‹ Captivité du roi François IerChapitre 77 sur 241 · C.\l>'ri\ ITÉ F.N ESPAGNE · texte numérisé non relu

C.\l>'ri\ ITÉ F.N ESPAGNE

DKPL'IS L’ARBIVÉF. DD ROI À BARCELONNE Jl’AQD'X LA SIGNATIRE OU TRAITÉ DE PAIX.

(92 juin 1595. —> Fin de déceuilire 1595.)

N‘ XCMIl.— LETTRE DE LA DlîaiESSE D’ANGOULEME Al; ROI

Elle e»p^re que le voye^e du Roi en E»p«gne abrégera m captivité — - Reconnaissance de U régente envers le «ice*roî. — Le Roi devra, par tous In moyens possibles, essayer de voir l‘etnpereur. — Brion lui dira le résultat des Dégociationi qu’il vient d'eolanier avec rem>

pereur.

Monseigneur, je rends grâces à layssé , et suys seure que ne fera ci

' Le< deut frnpnicnls suivant., rontiennent des rcn«cigneinenls sur les cUITérenl) lieux dans lcM|ue)a le Roi fut successive* nicnl enfermé en Espagne. Le premier est tiré des Mémoires de Saint-Simon; te second est dû à M. de Lussv, architecte, qui a longuement séjourné à Madrid, et qui Ta coinmuniqiiè k M. Rey, auteur d‘un volume sur la caplivilé de François l".

f" fragment. «Je considérai cette horrible cage de tous mes yeux et de tonte ma plus vive attention, malgré les soins de don Gaspai^ à m'en distraire et k me

presser d'en sortir lui qui, confus

lorsque je lui avois témoigné le désir de la voir, lu'avoit répondu : «Eh! II! ül se- • nor duque, dequoi parlet-vous U?

celluy qtii ne vous a jamays devoz plus grans afleres, de la con-

Celte chambre n'elnit pas grande, cl n'avoil qu'une h*uIc porte, celle de l’entrée. EUc élolt accrue par un enfoncement sur la drnilr en entrant, vis-à-vis de U fenêtre, asseï grande pour donner du jour snlUsaimncnt, vitrée, et qui poiivoit s'ouvrir, mais à double grille de fer, bien foKe et bien ferme, scellée dans la muraille des quatre côtés. Elle étoil fort hante du côté de la chambre, donnoit sur le Mançanarer et sur la campagne au delà. Il y avoit de quoi mettre des sièges, des coffres,

quelques tables et un Ut De la fenêtre

de celte chambre au pied de la tour, au bord du 5iaiiçanarez, il y a plus de cent pieds; et tant que François 1" y fut, deux bataillons furent nuit et jour en garde ,

tynuacyon de vostre bonne santé , aveccjues la seureté de vostre voyage d'Espaigne, qu’il vous a pieu me faire savoyr. Qui m’a estéungcommancemcnt de joye, telle que vous, monseigneur, pouvez sentyr, pour i’esperance que j’ay de l’abrevyacyon de vostre delyvrance. El cognoistrez et entendrez, par ce que je vous mande par ce dit porteur, combyen les ennemys de paix trouvent maulvays vostre voyage que vous doibt rendre et nous tous de tant plus oblygés à mon rousin le vy-roy : vous siipiyant, monseigneur, que par tous les moyens que vous pourrez, vous essayez de veoirou d’aproucher Tcm-

M>us les armes, au bord du Mançanaret.

qui coule tout le long et fort proche. Telle est la demeure où François 1** fut si longtemps enfermé. •

2* • François I* a été enfermé

dans trois endroits diiïérenU : d'abord dans la tour carrée de los Lusaocs, qui est en face de l'hélel de ville et près du clocher de San-Salvador. Cette tour était autrefois une des plus fortes de l'cnceinte, et faisait partie du système des fortiDcations. Au temps de Charles -Quint, elle était sur la limite de la ville de ce célé. couronnement du fossé parait encore dans la petite rue del Code, qui tourne derrière et qui va an palais du comisariu de cruzada. La poterne qui lui servait d'eotrée existe encore, mais elle est tiuirée jusqu'à la hauteur de la corde do la voûte. La garde et la surveillance en étaient d'autant plus faciles, que. défeiidnc par un large fossé du c6té de la campagne, elle contenait un vaste corps de garde au rez-de-chaussée, et était terminée par une plate-forme d'où l'on dominait une tiès-graude partie des murs d'enceinte, et où Ton a placé aiijour d'hui le télégraphe de marine qui correspond avec Araujuez.

■ F rançois I" resta dans celte tour ju.squ'â

ce qu'on lui eût préparé un appariement au palais del Arco, rnainteoanl détruit; et cnûo on te transféra dans une autre tour, qui faisait partie du palais du rot dans l’Alcazar.

• L'ancien Alcazar regardait bien le Maiiçanarez, mais n'en était pas aussi presque le dit Saint-Simon : il y avait, comme au jourd'hui, avant d'y arriver, i*el Cam(>o del Moro; 3* la route du Prado, qui est fort large; S* la Pradera de los Lavaderos : lieux qui n'ont eu de constructions dans aucun temps. L'Alcazarn'exîstc plus; c'est sur une partie de son emplacement qu a été bâtie, par Philippe V, la magnifique résidence aclncllc des rois d’Espagne. Le pavillon du midi et une aile reposent sur les anciennes fondations, mais les parties de l’est cl du oord, qui regardent la Montana del Principe Pio, sont entièrement nouvelles. L'Alcaiar s'étendait depuis le nouveau palais jusqu'à celui du conseil de Castille, et la maison actuelle du marquis de Malpics, au bout de U Colle de la Almudeua, en occupe le centre. Quant à la prison de François 1" à l’Alcazar, la tradition n’a pas conserve le souvenir de la place qu'elle tM'cupail. •

SECTION III. — CAPTI\ ITI''; EN ESP.ACNE. 233 percur, affiii que l’emre qui tant est desvrée et iieeessayre puis.se eslre du plus toust aconiplye. Bryon arrwa devant-hyer venant de devers ledit seigneur eiupenuir, et s’en reloiinia à toute dilligenee devers vous pour vous rendre compte de ce qu’il a layt : cl quant vous verrez que possvble sera (jue je inecte en IvBerlé rennuye que j’av de [ne] vous aprouchcr, je vous suplye le me l'ere entendre, et vous cognoistrés que ce sera le plus desvré et agréable voiage que fist oneques voslre, etc.

LOVSE.

%• XCIX. — LEÏTKK DE UIAftLEi-Qtl.NT AU Ktit

L'eoipercur m réjouit de l'arnxéc du Roi co £i|uigne. — EUe facilitera U pii* ({coérale. — ■ Il a donné ordre «u vice 'roi de venir l’informer de» intention» du Rot, et de continuer k le bien irailer, comme rcU a eu lieu juaqu'à préaeut,

[iùM

C,c m’a esté plaisir de sçavoir vostre venue par deçà, pour ce que, à cesle heure, elle sera cause d'une bonne paix gcncralie, pour le grant bien de la chrestientc, qui est ce que plus je desire. J’ay oi^ donné à mon vis-roy venir vers moy pour m'advertir de vostre intencion , et aussy l’ay chargé continuer au bon traitement qu’il vous a faict, et seroye bien inany que si vous avez esté bien Iraitté jusques à orres, ne le fussiez encoires mieulx par deçà, pour vous donner à rongnoislre le désir que j’ay de demourer

Vostre vr*y frère et amy .

CHARLES

CAPTIVITÉ DU ROI FRANÇOIS p.

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