N- CCX.XIX. — LETTRE DE M. DE BRION A M. DE MONTMORENCY
L'emp«reur est allé voir la reioe Léonor, sa scrur. — On apiirrodra, au retour de l'empereur, quand on devra la voir '■
[Madri4, IdjMiviw DM.]
Monsieur mon compaignon, depuis vostre parlement, sont venues nouvelles de la part de M. de Therbe, qu’il n’a peu satisfaire à ce qui
* La relation de l’entrevue du Roi cl Napiei à Marguerite d’Autriche . datée de de Lconor, rciuc douairière de Portugal, Madrid, i5 février, et publiée par M. Le< .se trouve dans une lettre du viec-roi de diplomat.X. Il, p. 653.)
/i84 captivité du nOl FRANÇOIS I".
luy avoil esté mandé, obstant l’absence de rcinpereiir, cpii est parly pour aller veoir la royne de Portugal, sa seur; letpicl sera de retour à Tollede mccredy procbain, et de là doibt venir icy. Lors sçaurons si nous debvons bicntost veoir la royne, dont serei advcrty : et pour l'advenir je ne fouldray à vous dcpesclier courriers et vous faire entendre toutes choses qui surviendront. Par quoy faisant fin, je prie Dieu, etc.
A Madril , ce xvi* jour de janvier.
Kntieremeiit vostre bon compaignon et aniy, BRYON.
Vous verrez la dcpcschc qu’on vous envoyé, qui est tout ce que l'on peult faire pour ceste heure, et incontinent après avoir recouvert celle que attendons de l’empereur, la vous envoierons à toute dilligence pour vous aider de la meilleure.
N* eeXXX — U;TTnE DE MADAME LA RÉGENTE AU PARLEMENT DE PARIS.
Nouvelles du traité de Madrid et de la santé du Roi.
( 5«Ul*iiHt'Mr.Ly«a , 29 jaavt«r 1&39. )
A .NOS TRES CHERS ET BIEN A.MEZ LES GENS TENANS LA COUR DE PARLEMENT DU ROÏ N05THE TRES CHER SEIGNEUR ET FILS, A PARIS.
De par Madame, regente en France.
Très-chers et bien amez, après avoir demeuré quarante jours sans avoir eu nouvelles du Roy, nostre très-cher seigneur et fils, ny de nuis de nos ambassadeurs, ny autres estant en Espaigne, ce matin le inarescbal de Montmorency est arrive icy devers nous, lequel nous a apporté lettres de nostredit seigneiu' et fils, par lesquelles il nous asseure de sa bonne et parfaicte sauté, et aussy ledict mareschal a dit l'avoir laisse en meilleur estât et disposition de sa personne qu’il ne
.SECTION IV. — DFU.IVRANCE Dü ROI.
ru.sl dix ans avant. Pareillement il nous a dicl que la paix et dcIivTance lie sa pei-sonne estoit faicle entre luy et l'empereur, et que dans le dixiesme prochain venant se debvroit mectre à effect et execution ladicle délivrance, et cependant qu’il faisoit mettre par escript les conditions de ladicte paix et forme de ladicle délivrance, etipie, par homme exprès, incontinunt nous envoyeroit le tout. Ce que nous avons bien voidu vous cscripre et advertir de ceste nouvelle pour estre telle que plus grande ny meilleure elle ne pourroit estre, pour le bien, consolation et repos du royaume, et .satisfaction des bons ofliciers, serviteurs et obéissant sujets dudit seigneur, du nombre desquelz nous vous tenons et reputons.
Et pour ce que nous avons esté en celuy temps, que vous avez veu, désirant nous trouver au devant dudict seigneur et visiter la compaignie qui est à Blois, nous avons résolu et délibéré de partir demain prochain pour aller audit Blois, et de là prendre le chemin approchant le lieu où SC doibt faire ladicte délivrance; vous priant, en attendant que vous le puissiez veoir, vous employer toujours au bien des alfaires dudict seigneur, comme vous estes tenus et debvez faire, et que l’cffect de sadicte délivrance requiert et mérité, comme nous avons en vous parfaite seurcté et fiance. Très chers et bien amez, noslrc Seigneur vous ait en sa sainte et digne garde.
Escript à Sainl-Just-smvLyon, le xm jour de janvier.