N* CC. — LETTRE DE CHARLES DE LANOY AU ROI
Il a'eicuM de o‘(tre pa» allé le voir. — Il envoie uvoir de» nouvelle» du Roi.
(« MrMtbM IMS.]
SiKE, j’envoye ce porteur vous visiter de ma part pour vous faire mes excuses de ce que ne vous suis allé visiter, comme la raison le
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veut et je le desire. Je ne vous ferai plus longue lectrc, priant Dieu
vous donner, etc.
De Toledo, ce 6 novembre.
Vosire très humble serviteur,
CHAIUJÎS DE LANOY.
N* CCI. — LETTRE DU ROI DE PORTUGAL A MADAME LA RteENTE EN FRANCE
Il lui annonce le mariage de l’infante avec Tempereur *.
(It ISSi. ]
Si j’ay délayé de vous escripre jusques à ceste heure , c’est pour non avoir chose de plaisir, combien que Je desiroie bien le faire; et ay tant délayé pour vous eiivoier un des miens , qui est Jean de Silvera , qui est en France, pour ce i{ue senibloit que ussiez prins plaisir qu’il y fust allé ; mais l’on a gardé qu’il avoit plusieurs choses à faire en France.
Maintenant, il m’a semblé vous faire sçavoir comme, loué soit Dieu ! j’ay marie la infante nostre sein* avec l’empereur, mon beaufrere, et desjà sont espousés. Quant au contrat, vous le verrez comme il a esté passé par le mémoire cy enclos que vous envoyons.
Je me resjouis en la grande joye que je sçay que vous avez, quand entendrez cecy. J’ay fenne fiance en Nostre Seigneur cpte ce sera pour son service et proiStable à tous nos affaires; et pour ce que j’esperoye vous faire sçavoir ceste bonne œuvre, j’ay différé jusques à présent vous faire entendre de mon mariage ; ce que je fays é présent. Dont je me contente fort, plus que d’aucune autre chose.
Et après ce porteur, j’envoiray un autre honmie par devers vous,
‘ D'après lino copie de l« collection elle, une longue lettre écrite à ce mo- Bi'ienne, vol. 7a narque par la Chaulx. (Correspondance
' Voir, sur In négociation du mariage publiée par Lani, p. 169.) de l'empereur et les difliciiltés qu'il sus-
SECTION III — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE, pour entendre des nouvelles de vous et de tous vos aflaires. Vous me ferez un grand plaisir de me mander des vostres et de celles du prince vostre fils et mon nepveu.
Je me recommande à vostre mercy.
J’ay fait le présent de ma main. Üe Mcrin, ce xii do novembre.
Vostre frere,