‹ Captivité du roi François IerChapitre 108 sur 241 · V CL. — LETTRK DE LA DUCHESSE D ALENÇON AU ROI · texte numérisé non relu

V CL. — LETTRK DE LA DUCHESSE D ALENÇON AU ROI

(Jic tsi arrivée en (Upa^e. — Le vice-roi eai «cou la racevoir. ~~ MM. d'Bmbriui et de Selve arriveront bientôt. — Moolmorrney rat jaloui de* vrrvicea qu‘dle rend au Roi.

l&èireJu**, S»fU«ikr« I33&.)

Monseigneur, je ne sauroys estre à respous sans savoir comme cete après disnéc c'est portée , vous suplyant commander que j’en sache à toute heure la vérité , et sy vostre grant main vous sert ausy bien que la petite, <(ue voulontiers vous heusse laisée; més j’espere que mon absance vous fera service. El m'a dist don Hugue, que l’empereur a envoyé pour me conduire, qu'il esperc que je feray bon voyage, bien délibéré de vous y servir, et le vis-roy ausy, qui demain viendra au davanl. J’ay trouvé ysy le grant mestre de Rodes, qui est bien inarry que ne vous peult aler voir, ny venir avescjuc moy : car il demeure ysy par contrainte , atandant le vouloir de l'empereur. Monsieur d’Ambrun et premier president ne seront ysy, je croy, que demain à digner; y viendront pour m’advertir de ce qu'il hont trouvé, vous supliant, monseigneur, fere bonne chere et ne vous fâcher de riens : car j’espere que selluy qui vous a délivré de la mort, vous metra en telle liberté que vous aurés double obligacion à l’aymer et louer que tous les aultres : de quoy je le suplye, et vous, monseigneur, de me tenir en vostre bonne grâce en despist de Montmorency , quy en est jaloux , car pour luy ne laiseray d’estre

Vostre très humble et très obeyssantc subgecte et seur,

MARGUERITE

N- (XI, — LETTRE OE MONSIEUR OE BRION Al, HOI

Nouvellea dt m«<Umc U régeole. — L'éut de* fioAnces do Roi »u(lil pour po^er tooi Im «enrire». — n lui rrodn bientôt compte de tout. On ciécotcra lei ordre* du Roi reletHe à deui per- «onoegei priftoonter*. — Medeme U régente est lane nouvelles du Rm depuis un n»o>*. et de fiodâme d'Alençon depuis son déport de Rercciooe

( D« C«a4nMi , 31 »*f>uabrv IM5.)

Sire, Madame continue toujours en .sa bonne santé, et s’csl partie (le Tornon, comme avez peu antandre par l'omme de M' d’Aiiibnin, cl s'iti est venu an se lieu de Condrieulx, et s'an partira demayn pour aler à Lion, où il est bien nesesairc qu'elle fasc hun voyage. Et iiicontinant quelle voyrra le bessoyng de s’aproucbé de vous, elle fera la deligense tieulle que vous savez que l’on faict su le Rone.

Sire , avant que partir de Tornon madite dame lit bien reguarder ou faict de vous finnanses, de sorte que l'on satisfaict à la partie des Souysses et seront bien contans; et pareillement i selle d’Angleterre, qui est toutte preste, et n’y ara point de faulte qu’elle ne leur .soit délivré au jour qu’on leur a prommys. Et quant à vostre estât , je vous puis bien asuré qu’on satisTra à tout et rpie chequn est contant; et l’antandré plus i plen par inoy, quant je seré depesché de Madame pour in’an retourné vers vous : que j’cspere incontinant qu’elle ara receu de vous nouvelles, et esperanse de vous randrc conte de tous vous aflTaircs de pardesâ. Sire, quant ou deulx personnages de quoy il vous plut me comender de dire à Madame qu’on les otast de là où y sont, an ansuyvant vostre intansion y se fera; et quant ou prinse d’Orange , Madame l’a anvoyé quérir par Nansey, et espere que sera bientout isy. Bousu est allé devers luy, comme y vous avoit pieu le mander. Sire , Madame est an merveuleuse peigne pour n’avoy antandu de vous nouvelles depuy hun mois , et se sent-on panser que vous n'ayé envoyés quelque courié qui a esté detrousé, car on sai ausi peu antandu de selles de Madame vostre sonir depuis son parlement de Barselonne.

Sire, je prie Nostre-Seigneur qui vous doyut très-bonne vie et longue.

De Coiidrieulx, le xxi* de setainbre.

Vosire très humble et Ire» hnubey.isant serviteur et stiget .

BRÏÜN.

N’ Cl.ll — mTRE DE ,M. DE BKJON A M. DE MÜMMORENC\ .

Nouvelle» madanu' ia régeote. — Elle va à Lyon. •>- Elle eM ioquîHe du Roi ride laducbeMr d'Alençon. — Noufdlei de la nvaladic du Roi. — Madame U rëgeiue le« ignore. — Il oc faut pas épargner 1« conrrirr*. — Rrion eapére être bienlôt envoyé en Eipagor.

|D* C««dn««i . MptMbn )â3&. ]

Mnusieur mon compaignon, poui' les iiiylheurcs nouvelles que je vous sarois escripre , s'est la santé de Madame, qui est tielie que tous la desirons, au reste de l’annuyt qu’elle porte pour ne savoir des nouvelles du Roy et de madame la duchesse, car il y a plus d'un moys qu'elle n'en n’a su. F.lle part aujourd’uy pour s’en aller à Lion, où il est plus que requis qu’elle face htm voyage : et Incontinant qu’elle y ara dcmotiré viii ou dis jours, s’an reviendra à se lieu, où elle se trouve fort senne.

Monsieur mon compaignon, an escripvant ses lectres est arrivé un courrier qui aporte nouvelles du Roy et de madame la duchesse; qui a rejouy Madame pour n’avoir antandu sa maladie. Mais bien vous veus^e dire qu’elle donne grant annuy au reste de la compagnie, et sicen’estoit (|u’avuns antandus son grans amandement, nous serions au desespoir, toutefois que mesieurs du conseil n’en ont rien entendu. Vous ferés fort bien de n’epargner la peigne des couriers, car je vous promés qui sert beaucoup isi d’antandre souvant des nouvelles du Roy pour la compagnie à qui l’on a afaire. Tous messieurs les gouverneurs de pais sont tous ysi et s’a grouse court. J'espere estre bien

SF.CTION III. — CAPTIVITI^: EN ESP.^GNE. ,127 lost dcpcsché, et remet à quant je vous vayerré vous dires le surplus. Qui me gardera de plus longue lectre, après avoir prié Nostre- Seigneur qui vous doynt se que vostre cueur desire.

A Condrieiih, le xiii* de seUmbre.

Par le (oui antierement vostre l>uii ruiiipaigiion el ami,

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