I.OYSE
N* I.XIV. — EXTRAIT DF^ REGISTRES DU l’ARLEMENT DE PARIS
Nouvelles du Roi apportéti de Hiuigbitooe. — Le Roi recommande au parlement de donner conseil i madame la régente. Prote»titioDS de devonemeot du parlement. -*• Il fera des remontrances sur ce (|u1i est bon de faire pour le bien du roj’aunte. La régente écrit qu'elle les écoulera avec plaisir. — Mesures prÎKs pour la sûreté du royaume. — La régente demande des députés de la coor pour conférer avec elle sur les affaire» d'Etat.
(EHi 3 wril.]
Ce jour, monsieur P. de la Bretbonnière, chevalier, seigneur d Uurtie, geulilbominc ordinaire de la chambre du Roy, a dit que
' Ces arlicle» sont sulHAaminenl indiqués dans les Insiructions de rcni|>crcur a scs ambassadpur.s, ci-itessus, n* LIX. Us furcnl ppjelés par le Roi. On les trouve
imprimés dans le tome 1 des Papiers d*Élat du cardinal de Granvelle. p. a6à- (Voyez les réponses faites par le Roi à ces articles, ci-apres, p. i66.)
depuys la bataille de Pavye perdue, il a esté avec le Roy, dcspiiis le vendredy jour de ladicte bataille jusques au dimanche ; que ledict seigneur luy commanda de chercher sa délivrance le plus tost qu’il pourroit, afin qu'il se retirast devers Madame, sa mere, regente ; le chargea de dire à la cour que ledict seigneur se recommandoit à euli, et leur recommandoit sa dicte mere et messieurs ses enfans et le royaume; et que la grande confiance qu’il a qu’ils donneront ayde, secours et faveurs 4 ma dicte dame, comme l)ons et loyaulx subjets, lui faict porter son mal et infortune patiemment; les prioit que la justice soit faite et entretenue comme elle estoit auparavant , espérant par le moyen et bon conseil que ladicte court donneroit 4 ma dicte dame, sortir bientost de la captivité où il est, et que le vice-roy de Naples, le marquis de Pesquiere, et autres seigneurs qui ont eu la victoire luy en tiennent très bon propos.
Le president Gaillard lui dit : que la court ne fut jamais si dolente de chose qui arrivast oneques qu'elle est de l’infortune advenue ; et que s’il eust esté et estoit possible 4 la compaignic rachepter ledict seigneur de leurs vyes, on l’eust fait; que si ladicte court a eu bon vouUoir par cy devant de demourer en l’obeissance dudict seigneur, 4 lui faire service, 4 Madame, 4 Messieurs les enfans, il n’est diminué, mais augmenté; et n’y a cclluy qui ne soit délibéré, pour leur service et du royaume, mettre corps et biens, et leur propre vye, et en tout ce qui leur sera possible, et ne s’espargneront. Et remercient le Roy très-humblement de ce qu’il a souvenance de ladicte court, et ne trouvera gens qui de meilleur cuer luy obéissent et à Madame. Et au regard de la justice, elle se fera; et sy on a vacqué deux heures, on y vacquera maintenant six, car le Roy et la justice ne sont quun corps, et est une chose indivisible; et tout le secours, scnùce et conseil que ladicte cour pourra faire- 4 ma dicte dame, elle le trouvera quand il luy plaira le demander; et ne les sçauroit employer ne bailler charge sy intollerable, ny si grande, que la cour ne preigne à plaisir jKUir luy faire service et audict seigneur. Qu’elle a faict ce qui luy a esté possible, d’advertir ma dicte dame des choses qu’ils ont
SECTION II.— CAPTIVITÉ EN ITALIE. 165 trouvées estre à faire, et que ladicte cour est délibérée de continuer et toujours de mieulx en mieulx.
Et a recité comme ceulx d’Abbeville sont venus, ce matin, demander secours d’artillcrye, et dit les propos qu’ils ont tenus, que on ne leur a faict responsc ; et que on advisera , ceste après-disnée , en la salle verte, ce que on leur pourra faire, et en advertira-on Madame ; qu’ils luy ont escript plusieurs fois, mais n’en ont responsc, et les payeon de parolle.
.N- LXV. — LETTKE DU MARÉCHAL DE MONTMORENCY A MADAME LA DCCHESSE D'ALENÇON.
Arrivée de deux Français auprès du Roi. — > 11 se porte bieo.'^ Le Roi s eu une cooféreacc avee le «ice-roi et le marquis de Peacaire. — D. Hugues de Moncade va repartir pour l'Fspagne.
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Madame, Bourgancys et maistre Jan de Nymes sont arriver vers le Roy depuis quatre jours, quy luy hont faict plus de playsir de l’asseurer de la santé de Madame et de la vostre , que de chose qu’il luy eusse sceu aporter ; et comme je vous bé cscript par ungne autre lestre. Madame, je vous suplye qu’yl vous plaise luy en mander le plus souvent que vous pourrcx. Madame, Mess" le vyce-roy et marquis de Peccquère boni esté deux jours icy, quy boni asseuré le Roy que dedans trois jours le sieur dom Heugues partyra pour aller vers l’empereur.
De Pyeequeton, ce iiii' d’avril.
Vostre Ir^ humble et très hobeissant serviteur.