AU ROY
Monseigner, j’ay, par l’escuyer Bresdole*, receues deux lettres de vostre main qu’il vous a pieu m’escrire, et vouldrois bien que Dieu me fei.sl ceste grâce d’avoir le povoir tel en vostre délivrance, comme vous plaist le m’cscripre , car l’une des choses de ce monde que plus j’ay désire et désiré, c’est de veoir une bonne et seure paix d’entre l’empereur, vous. Monseigneur, et vos bons amvs étaliez*, congnoissant que ce seroit le grand bien de toute la crestieute et le re|)Oz de voz deux Majestéz. Ft s’il est possible (|ue ainsi peult ad* venir, je ne double, Monseigneur, que ne pervenezà vostre désir do liberté, pour latjuelle, en ensuivant ce qu'il vous plaist in’en mander.
* L’èdiietir de» Lellrt-i de Marguerite de Navarre a , par une singulière inadvertance . publié cetio Icllrc de Tartliidu' cbmcd'Autnrbepour une lettrede la reine de Navarre [Lettres de Marguerite lime, I*' reciiml, p, 178), el on retrouve cette opinion inexacte dans »on a* recueil. P* 34- La souscription et les termes de
eérémonie employés par l'arcbiducbesNC à Tégard do la régente et du Roi aiiraionl dû le prévenir contre celle erreur.
* l/ps copies morJprnes de cette lettre portent PrtulUt.
* Cette phrase el plusieur.v autres de la lettre sont dénaturées par iedition des Lettres de Marguerite de Navarre.
ay escript à madame la regente pour avoir ung sauf-conduict pour le personnaige que doy envoyer vers l’empereur; et poves estre asseuré que à moy ne tiendra vous donner à congnoistre la voulonté que j’ay de vous y faire service.
Mais, Monseigneur, comme il vous plaist dire que j’ay tout povoir en cest affaire , il me semble semblablement que vous y povez trop myeuU ayderque moy, pour ce que je suis bien seure que avez affaire à ung prince sy vertueux et bon , quant chose qui sera raisonnable ne serez refusé ; par quoy ay bonne espérance vous y faire quelques bons services , comme celle qui veult tousjours demourer
Vostre plus humble,
MARGUERITE *
N* LXXV. — LETTRE DU ROI DE FRANCE A MADAME D'ANGOULÈME. (Vo;» pl. III.)
Lettre écrite eecrftement pour pr<fveDir medame U régente que ie Rot doit être iranaporié à ^faplea par mer. — H faut le faire enlever. Le$ hommes et les Taisaeaux seront peu nombreox. — > Cela sera facile en sc hâtant.
(D* PitogkiioM. IS oui
Madame, se porteur m’a aseuré de vous porter sete letre seuremant, et, pour se que j’é peu de tamps, je ne vous dyré autre choie, sy n’est que je man[iro]is lendy pour ni’an alcr à Naples, et pourtant, s’yl est posyble, pourvoyessy* par mer, car nous n’arons que quatorze galères pour nous mener et inyle et houygt sans Espaygnoys pour les founiyr; mei se seront tous Icus aquebeutycrs : an tout ü
* G>llcction Dupuy, vol. 876, Bibliothèque royale.
' Le document suivant» placé avant sa date, contient le récit de l'envoi du bâtiment pour essayer d'enlever le Roi; mais
le séjour de François 1“ à Gènes fil abandonner l'entreprise. M. de Montmorency se rendit la nuit dans cette ville et secrètement.
n’y a que dylyganse , car, sy ele est fete , j’é eperance que byentoust pourés revoyr
De Pysquelon , le iii* niay.
Vostre très humble et (rés obeyssant ryii.
FRANÇOYS