‹ Captivité du roi François IerChapitre 173 sur 241 · DIS.U.N · texte numérisé non relu

DIS.U.N

D’en aymer troy» ce m’est force et contraiiicte : L’une est à moy trop pour ne l’aymer point,

Et l’autre m'a donne si vive attainte.

Que plus la fuy, plus sa grâce me poingt.

La tierce tient son cueur uny et joinct.

Voire attaché de si très près au mycn.

Que je ne puis ne veulx n'cstre point sien. .Ainsi Amour me tient en ses destroictz Et me subracct â toutes vouloir bien;

Mais je sçay bien à qui le plus des troys '.

Quant la personne en honneur fut haulsée , Elle ne .sceut sa fortune congnoistre :

Dont luy advint, à son grant malheur, d’estre Accomparée à la bcste insansée,

Et envoyée avec elle aux champs paistre.

niSAlN.

Si le soleil n'a plus grande puissance Que d’aveugler cil qui trop le regarde,

Se tienne au ciel : car j'ay eu coitgnoissance D’une qui peult, en son arriere-garde ,

Meclre tout œil qui d’elle ne se garde ;

Ravir tous cucurs et les durs amollir,

Mcsme au soleil pourroit-elle ahollir

' On trouve dans McHin de Saint-Gelais un ditain qui offre quelque resiembUoce avec ceiui*ci (édition de 1 7 > 9 * p- 117).

Sa grant clarté, si contre luy gectoit Ung traict semblable à celliiy dont tollir Me vint le cueur, lorsqu’elle me guectoit.

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