‹ Captivité du roi François IerChapitre 62 sur 241 · N‘ LXVI. — LETTHE DE FHASÇOIS I" A L'EMPEREUR CHARLES QUINT · texte numérisé non relu

N‘ LXVI. — LETTHE DE FHASÇOIS I" A L'EMPEREUR CHARLES QUINT

N- LXVII. — RÉPONSES DU ROI AUX ARTICLES PROPOSÉS PAR L'EMPE- REUR ' l’OCR TRAITER DE SA DÉLIVRANCE. ET COMMUNIQUÉS PAR H. DE MüNCADE.

Le fait de la reddiclion de Bourgoigne cl vicomté d'Auxonne et ressort de Saint-Laureut;

Impossible.

Souveraineté de Cbarollo^s, .Noyoïi et Cliasteau-Chinon;

Impossible.

Souveraineté de Flandres el .Arthoys, en quittant tous droicts de régale et cas royaulx;

Impossible, quant A la ratillication des estats et cours de parleinens ; mais le Roy en baillera lettres à part, telles que sera advisc.

Le mariage du Roy et de madame Eleonore, royne de Portugal, qui SC fait sans dot par cffect;

Ledit mariage facile ; et quant au dot , accordé comme cy-dessous sera dit.

Le mariage de monseigneur le duulpliin avec l’imphante de Portugal;

Facille.

‘ C'est In seronile lettre du Roi à l'empereur depuis SQ cnpIivilA; elle est imprimée au tome I des Papiers d'Ëtat du cardinal de Graitïcllc. p. ï68. (C'oHcctien du ministre de rinstruction puhhiiue.) Bille exposait les condilioiiB aiixi^uelle» le Roi deiuaudail la paix. Le» articles de paix ou

propositions du Roi sont ci-après. (Voir aussi une lellrc du vice-roi de Naples du 30 avril 1 535 sur le müme sujet , publiée par Lanx, ouvrage déjà cité.)

* Les demandes de l'empereur sont aussi contenues dans les instructions a ses ambassadeurs, ci-dessus, n* LIX.

SKCTION II — CAPTIVITÉ KN ITALIE. 167

Le tiers enffans qui se cloibt bailler à l’empereur en recouvrant les hostaiges;

Impossible, par la difliciilté qui se trouvera aux princes et subjecx du royaume, et aussy que l'on espere, è l’ayde de Dieu, que l’amytié d’entre l’empereur et le Roy sera telle qu’il n’en sera nul besoing.

Restitution de Hesdin, quittance de Toumay, Arras et autres contenues au traité;

Quant à Hesdin, facille. Et quant aux autres, dilFicilIc, comme choses qui se allyennent de la couronne.

Ratifications de tous les Estais de France; vérifications des parlements et chambres des comptes;

Estant le traictc tel qu’il est, et sans estre modéré, il est impossible.

Ayde à l’empereur dcilensive de tous les Estais qu’il lient de présent, et de ceulx qu’il tiendra par vertu de ce présent traictc;

Facille, pourveu que ce soit pour Espaigne , Italye, Flandres et pays de deçà.

Ayde audit empereur pour son couronnement et voyage d’Italye, tant par mer que |>ar terre , durant le temps de six moys;

Facille.

Le payement de six mil hommes à une fois;

Difficile à payer tout à une fois; mais facille à payer moys par moys, et ne se y trouvera faulte.

Les bampniz et forussiz de Naples et de Millan demourans hoi-s leurs maisons jusques à ce, etc.;

ReObrmablc pour autant qu’il semble estre contre l'honneur du Roy.

M' de Bourbon et .ses complices condempnez pour reliellion retournent en leurs biens confisquez;

Facille, vuidant les aultres poincts.

I>e procès de Madame demeure suspendu la vye durant dudict Bourbon ;

Facille.

Quictances de Millan , Gennes et Ast;

Facillc. Bien seinbleroit estre raisonnable qu’on laissas! au duc de Bar l'estât de Millan sa vye durant.

Permission à Bourbon de poiu'suivrc la conté de Prouvence contre le Roy;

Facille.

Quictance des querelles du Roy sur la maison d'Airagon ;

Facillc.

Bourbon demeure exempt du senice et devoirs de sa personne, luy vivant, et peult demeurer au service de l’empereur et ses complices, encorres que le Roy ne puisse retirer nul subgect dudict empereur sans son congé et voulloir;

Facille, mais qu’on ne le voye jamais.

L’article de Gueldres qui prive les enflans du duc de Gueldres de l'Ëstat après sa mort ;

RelTormable.

Le roy de Navarre, le duc de lluictembcrg et messire Robert de la Marche '

Facille selon le traicté.

N'a esté permis au Roy de nommer tous ses alliez;

ReQbrmable, et les nommer dès à présent.

Le prince d'Orange doibt jouir, etc.

Facille.

Quictance de Naples;

Facile.

Oultrc la quictance de Naples, Millan, Gennes, Ast, souveraineté de Flandres et d’Artbois, Tournay, Toumesis, Mortaigne, S'-Amand, et le droict de la cité d'Arras, semble que l’empereur se debvroit contenter si le Roy luy bailloit deux millions d’escus, tant pour la raiiçou dudict seigneur que pour toutes aultres choses, payables toutes fois ainsy qu’il s’ensuit, c’est à savoir : que ledict seigneur Roy

' Le» mots suivant» sont effacé»: «abandonnez du Ro^. quelque traicté qu‘ü ait devant faict avueques eulx •

confessera avoir receu iin}; million d’escuz à cause du mariage de la sœur aisnée de l’empereur; et de l’autre million, sera payé cinq cens mil escus comptant en recouvrant messeigneiirs ses enflans; et les cinq cens mil escus qui resteront, payables en cinq ans, à cent mil escur par chacun an.

N' L.WIII — LETTRE DE L EMPERELR CHABLES-OlT^T A MADAME DA.NGOllLÉME.

L'empereur regrette que le Hui n'ail pas accepté le traité de pats qu'U lui a proposé. — Il proteale de nouveau de son déair de la pais générale, et envoie M. de Reux pour faire connaître ses intention» à madame la régente, puis bu Roi prUonnicr. — L'empereur a donné ordre au duc de Bourlwn et au vicc-roi de Naples d'eiivojrcr facilement des nouvelles du Roi A la régente. — Il espère connaître le» intentions du Roi pour une paix délinîtive. — Il se plaint de ce que l'on use de rigueur A l'égard du prince (TOrange. 1) demande sa mise en liberté.

(.•un» JtU.1

Madame la regente, par le maistre d’hostcl de mon vis-roy de •Naples, j'ay receu vos Icctres gralieuscs et pileuses pour l'infortune survenue au Roy vostre fdz. Il me dcsplaist que d’heure n’a voulu entendre au traicté de la paix d’entre luy et moy, et conscquenlcment de toute la chrcslicnlé; laquelle, comme .saves mieulx que nul autre, j’ay pourchassée de tout mon povoir, sans avoir esté ouy de vostredit lilz. Mais Dieu, qui est vray scrutateur de sens humain, qui congnoist nia vraye intcncion, m’a de sa grâce donné victoire, de laquelle ne veult pas user par cffect exlresme; mais persévérant en ce bon voullolr de la paix universelle, j’envoye vers vous et de là ver.s le Roy vostrcdicl fdi le sieur de Reux, mon second chambellan, pour vous declairer mon intention sur le traicté de la paix, et demandes Justes et raisonnables de ce que de longtemps le Roy vostre dicl filz et scs prédécesseurs me détiennent.

Madame la regente, pour vostre consolation et aussi que in'avei pryé que pensiez avoir souvent nouvelles de vostre filz, j’ai rescripl

captivitf'; du roi François i-,

par Icdict sieur du Reux à mon beau frère et lieutenant general en Ilalye, le duc de Bourhonnoys, cl è mon vis-roy de Naples, qu'ilz ayent i y donner ordre, et faire asseoir poste, tant pour vostre désirée consolasion , que pour povoir aussi de ma part entendre A quoy le Roy vostre fdz veult venir pour la paix et amystié perpétuelle d’entre nous deux; et entendez. Madame la regente, que, de ma part , ne veulx user envers nuis Françoys de la rigueur qu’on use envers mon cousin le prince d'Oranges, que jiisques icy a esté très mal traités, vous priant de lui faire mieulx : et me le veuilliez envoyer incontenant, soyt par rançon ou eschange , promettant vous en rendre bon compte, et me donnerez cause de faire à vostre fds et à vous aultre chose dont me requerez.

Ledict seigneur vous dira, sur ce, les autres points plus avant, et sera la fin h la présente , avec ceste gracieuse recommandacion à vostre bonne grâce

CHARLES

V LXIX — LES ARTICLES DÜN TR.MTE DE PAIX PROPOSES PAR LE ROI ÉTANT PRISONNIER A PIZZIGIIITONE’. ET PORTÉS A L EMPEREI'R PAR

Page 1