J CAPVERN. - SES EAUX MINÉRALES
Odsebvations. II. — Névralgie du col de la vessie et de l'urètre tous la dépendance de la diathète herpétique,
M. X..., juge dans un tribunal du département du. Gers, est âgé de quarante-sept ans. il est d'un tempérament sanguin et d'une eomplexion robuste. Sa santé a toujours été bonne. Il n'a pas eu les hémorroïdes et n'a jamais rendu de sable dans les urines. Son urètre est libre et la prostate est à l'état normal. Depuis déni ou trois ans, il subit quelques manifestations de la uiathèse herpétique. 11 s'aperçut un jour qu'il avait sur l'orteil d'un pied, et sur deux doigts de l'autre, une éruption que son médecin qualifia d'eczémateuse. A plusieurs reprises, il a remarqué un léger suintement sur les surfaces malades. Au mois de ruai, l'eczéma avait disparu. Alors M. X.., ressentit pour la première fois une certaine gène, et même un peu de douleur en urinant ; cette douleur correspondait au pubis. Au reste, il éprouvait comme un embarras dans toute la région périnéale. 11 rendait fréquemment des urines, mais en petite quantité. Ces urines avaient leur couleur normale et ne contenaient aucun dépôt de mucus ou de sables. Les irradiations douloureuses se dirigeaient du cùté de la verge; et M. X..., éprouvait dans le canal de l'urètre des démangeaisons intolérables, surtout la nuit. On eut recours à de nombreux moyens pour calmer ces symptômes ; mais on n'y réussît point. M. X... partit pour Capvern le 15 juillet, 1870, et commença son traitement le 16. La médication hydro-minérale consista en boisson à la Hoanl-Caoute, en bains quotidiens au Douridé et douches descendantes sur l'bypogastre.
L'amélioration s'établit rapidement. M. X... fut surtout enchanté du bien-être que produisirent chez lui les bains du Oouridé. (Vest à ces bains qu'il attribua sa guérison, car il partit tout à fait guéri, après un traitement de vingt jours. Après les premiers bains, les démangeaisons, les difficultés
s la miction disparurent comme par enchantement. Ce
u'il y eut de remarquable c'est que, pendant les premiers
s du traitement, en même temps que les phénomènes
1 côté de la vessie et de l'urètre s'apaisaient, les surfaces
lémateuses devinrent humides. Cela dura trois ou quatre
; puis l'eczéma lui-même disparut peu à peu, il ne
ait aucune trace quand M. X... nous quitta.
flexion. — Dans cette observation on voit un itase herpétique, et la disparition, n eczéma chronique a donné naissance aux acents névralgiques qui se sont produits chez M. X.. du côté du col de la vessie et du conduit excréteur de l'urine, et quand ou connaît les vertus de notre source si sédative du Bûwrid^ dans les névralgies, et même son efficacité contre certaines affections de la peau,
É n'est pas surpris du bon résultat que ces eaux ont duit chez ce malade.
ie traitement hydro-minéral de la névralgie du mi de la vessie doit consister en bains prolonge.
llouridc. On ne doit pas négliger les douches tempérées et même froides sur les régions hypogastrique irincale. Les douches ascendantes intra-recîales l aussi. La durée et la force de ces douches ieront nécessairement selon les cas. Si le malade t peu exciLable, et s'il est en même temps affecté dyspepsie, il pourra boire une ou deux verrées .u minérale à la buvette du grand établissement, il faudra en surveiller attentivement les effets.
CAPVEWV. - SUS EAUX MINÉRALES, Quand le sujet est considérablement débile, qu'il es lombé dans l'asthénie, alors l'eau stimulante et tonique de la Hount-ÇaouLe devra être préférée i celle du Bourïdé.
5 ' Maladies da la prostate.
Dans ce paragraphe, il ne sera question que de la prostalite chronique, et de l'hypertrophie de la prostate .
A. PnosTATiTE chhonique. C'est une affection fort commune, l'inflammation chronique de la glande prostate, et qui est d'autant plus grave que, sous l'influence des écarts de régime, elle peut être ramenée facilement à l'état aigu et exposer le malade à des accidents redoutables. La prostatite chronique est très-souvent confondue avec la cystite du col vésical. Elle peut se déclarer à la suite de l'inflammation aigufi de la prostate ; mais ordinairement on la voit se développer sous l'influence des excès du coït, et plus souvent encore, à la suite de ces blen- Borrhées si opiniâtres qui résistent aux médications les plus rationnelles chez les sujets d'un tempéramment lymphatique.
Nelaton (Pathologie, chirurgicale tome ■>, pageSlH), a décrit très-exactement les symptômes qui accom-
pagnent la prostatite chronique. « Les malades, ditil, mi nerit plus fréquemment et résistent moins an besoin d'uriner que dans l'état normal ; l'urine fait éprouver une sensation de brûlure au commencement et à la fin de l'émission ; ce liquide est expulsé avec moins de force, do la pesanteur se fait sentir au périnée; il y a de la chaleur, quelques élancements, et en outre l'urètre est le siège d'un suintement visqueux, transparent, analogue à du blanc d'œuf ; d'autres fois l'écoulement est plus abondant, opalin, et même ver I litre; souvent il est assez considérable pour simuler un véritable écoulement blennonhagique. Sous 1 'influence du régime et même des variations de température, les symptômes s'exaspèrent assez souvent : Ainsi le malade, assez bien la veille, sera pris d'écoulement plus abondant, de douleurs plus vives, d'envies plus fréquentes d'uriner, parce que le temps de sec est devenu humide ; à tous ces signes, nous ajouterons que la prostate fait une légère saillie dans le rectum, et qu'elle est plus douloureuse qu'à l'état normal. C'est dans la prostatite chronique que l'on voit survenir des écoulements plus ou moins abondantsetque l'on a désignés sous le nom rf écoulements wretro-prostaiiques de prostatorrkée, quelquefois spontanément, et souvent à la suite des efforts de la dcimUion, certains malades voient apparaître au méat orinaire, une gouttelette d'un liquide blanchâtre,