiensive de tous les Estats qu’il tient de présent, et de ceulx qu’il tiendra par vertu de ce présent traicté;

Facille, pourveu que ce soit pour Espaigne, Italye, Flandres et pays de deçà.

Ayde audit empereur pour son couronnement et voyage d’italye , tant par mer que par terre, durant le temps de six moys;

Facille.

Le payement de six mil hommes à une fois;

Difficile à payer tout à une fois; mais facille à payer moys par moys, et ne se y trouvera faulte.

Les bampniz et forussiz de Naples et de Millan demourans hors leurs maisons jusques à ce, etc.;

ReObrmable pour autant qu’il semble estre contre l’honneur du Roy.

M' de Bourbon et ses complices condempnez pour rébellion retournent en leurs biens confisquez;

Facille , vuidant les aultres poincts.

Le procès de Madame demeure suspendu la vye durant dudict Bourbon ;

Facille.

Quictances de Millan , Gennes et Ast;

Facille. Bien sembleroit estre raisonnable qu’on laissas! au duc de Bar l’estât de Millan sa vye durant.

Permission à Bourbon de poursuivre la conte de Prouvence contre le Roy;

Facille.

Quictance des querelles du Roy sur la maison d’Arragon ;

Facille.

Bourbon demeure exempt du service et devoirs de sa personne , luy vivant, et peult demeurer au service de l’empereur et ses complices, encorres que le Roy ne puisse retirer nul subgect dudict empereur sans son conge et voulloir;

Facille, mais qu’on ne le voye jamais.

L’article de Gueldres qui prive les enlfans du duc de Gueldres de l’Estat après sa mort ;

Refibrmable.

Le roy de Navarre, le duc de Huictemberg et messire Robert de la Marche *

Facille selon le traicté.

N’a esté permis au Roy de nommer tous ses alliez ;

RelTormable, et les nommer dès à présent.

Le prince d’Orange doibt jouir, etc.

Facille.

Quictance de Naples;

Facile.

Oultre la quictance de Naples, Millan, Gennes, Ast, souveraineté de Flandres et d’Arthois, Tournay, Toumesis, Mortaigne, S‘-Amand, et le droict de la cité d’Arras, semble que l’empereur se debvroit contenter si le Roy luy bailloit deux millions d’escus, tant pour la rançon dudict seigneur que pour toutes aultres choses, payables toutes foiz ainsy qu’il s’ensuit, c’est à savoir ; que ledict seigneur Roy

' Les mois suivants sont effacés : • abandonnes du Roy, quelque traicté qu'il ait devant faict avecques eulx. •

confessera avoir receu ung million d’escuz à cause du mariage de la sœur aisnée de l’empereur; et de l’autre million, sera payé cinq cens mil escus comptant en recouvrant messeigneurs ses enlTans; et les cinq cens mil escus qui resteront, payables en cinq ans, à cent mil escuz par chacun an.

N* LXVIIl. — LETTRE DE L’EMPEREUR ClIARLES-QUINT A MADAME

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