N- CLXI.X. — BETTHK DE CHARLES.QL'INT AU BOE
L'empereur s'eicuse de ne point Tenvofer «Uiler. ~ Ce n'eel pas faute du déair de aavoir de aea nouvelle». — Il en a par la ducbca-e d AleoçuD. — Le Koi est co couvalesceoce- — Madame d'Aleoçoo co.')clura la pais avec lui.
(0<iobc« lass.]
.Monsieur mon Irere, .si je m’acquite si mal de vous envoyer visiter, n'est pas faute de seing que j’ayc de vostre santé, de laquelle par madame d’Alençon, ma cousine, vostre scur, suis esté journellement adverty et aussi par Allarcon et mes médecins. Et soyei seur que ce m’est un gros plaisir de sçavoir que vous en allez guarry, et pour en estre asseuré par personne propre, envoyé le sieur de Veyre, gentilhomme de ma chambre, pour vous visiter de ma part et sçavoir de vostre bon portement, vous priant que par luy en soye adverty, et pour ce (pie espere et ne fais doubte que madame d’Alençon, vostre setir, conclura tost une bonne paix, ne vous faschera de sa tant mauvaise lettre celluy qui vous desire estre
Bon frere et amy , CHARLES.
SF.CTION III. — CAPTIVIThi EN ESPAGNE.
V CLXX. — LETTRE DE MADAME LA RÉGENTE A MESSIEURS DU PARLEMENT DE PARIS.
Convilesceoee du Roi — L« régeat« r»coot« U maladie du Roi. — Elle invite U cour à faire le* proceasioiu et prière* d‘u*a^ en «emblabie* cireoostanrc». — Arrêt à ce aujct.
[Lfs*. &«clokr«
Trcs-cliers et bien amcz, pour ce que nous sçavons enticremenl que ce vous sera plaisir cl consolation très-grande d'entendre la grâce qu’il a pieu à Dieu nostre créateur faire non-seullement au Hoy Dostre trcs-chcr seigneur et fdz , mais à loul son royaulme, nous vous advertissons que icelluy nostre seigneur et Ids a esté travaillé d'une lievre continue, laquelle liiy a duré vingt-quatre jours et autant de nuvets, .sans le laisser en repos; tellement qu'il a esté jusques à l’cxtremité de sa vye, receu tous les sacreinenz, et hors de toute esperance, réservé de la bonté et infiny puissance de noslredicl Créateur, lequel, ayant pitié et compassion de cedict royaulme, luy a rendu et restitué .santé, osté ladicte fievre et remis en parfaite guérison , qui est chose qu'on lient plus divine et miraculeuse que ouvrage des humains : et pour ce qu’elle mérite estre rccongmie de cclluy de qui elle procédé, nous vous prions et requérons que vous veuilliez luy en rendre grâce et louange , telle qu’il appartient , tant par processions , oraisons, que autres choses qui ont accoustumé estre faictes en tel et semblable cas, et suppliant et requérant nostredit Créateur qu’il luy plaise préserver et garder nostredict seigneur et fds, et faire ce bien et ceste grâce audict royaulme et à tous ses subjeetz, qu’il le veuille délivrer et
' « Et U vigilie saint Frani^ois [3 octobre], au soir, bien tard, vindrent [à Lyon] nouvelles de la guérison du Rojr, dont madicle dame cl sadictc compagnie furent oienreilleuseroent Joyeux. Et le len demain elle fut en procession à Nostre-
Daiue-de-Confort, et sept ou huit jours après se continuèrent les processions en divers lieux.» ( Registres du parlement.
Relation des députés du parlement envoyés à Lyon auprès de madame U régente. Voir ci*apré«.)
346 CAPTIVfTK DU ROI FRANÇOIS I".
de brief rendre en toutte parfaicte santé en sondict royauime, pour le soullagcr et redresser les fauites qui y ont esté faictes , ester les pillages et autres choses qui l'ont, oultre le debvoir, travaillé, ainsy que nous sommes certains qu'il desire le faire, moyennant l'ayde de nostre Créateur, auquel nous prions , très-chers et bien amez , qu’il vous ayt en sa saincte garde.
Escript à Lyon, le v* jour d’octobre'.