I.o commandant M..., de Mnntauban (Tara-et-Uaronne
voyê par sou médecin iï lliipveni dans le* premiers
d'août l$&3. Get officier supérieur éprouvait des
•es continuels depuis quelque temps. Sa tête était
mrde. il avait des palpitations et des suffocations ; sa
larche était parfois incertaine et le travail de cabinet
luit devenu impossible.
M. M... est d'un tempérament sanguin, et d'une de ces
CàPYERN. - SES EAUX M1NËHALES.
^Huilons plélhoriq ues vigoureuses qui disposontau*
attaques d'apoplexie. Son faciès est très-coloré, Bon ptmls l'oit et plein. Les hémorroïdes n'ont jamais flué-
l'nracRiPTinss : Boire dans la matinée seulement, à lu Hoant-CaStrte, Quatre ou cinq verres d'eau minérale, à un intervalle de demi -heure entre l'ingestion de chaque Vtrrêe. Prendre te bai» de la manière suivante: M. M... notera debout un quart d'heure, tes pieds dans la baignoire, avec du {'MU jusqu'aux mollets. Puis, il devra s'asseoir cl rester trais quarts d'heure aiec de l'ctni jusqu'à l'ombilic.
l,o k'nileraaiii du jour où ce traitement fut institué, les vaisseaux liémorroïdauK étaient congestionnés et les lié- DLOiroïâes étaient en train de couler abondamment, L'écoulement persista pondant toute la durée du traitement, gui lut d'une quinzaine do jours. Los vertiges, les essoufflements avaient disparu avec l'apparition de la fluxion critique: la tète était devenue libre, l'énergie des fonctions digestîvos ne laissait rien à désirer. M. M... s'éloigna de linpvoni, snobante d'une guérison qu'il n'avait pas espérée si prompte.
Peut-on, dans le cas que nous venons dp citer, l'attacher à l'asthénie les phénomènes congestifs qui ont été si rapidement jugés par l'exhalation sanguine rectale? Evidemment, cela n'est pas possible.
La spécialité d'action qu'exerce incontestablement l'eau de la Hounl-Caoule sur tout le système abdominal rend son administration, dans les congestions actives vers le cœur, la tète ou le poumon, beaucoup moins dangereuse que l'on ne pourrait le croire, lorsque l'hypérémie sanguine est liée à la suppression
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lémorroïdale ou menstruelle. Cette action, favorisée mploi de l'eau minérale, tend à déplacer le mouvement lluxionnaire, et à l'appeler, des parties supérieures du tronc, veis les ditlcrents organes contenus dans la cavité abdominale. Les malades de cette catégorie ne doivent prendre que des bains de jambes, des demi-bains. Ils doivent boire l'eau minérale en petite quantité; prendre des douches ascendantes rectales, et à percussion sur 1g périnée. Et si, malgré ces précautions, les phénomènes congeslifs nedisparaissent pas ou augmentent, il faut renoncer à la médication excitante de la llount-Caoute, et s'adresser à la source du Bouridii, dont la vertu consiste, comme nous l'avons vu, à résoudre les états hyporémiques ou phlogistiques, à éteindre les foyers d'irritation.
Noua terminerons ce chapitre par quelques observations que le praticien ne lira pas sans intérêt, car, nous ne cesserons de le répéter, parmi les propriétés que nous reconnaissons à l'eau de Capvern, une des plus remarquables est certainement sa spécialité d'action sur le système abdominal, et les faits cliniques en sont la meilleure démon si ration.
'<■ lu iti/'iirestioR du /lui
. D., de Riscle(Gars), ilgè de 30 i
loSjuin 1W70 . El«st d'un tempérament sanguin, d'une constitution robuste; il se plaint de vertiges et de douleurs cépbaliques continuelles ; des bourdonnements d'oreilleslefiUiguentbeaueoup. Sujet au (lus hcmorroïdal, il a vu ces accidents se produire à la suite du sa disparition. Le traitement qu'il a subi a\a;it son départ puni fiapvern a consisté en applications réitérées de sangsues au fondement, en purgatifs salins et aJoô tique» et en demi" bains, mais rien ne l'a soulagé.
Phescbiption : D'abord bain de jambes très-chaud pendant un quart d'heure, puis le demi-bain tempéré à lu HotUlt- Caoutn; de deux à six terres d'eau minérale en boisson; douehês périnéalei et (ntrarectalei eh&udes.
Sous l'influence de cette médication l'amélioration rïo tarde pas àse produire. Au huitième jour du traitement. M. D... est purgé abondamment par l'eau minérale, et les hémorroïdes lïuont pendant quatre jours. A partir do ce moment, disparition des vertiges, des bourdonnements d'oreilles et de la céphalalgie. Le malade se retire le 30 juin .tout à fait guéri.
Observation If. ~Supprex±io>i des hémorroïde*-, (7;/y ;>se', eomjestion vers la tête.
Gabriel D...de GastoInau-liiviiTc-llasse il hiu["s- Pyrénées), iïgo de 5ô ans; constitution robuste, tempérament sanguin, fie laboureur arrive à Gapvern le \i juillet 1870; depuis bien longtemps il est héinorroîdaire, et sujet à des écoulements sanguins périodique.!! par l'anus. Toutefois, aucune évacuation ne s'est produite depuis environ six mois, et D... éprouve un malaise général, sa léte est lourde, il a des vertiges, il est forcé de chercher souvent un point d'appui pour ne pas tomber, il ressent des picotements dan s tout le corps, ses digestions sont laborieuses, et il est habituellement constipé.
HÉMORROÏDES
On Ta saigné, purgé ; on lui a l'ait plusieurs applications is, mais sans aucune amélioration dans fiélat.
TiiAiTEUËNi HYDROHruÉriAL : De quatre à six verres fff.au, s la matinée à la buwttc du yrand ètablîswtuenl; bains e jambes; demi-bain à la Iîo'jnt-Caoute. Douches intrarectales et à percussion sur le périnée.
Au quatrième jour du traitement, les tumeurs hémorrnidales sont gonflées et le lendemain le sang s'en échappe avec ahondance. Tous les symptômes de congestion sont jugés par la réapparition de cet écoulement, Ifs symptômes dyspeptiques disparaissent et D... part guéri le 30 juillet.
i des hémorroïdes, conges-
Observation III, — Suppre
n célébrait.
M. M. ...de Bordeaux, employé aux bureaux du chemin de âgé de 30 ans. Tempérament bilioso-sanguîn.
me constitution, se rend à Capvorn le ili juillet 1670.
?puis cinq ans, M... availdes hémorroïdes qui coulaient rois à quatre fois dans l'année; elles n'ont pas Hué depuis
t mois et le malade éprouve de violents maux de tète,
i vertiges, dés fourni illi' me ni* dans toutes les parties du
■ps, tout travail de cabinet est devenu impossible. H... s peut conserver la station debout, sans tomber s'il ne
înd un point d'appui quelconque; il a toujours les pieds
i le but de rappeler le llux hémorroïdal, on lui a ministre l'aloès, les purgatifs salins et plusieurs spolias sanguines locales ont été faites, et tout cela inu-
PnËseaiPTioN: De quatre à six verres d'eau minérale; demihaint à la llount-liaoule, bientôt abandonnés, & cause de t'i-.tvituliim produite- clu'z !•• uiiihvk, pour des bains entiers au