‹ Captivité du roi François IerChapitre 76 sur 241 · I.as I faiz que ce penser en vain ne tunibe point · texte numérisé non relu

I.as I faiz que ce penser en vain ne tunibe point

Si venir veidx opulans les parcs de tes amis.

Ilclasi n’entend-tu point comme à toy pleure et crie L’Euro j>c universelle, et requiert ce bon germe Qui sçayt fniict gracieulx plus qu’aultre nul produyre.

Certes, tu scés qu’il vient de la tant noble rasse De cil lequel, estant de son sang liberal.

Du fier joug estrangier délivra l'Italie.

Et s’on cherche le vray, la triste plante injuste Que l’AlTricque et l’Europe oultraige rudement.

Ne craint point tant le vent couroussé, fer, ne pluye, Comme du lis doré la splendeur reluisante.

Las ! qui le tient or loing de sa clierc maison.

Par les aspres deseiLs en yver oulragctu,

Ft de luy la doulcc umbre à nos désirs desrobbe i*

Las 1 que cil qui le tient auroit plus grand honneur Le mectre libre en paix, que le tenir par force !

Hélas ! ne cache point si precieuse fleur Au jardin des Françoys, qui désormais est sec.

Sans que pluye ou doulx vent le puisse restaurer. Tant que de celle odeur privé se trouvera.

Attant nous soit assez du grant pasteur Admette Avoir en pleurs chanté aux Nimpbes de la l'Vance; Pour ce que là où croist le vouloir, la voix fault.

Et par ainsi repos preigne la lasse lire.

Et les vents, qu'à ouyr si attentifs s’arrestent.

S’en voisent promptement en racontant partout Comme pleurans irons et crians nostre Admette ; Tant que, sans retourner où il est attendu,

Tout espoir et douleur estainte nous tiendra.

Ainsi tournons-nous-eu, brebis, à la maison :

Car le soir va semant desjà le ciel d’cstodles.

Et la vapeur nocturne olfence les troupeauli.

TROISIÈME SECTIOIN

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