A MADAME
Madame , j’ay receu la lettre que vous a pieu m’escrire : et (juant au traictement du Roy, je mectray peyiie que sera tel que ay espoir vous en contenterez; et suis seur que le voulloir de l’empereur' est que soit traicté comme so fut sa propre personne.
Je vous escript par le sei^teur don Hugues, lequel n’a eneorcs peu partir, à cause qu’il s’est trouvé ung petit inaladde.
Madame, le porteur de cestes est ung gentilhomme que le marquis de Piscare envoyé vers l’empereur pour solliciter ses allaires; je vous supplie voulloir croire ce que vous dira de ma part touchant monseigneur le prince d’Orenge.
Madame, je prie Dieu vous donner bonne vie et longue.
De Milan, le dernier jour de mars xv‘ xxv.
Voslre très hunilile serviteur,