‹ Captivité du roi François IerChapitre 130 sur 241 · AU ROI · texte numérisé non relu

AU ROI

Il lui demande de pouvoir lui rendre quelque aerrice. — Il s'eicuae de ne pav être allé le voir. — Ce n'eat pas faute de bon vouloir. — Il lui souhaite de voir bieutht l'empereur.

leSsnOn 1S3S.]

.Sire, je vous envoyé voir, alin de vous ferre (|tiequc .servise. Je vous prie, sire, de ne prendre mal que ne me aquets mieux de vous aler visiter, et croire que ce n’est pas faute de bon voloir : et pleut A Dieu que vous veisé l’empereur, vostresbons freres et amis. Sire, je ne le vous feré plus ennuieuse piour estre si mauvese lettre ; et prieray Dieu vous donner tôt santé et bonne vie.

De Tolcdo, ce xxviii d’octobre.

Vostre très humble serviteur.

CHAULES DE LANOV

' M. LcgUvs dans «es Négocialiuos diplomatiques (I. II . p. 6a6 et 627) . a publié deux lettres très-curieuses sur les négociations alors ciiUiuces entre Qiarles-Quinl et François 1". Oa voit, par ces documents, que le mariage de la reine douairière de Porliigal était dé^à proposé; que le vice-roi demandait que U négociation fût con&ée

exclusivement à Marguerite d'Autriche et à !a régente de France; que l'enipereur était le moins disposé à la paît; que le Roi (é la date du 37 octobre) était fort malade et en danger de mourir ; qu ainsi il vaudrait mieux accepter une forte ran* çon, etc.

N* CXCVtl. — EXTRAIT DES REGISTRES DD PARLEMENT DE PARIS

Nouvel arrél du parlemeot pour défeodre d'eMîsler i raufmbiée de l'Hdlel-dc-rUle, où Ton doit délibérer sur les obligaüons et ratificâtions du traité avec l'AoglelerTc.

( D« }n»df païUtMat 4a «où 4'octaWo IM&. ]

Ce jour, pour ce que les prevost des marchans et eschevins de la ville ont deccmé leurs mandats et envoyé ez maisons d'aucuns presidents, conseillers et olTiciers de la cour de céans, pour les sommer d’eulx trouver, ce jourd’huy, après disner, en l'assemblée qui se doit faire en l'Hostel-de-la-VilIe, pour l'obligation et ratidcation des traitez de paix entre Madame, inere du Roy, régenté en France, et le roi d'Angleterre , la matière mise en deliberation :

La cour a ordonne et ordonne que Icsdicts presidents, conseillers, ne aucuns d'eux, ne iront, ne se trouveront en ladicte assemblée; et a esté mandé M° Jean Morin, prevost des marchands, auquel a esté déclaré ce que dessus, et luy a esté fait inhibitions et delTences que doresnavant il eust à décerner les mandats pour semondre ladite cour, generallemcnt , ne aucuns d'icelle particulièrement, pour assister aux assemblées de ladite ville.

N* CXCVm. — JOURNAL DES IT1NÉR.\IRES ET RÉSIDENCES DE CIIARLES^JUINT'.

(Trouitme extriiL.)

Auquel temps (i3 octobre) arriva audit Toledo la dame

d'Alençon, et avecq elle plusieurs scigneiu^ françois. La seconde journée que ladite dame fut arrivée, la royne douoyriere de Portugal,

' Tiré des Papiers d'ÊUt du cardinal de Gninvellc. '

SECTION III.— CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 389 quy estoict audict Toledo, après avoir ouy parler ladicte dame d’Alençon, SC partit et s’en alla tenir à Talavera. Après que ladite dame d’.Alcnçon eut demeuré quelques jours audit Toledo, s’en reloiuTia par Madrid, et de là en France, .sans rien conclurre.

Le i3 d’octobre. Sa Majesté fut à Aranchois jusques au ai; le a a' à Toledo jusques au a* de février.

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