‹ Captivité du roi François IerChapitre 85 sur 241 · N* CXIV — TIIÈVE SUR TERRE ET .SUR MER · texte numérisé non relu

N* CXIV — TIIÈVE SUR TERRE ET .SUR MER

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Amne de Moütmorehct , mareschal de France, conseiller du Roy, chevalier de son ordre, cappitiine el lieutenant general pour ledict seigneur en son armée de mer, à tous admiraiilx, viz-admiraulx, cappitaines, justiciers, officiers, sujets dndict seigneur et autres qui ces présentés lettres verront, .salut. Sçavoir faisons que, par ordonnance dudict .seigneur, avons promis et asseurc, et par cesdites présentes promectons et asseurons i tous cappitaines de gallaires, carraques, naves et autres des pays, terres et suhjccts de l’empereur, présentement navigans et qui pourroient naviguer, que de ce jourd’uy jusques au quinzeiesme joiu" du mois de septembre prochainement venans, ungs chacun d’eulx pourront aller, venir, passer, repasser, fréquenter et marchander seureraent et franchement de toutes sortes de marchandises, tant en la mer de levant que de ponant, et es lieux où bon leur semblera , sans que pour occasion de leur passaige soit fait, permis, donné, ny consenti faire, ny donner, aucun destourbier ou empescheinent. Si vous mandons à chascun de vous, comme

à luy appartiendra; expressément delTendons que, en siiyvant le voloir et intencion dudit seigneur, vous souflrez, permectez, donnez, ne consentez que ausdicts cappitaines de gallaires, cairaques, naves et tous autres vaisseaulx des pays , terres et subjects de l’empereui-, navigans et conduisans marcliandises, soit fait, ny donné nul empeschement en quelque sorte que ce soit , siu" tant que craignez à désobéir audict seigneur, et sur les peynes réservées à son arbitre.

Fait à Veausonnon, souiz nostre .saing et scel armoyé de noz armes, le xiin* jour de juillet, l’an mil cinq cens vingt et cinq

N- CXV. — LETTRE DE MONSIEUR DE LA BARRE A MADAME LA DUCHESSE D ALENÇOS.

Lr Roi lui â ordooné d'envoyer à la duclieue les lettres de l'empcrear apportées par Brioo. — Le Roi monte i cheval pour aller à vêpres à Sainl-ilicronyme.

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Madame, le Hoy m'a commandé, despuys, que j'envoye à Madame les lettres que l'empereur luy a escripte par monsieur de Bryon. Je les vous envoyé cy, madame, pour, sy vous plest. avec les autres les luy vouiloyr bailler aussy. Madame, mondit sieur de Bryon vous escript bien amplement de son voyage.

Madame, Nostre Seigneur, par sa grâce, vous veille longuement garder en bonne santé, et après vous donner son benoist paradis.

Le Roy s*en va monter à cheval poiu* aller à vespres à Saint-Geronime.

Votre très humble et très obeyssaot serviteur, DE LA BARRE.

' En même temps il fut conclu k Breds , et le môme jour, entre madame la régente et rarchiducliosse d* Au trich e , gouvemanle des Pays Bas, un autre traité pour la sû> reié de la pèche et abstinence de guerre durant six mob. Les ratiheations de Par-

chiduchesse sont du i6 du même mois, et la proclamation dans le royaume de France est du 3 septembre. Le traité est imprimé dans le Recueil de Léonard (t. II , p. 193; Paris, 1693.)

SFXTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE

N- C.XVI. — LETTRE DES AMBASSADEURS DE FRANCE EN ESPAGNE AU PARLEMENT DE PARIS.

Nooveiie* da Roi. — > L’einperear le fait tréa-bien Irmiier , loi a ^rit plaaicun foit* — a dono^ uo Muf-coodoit pour la ducbe**c d'Aleoçon. — A ion arrivée en F.spagne. lea malades de» écrovelle* aont venus en trèa-^rand nombre se Dure toacber par le Roi.

tS jvilUi 1525.]

Messieurs, congnoissant le grand désir de la compagnie, qui est de sçavoir certaines nouvelles de la santé et prospérité du l\oy, nostre souverain seigneur et maistre, vous certifie l’avoir laissé à trois lieues près Valience , faisant aussi bonne chere qu'il est possible, tant et si humainement traicté et honoré de ses gardes, par la volloiité de l'empereur, qu'il n'est possible de plus, hormis la liberté, de laquelle, grâce & Dieu, avec bonne conclusion de paix univeiselle, sommes en bonne esperance ; car l’empereur, depuis la venue du Roy en £spaigne, luy a escript par deux fois estre fort joyeux de son arrivée icy, espérant par ce moyen conclusion briefve de la paix. Ledict .seigneur empereur envoya hier devers le Roy pour le faire approcher de luy; a baillé sauf-conduit à madame la duchesse d’Alençon' pour mettre fin, à sa venue, à toutes querelles, et prendre resolution sur la delivTance du Roy et paix universelle qu’il desire.

L’empereur a accordé abstinence de guerre et trcfve d’icy au premier jour de janvier, que M' le mareschal de Montmorency porte en France. A Barcellonne , Valience , ou autres lieux d’Espaigne où le Roy est arrivé, tant et si grand nombre de malades d'escrouelles luy

' Le Muf'conduil pour U duchesse Marguerite ne fui accordé qu'au mois de juillet, apres les négociations du maréchal de Montmorencj avec l'empereur, qui sont du commencement de ce même mois (ci* dessus, n*'CVIl clCVIII). C'est donc a tort que l'éditeur des Lettres de Marguerite de

Navarre donne pour date, à 1a vu* lettre de son deuxième recueil, le mois de juin i5a5, lettre dana laquelle Marguerite parle des préparatifs du voyage qu'elle va faire selon le désir du Roi. La lettre vu, p. 34, est tout au plus du milieu de juillet iSaS.

254 CAPTIVITÉ Dlj ROI FRANÇOIS I".

ont esté p^cscnte^ pour les toucher, avec grant espérance de guérison, que en France ne fut oneques en si grant presse; et vous certifie que sa personne porte grant grâce et aniour envers tous ceulx qui le voyent, en désirant sa délivrance et paix, qu'est necessaire autant à nos voisins que à nous.

Messieurs, de ce que se ensuivra serez au plaisir de Dieu advertis, me recommandant toujours à la bonne grâce de la compaignie, priant le benoist Créateur vous donner toute prospérité et préserver toute la compaignie.

De Tolede, ce xviii* jour de juillet i5a5.

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