FAITS CLINIQUES
Obsehvation 1. — Catarrhe vésical sous la dépendance de a diathëse goutteuse.
Le nommé G., propriétaire de Vic-Feaensac (Gers), ûgé Ie35ans, vint à Capvero le27 juin 1871. Soo tempérament e?t lymphatique, sa constitution délicate. Il est sujet à la itoutte, dont les manilesLalions se portent sur les orteils des deux membres pelviens. C'est pour cela, que, !'an dernier, il fut soumis à un traitement par les boues de larbolan. Cette médication produisit chez lui une si grande :xcitation qu'il y renonça au boutde 12 jours de traitement. Lorsque G. fut rentré chez lui, il vit disparaître les gon-
CAPVF.RN. -
SES EAUX MINf
déments articulaires et éclater des accidents Ha côté des voies urinaires. Bientôt I! n'urina plus qu'avec difficulté et douleur ; la miction devint très- fréquente, surtout la nuit, et les urines étaient surchargées de mucosités. C'est dans cet état qu'il est arrivé à Gapvcrn; il est obligé d'uriner tous les quarts d'heure. Ses urines, qu'il rend en petite quantité, charrient des mucosités adhérentes au vase. Le malade a usé de diurétiques, de balsamiques, mais rien ne l'a soulagé.
Nous lui prescrivons deux verrces d'eau de Hount-Caoute dans la journée, et nous lui recommandons d'arriver, s'il y a tolérance, jusqu'à la dose de quatre verrées les jours suivants. Bains tempérés au grand établissement.
Le 6 juillet, l'amélioration s'était déclarée; l'émission des urines était plus facile et beaucoup moins douloureuse. I.e malade, reposait la nuit et n'urinait plus que toutes les trois heures. Vingt jours do traitement le rétablirent complètement. Au moment de son départ, les urines étaient normales, et G. n'urinaii plus que toutes les cinq heures.
Réflexions. — Nous voyons dans cet exemple un déplacement du mouvement fluxionnaire goutteux, provoqué par le traitement fait à Barbotan, et le catarrhe vésical rapidement modifié par l'eau minérale de Hount-Caoute.
Observation II. — Catarrhe vésical à la suite d'un refroidissement suint.
Joseph L., de Salles, département du Gers, agriculteur, âgé de 4l),ans, est d'un tempéra m eiu lymphatique et d'une constitution délabrée. Arrivé à (iapvern le 15 août 1871, ce malade nous raconte qu'au mois de janvier 1371, après une course fatigante qui l'avait mis tout en sueur, il fut pris de frissons, i s fièvre, et fut obligé de s'aliter. On ne
MALADIES DE L'APPAREIL DRIfiAIHE.
parvint qna difficilement à le réchauffer. Le lendemain, une cystite aiguë se déclara. Malgré le traitement rationnel qui fut alors employé, la chronicité do. i'aLVcc Lion ne tarda pas à s'établir, et aujourd'hui L. se plaint d'avoir la m fréquente et douloureuse; il urine au moins vingt l'ois pendant la nuit, et les urines qu'if rend sont chargées d'un dépôt murjucux abondant. Le malade accuse une posanteur Fort incommode au-dessus du pubis, et de l'ardeur dans tout le canal de l'urètre. L'exploration par la sonde
pat t de constater qu'il n'existe pas d'obstacle au cours
des urines, et que la vessie ne renferme pas de corps étranger.
Prescription; Deux' â quatre ferrées d'eau minerait de Hount-Caoute, progressivement. Bains au même établis-
Aprês 18 jours de ce traitement thermal, les symptômes "ysuriqiies avaient, disparu. L'hypersécrétion des glandes a muqueuse vésîcale était tarie, et les urines, retenues pendant 4 à 5 heures, étaient rede venues normales. L. partit radicalement guéri.
OesnBViTioN III. — Calnrriie vésieal consécutif à la
tpresiion du flux Itémarrolial.
Le nomme A., cultivateur de Sainte-dulombe (Bassesyrénées), àfié dér>flaus, se rnndità Capvcrn le IJjuin 1871. I est d'un tempérament bihoso-sanguin et d'une bonne ■niisiirulidji. Cr malade était depuis un grand nombre d'années sujet au iïux hémorroïdal. quand la fluxion lisparut, il y a deux, ans, à la suite d'un traitement local
Mi[i,'i'iii A partir de cette suppression, A. éprouva de la ' pour orinef- Aujourd'hui, il rend les urines mu- [BeuâBS avec des efforts douloureux et en petite quantité. Toutes les demi-heures, les besoins d'uriner se repruluiseut. Au premier coup de piston, le mq(|hde ressent une
210 CAPVERN. — SES EAUX Ml.NÉRALES.
cuisson tellement vive dans lo canal de l'urètre, qu'il lui semble qu'on lui fond la verge. La marche renouvelle cette douleur, tandis que l'èquitatiori et la voiture ne produisent pas chez lui le même effet La vessie ne contient pas de calcul, l'urètre est libre, la prostate n'est pas malade.
Prescription : Veut à cinq verrées d'eau minérale; bains de Hount-Caoute.
A partir du cinquième jour, A. est abondamment purgé par la boisson, et ses hémorroïdes Huent pendant quatre jours. Après seize jours de traitement, le malade se retire
Observation IV. — Catarrhe vcsical consécutif à une blennorrhée.
M. X.,négociantdePau(ï)asses-l l yrénées), âgé do 26 ans, est d'un tempérament lymphatique et d'une constitution délicate. Ilarrive à Capvern In 8 juin f«71 II y a 18 mois, ce malade contracta une blfinnurrti :■; .■■: et, malgré les traitements nombreux dont il a :;sé, IV-: lulement, devenu chronique, persiste enco-ir, en nuire, depuis six mois, M. X. à prou va des envies fréquentes d'uriner, li urine en petite quantité et avec douleur, et ses urines otfrent un dépôt do mucosités abondantes adhérentes aux parois du vase, l'as de pus, pas d'obstacle dans le canal de l'urètre, ni do corps étranger dans le réservoir urinaire.
Nous prescrivons à M. X. de deux à quatre verrées d'eau minérale et des bains tempérés de Ilount-Caoule.
Au bout de huit jours, le suintement muqueus urélral et les glaires du catarrhe avaient disparu, ainsi que tous les phénomènes de dysurie. M. X. fit à Capvern une cure de 20 jours et se retira corn [dé (oui eut guéri. .Nous avons eu souvent l'occasion de le revoir; il n'y a point eu de récidive.
Observation V. — Catarrhe vésical lie à un rétrécissement du canal de l'urètre.
il. \ ., do Bordeaux (Gironde), âgé de 50 ans, d'un tempérament nerveux et d'une bonne constitution, se rendit à Capvern, en juillet 1872, pour y Taire traiter un catarrhe de vessie dont il est affecté depuis six ans. M. X. a un rétrécissement de l'urètre consécutif à l'usage abondant dea injections astringentes. Ce rétrécissement se laisse difficilement traverser par une bougie n» 12 de la filière Charrière. Le malade se plaint d'ardeurs dans le canal, de chaleurs au périnée, de pesanteur à l'hypogastre ; il a des envies fréquentes d'uriner, ressent des épreintes douloureuses au col de la vessie, surtout après la miction. Ses urines, qui exhalent une odeur ammoniacale, contiennent des mucosités et du pus.
f'iu:sr;mpiiON : lieux à quatre terrées d'eau minérale de IIuunl-Gaoute; bains sédatifs au tfuuridé.
M. X. resta soumis à ce traitement pendant 20 jours. Au départ, les chaleurs du canal de l'urètre avaient disparu, et les épreintes du cùtè du cul vésical, après la miction, étaient moins vives. Mais le catarrhe de la vessie n'avait point été modifié. Nous nous attendions à ce résultat. C'était le rétrécissement qui empêchait le catarrhe de guérir. 11 fallait combattre le rétrécissement, c'est ce qu'on lit à Bordeaux, pendant i'hiver de 1873, à l'aide de la dilatation progressive. Au mois de juillet, nous revîmes M. X. Depuis que l'obstacle au cours des urines avait disparu, Bon catarrhe vésical s'était heureusement modilié (Sublata causa), et. après la nouvelle cure de 20 jours, il n'existait pour ainsi dire plus de traces d'une affection qui avait duré six ans.
Qbseiivàtion VI. — Catarrhe vésical s d'une hypertrophie de, la prostate.
M. P., de Cabors (Lot), d'un tempérament sanguin, d'une Constitution robuste, est âgé de 50 ans. C'est depuis ïî ans qu'il traîne sa nialadi?, allant d'un spécialiste à l'autre, de
la province à Paris, et de la capitale dans les départements. Il a suhi dp* opérations i|ui ne l'ont pas guéri, des traitements qui l'ont rendu plus malade. Fatigué de l'impuissance de la médecine, il a été condamné à renoncer à une position officielle lucrative et à se retirer chez lui, où il vit depuis plusieurs .'innées, avec ses infirmités, au milieu de souffrances atroces et sans laireaucune médication. Un jour, on lui parle de Capvern, et il se décide, pressé par sa famille, à un voyage qu'il entreprend en incrédule, en un mot en homme à nui rien n'a réussi. M. P. se présente dans notre cabinet de consultation le 24 juillet 1872. Toutes les dix minutes, il a desmicturiûons excessivement douloureuses. Ses urines brûlantes exhalent une odeur ammoniacale et charrient une grande quantité de. mucus , de pus et de débris d'épi (hélium. La prostate est énorme, et la muqueuse du canal de l'urètre, boursouflée, ramollie, saigne au plus léger contact d'une bougie. La vessie, rétractée, épaissie, pont à peino contenir deux cuillerées d'urine.
Notre pronostic fut grave, et nous nous contentâmes de prescrire à M. P. une verrée d'eau de lloutit-Cuoute, prise en deux fuis, dans la matinée, pendant les premiers jours, et des bains quotidiens au Hauridé.
Contre notre attente, après 20 jours de cette médication, l'amélioration fut considérable. Les douleurs, en urinant, s'étaient apaisées; la glande prostate avait diminué de volume au point de permettre le passage facile d'une sonde en gomme élastique u u 15. Le malade retenait ses urines durant quatre heures. Depuis cette époque, M. P. revient tous les ans faire sa cure thermale à Capvern, et il a conservé le bénéfice de cette amélioration.'. Il n'est i guéri, car il est des altérations anatomiques dont la médi-
cation par les eaux minérales, pas plus qpie ira is Capvern l'a beaucoup soulagé e rtahle.
nérales, pas plus que l'art,
triomphe pas; mais uap rendu la vie supportable.
Os servit ion VII. — Catarrhe ■ l'influence d'un ehangement de climat, de l'humidité et du froid.
La lettre suivante, que nous reçûmes d'un de nos malndes, est trop intéressante et trop spirituelle pour que nos lecteurs no nous pardonnent pas de la reproduire entièrement ici :
Voreppe (Isère), prùs Grenoble, 21 juillet 1874. ■ Mon cher Docteur,
■ Je vous adresse ces lignes do l'extrémité de la France vous annoncer ma très-prochaine arrivée à Capvern, veux consolider nia guérison. On m'a bien signalé, de ce colé, diverses stations thermales, Evian entre autres, qui ont des propriétés pour le catarrhe do la vessie; mais je ne connais pas ces eaux et j 'ni expérimenté les vôtres. .le viiis donc à Capvern, et la disianct 1 et les fatigues de ce long voyage ne m'arrêtent pas. Ce début doit vous faire pressentir qu'il est survenu dans ma santé un changement notable, je puis même dire inespéré, depuis le séjour que je Ds l'an dernier à Capvern. Vous savez dans quel état j'y nrrivai... J'étais eilénué, disons le mot, mourant. Je sortais d'une crise qui durait depuis 22 mois, pendant laquelle les accidents (es plus graves succédaient les uns aux autres et mettaient plusieurs fois ma vie en péril, ("est alors que je profitai d'un moment de répit pour me rendre à Capvern et me livrer à votre examen et à vos conseils. Mais, avant de vous rendre compte des résultats du traitement que vous me fites subir, il me parait utile, pour les conseils ultérieurs que vous aurex à me donner, que je rappelle à votre mémoire les causes nui avaient
' catarrhe vésical dont j'étais si douloureusement aQ'ecté. Ces causes sont diverses; je Tais essayer de vous tes retracer. Je vous tiendrai le langage d'un malade, et vous, qui êtes docteur, vous suppléerez à mon ignorance absolue des termes techniques et de l'appréciation médicale des symptômes. J'ai appartenu, comme vous le savez, à la marine et j'ai fait un séjour consécutif de quatorze années dans nos colonies brûlantes des Antilles. Je crois y avoir épuisé la série entière des maladies graves qui affectent les Européens dans ces climats : lièvre jaune, fièvres intermittentes rebelles, dont j'ai des accès dépôt* 17 ans, gastrite, gastralgie... ajoutez-y la nostalgie; car vous savez qu'à tout cœur bien né la patrie est chère, et j'en étais si loin, bêlas ! La nomenclature qui précède e-sl déjà fort raisonnable, et ce n'est que plus tard que je pus ajouter l'affection de la vessie.
■ En 1858, mon état devint tellement alarmant que je dus rentrer en Franco. Après un long congé, ma santé ne permitpasencorode con tinuer ma carrière. Jerecovais l'ordre de m' embarquer pour l'Océanie. Avant de me décider à i lointain voyage, je me soumis à l'examen d'un inspecte' général du service de santé maritime, qui n formellement que je n'achèverais pas la traversée et qu'on me jetterait par-dessus le bord. Je me le tins pour dit. Jusque-là, j'avais toujours mangé les poissons et j'en sageais avec une méd iocre satisfaction la perspective certaine d'être mangé par eux. Je fis donc un pas de retraite et restai en terre ferme. Si j'avais encore d'Horace au moral, je ne l'avais plus au physique. Dell larine, j'obtins de passer à un autre ministère, et je fa pourvu d'un emploi dans la H au Le- Lozère, c'est-à-dire qui i passai du climat brûlant des colonies à 21) degrés di roid.
» Si je détermine ce point, mon cher Docteur, c'est qoi je dus à cette brusque transition la première cause de ma
maladie. Vous voyez donc qu'elle remonte déjà à 14 ans et (ra'elle est devenue parfaitement chronique. Toutefois, je dois vous dire que pendant une dizaine d'années elle offrit un caractère assez bénin et que j'eus assez facilement raison des légères irritations que je ressentais à la vessie au moyen d'infusions appropriées.
■ Ce n'est qu'en 1869 que la difficulté d'uriner et la fréquence du besoin de le taire se prononça. . . L'affection prenait un caractère et se fixait. En 1871, sous l'empire d'un travail assidu, ininterrompu pendant longtemps, et d'une disposition morale très- fâche use, la première crise de tua maladie éclata subitement et avec une violence foudroyante quî me mit à la mort du soir au lendemain. J'habitais alors près de Moutauban. La crise dura vingt-deux mois avec des intermittences de soulagement et d'aggravation. Ma vie fut menacée pendant quatre mois durant. Si vous avez occasion de voir votre confrère, l'excellent docteur flolland, de Verdun, qui m'a prodigué les soins les plus éclairés et les plus assidus pendant cette épouvantable épreuve, il vous dira quelles lurent mes souffrances.
a La maladie était à l'état suraigu, et je n'aurais pas cru, moi qui avais déjà épuisé aux colonies toutes les suuflraiieus qui affectent le corps humain, et qui m'étais débattu dans les étreintes de la lièvre jaune, qu'il me fût possible de ne pas succomber cette fois. Un symptôme, mieux que toutes les démonstrations, vous dépeindra mon état: j'éprouvais à tout instant le besoin irrésistible d'uriner sans pouvoir le satisfaire d'une manière suffisante, et ii me semblait que c'était du pétrole enflammé qui sortait de la vessie et parcourait le canal ! Vous pouvez mieux que moi apprécier cette .situation, et vous comprenez qu'après cela il faut tirer le rideau. Je savais de la maladie de vessie tout ce qu'on en peut savoir. Je me l'i'ii'lis auprès de vous à Capvern.
i Vous devez vous souvenir dans quel état je vous
apparus... un vrai spectre ambulant, et ambulant Tort mal n'ayant pas, comme les spectres, esprits subtils de leur nature, le privilège d'une rapide locomotion, puisque je ne pouvais faire cent pas sans éprouver ■ lassitude extrêmes. Vous me prescrivîtes i thermal parfaitement approprié à mon état.
20 jours à Capvern. et, quoique j'y fusse contrarié par rua accès de fièvre qui dut l'interrompre une semaine, I do ce traitement fut tel que je quittai Capvern tout autre que j'y étais venu. Mes urines n'avaient plus aucune odeur, ne présentaient plus ces dépôts épais qu'elles ; avant... elles arrivaient plus facilement et sans douleur. ■ Voilà un an de cela, mon cher Docteur, et depuis i
dans une proportion notable... j'ai perdu mou extrême maigreur et regagné une face humaine.. . Je fais de longues marches sans être incommodé ni trop fatigué. . . J'habite près de Grenoble et je gravis dans les Alpes ci premier venu à la chasse des chamois. Appelé dernièrement à Lyon par une affaire pressante, je pris le chemin de h
in, je rentrais chez moi le soir, après avoir parcouru 250 kilomètres, et le lendemain je faisais encore, pourn distraire, une promenade de huit kilomètres. Qu'en ditesvous? Avant Capvern, la seule perspective d'une telle fatigue m'aurait tué à bout portant. . , Je ne buvaiB que de la tisane, aujourd'hui je bois du vin, . . pas trop cependant, car je suis prudent ; mais ne vous hâtez pas d louer, n'ayant aucun mérite à cette prudence...
se qu'on dît du chat èchaudé. . . Je voudrais bier vider au moins une demi-bouteille. . . il m'en tarde mèrn ruoique assurément je n'ai aucune préférence à cet égard.., , quand vous me répondrez de la vessie, je vous répondrai de ma tète, . . Au résumé, je no me flatte p d'être entièrement guéri... Peut-être même ne guérirai -je pas radicalement; mais après l'épreuve que j'ai laite des
n de Capvern, j'ai la parfaite conviction qu'en y persistant, j'atlânoarai >\ an tel point les effets de ma maladie, il ma deviendra fdci!' 1 de vivre sn bons termes avec te ■■■■;■ '■ ennumio; mais je n'apprendrai rien à ra espérien ■ ■■:! ajoutant que ce résultat sera d'autant s certain que je serai plos attentif à vivre avec sobriété iagesse, coratno je me suis efforcé de le l'aire jusqu'à ce ir. . . Dam ! ce sont là des choses que ne procurent pas seaux de Uupvern... Elles remplissent leur office en niquant les forces qu'elles tiennent de la à nous ensuite, m a lad as, d'y mettre du nôtre. i Tout à vous,
» Dbuech df. Fiuyssiset. >
■ P. S. — J'oubliais de vous dire que je suis toujours c. de bureau assujetti à un travail très-sédentaire, et ; n'en suis plus incommodé autant qu'autrefois,
inique cette condition soit signalée comme une des causes' e la mnladie de vessie. A vous maintenant de tirer des mc!ai>iu:i- médicales basées sur une expérience sérieuse . . essai loyal. ■
■lésions. — M. Delpech de Frayssiuet nous
rivait, le 2 1 juillet dernier, cette lettre qu'il nous a
.utorisô à publier, et, le 1 er août, il arrivait à Gap va m.
; l'avons donc revu dans un état florissant
do sanlé. Ses mines étaient normales et le catarrhe
rèsical avait disparu. C'est la une cure remarquable
■ ralai'i'lii* vesîcaL arrivé an 2" det/fé. Ici où nous rons l'occasion de soigner si fréquemment celle
Section, nous vouJrions pouvoir enregistrer souvent e semblables succès,
CAPVKRN. — SESEMTX HWÉftALES.
Observation VIII. — Prostatile aigua leruûnte par abcès; catarrh? v'.uoil consécutif,
M. Thomassin, fabricant de soie à Bordeaux, âgé de 30 ans, est d'un tempérament nervoso-sanguin et d'une bonne constitution. Ce malade, après trois mois de malaises et de douleurs vagues dans l'abdomen, ressentit, au mois de septembre 1870. de la pesanteur et une chaleur insolite au périnée, des cuissons vers le co! vésical et des bes d'uriner très-Fréquents. Bientôt après, la miction ne s'opéra plus qu'aveu grande difficulté et avec des souffrances atroces. Cet état se prolongea jusqu'en novembre 1870, époque où un abcès prostatique, dom l'existence n'avait point été soupçonnée, se vida à travers la sonde pendant qu'on pratiquait le cathétèrisme. La rupture de cet abcès fut suivie d'un grand soulagement. Mais après huit jours les douleurs avaient reparu, et spontanément une seconde évacuation do pus eut lieu à travers le canal de l'urètre. Au bout de neuf jours, troisième évacuation purulente. A partir de ce moment, M. Thomassin ne cessa de rendre pendant sept mois des urine- chargées de mucosités et de pus. Ces longues suppurations avaient profondément altéré sa santé. Les digestions étaient troublées. Le malade, sans Forces, passait toutes ses journées étendu dans son lit, cloué sur uu fauteuil sans pouvoir se tenir debout et laire un pas dans sa chambre.
Ce fut dans cet état qu'il fut envoyé à Capvern, au mois de juillet 1871, par notre honorable confrère, M, leD r Leblaye. Le malade était courbé comme un vieillard, marchant avec peine, appuyé sur une canne. Il urinait à chaque instant et en petite quantité; ses urines étaient muqueuses et purulentes. L'anémie existait.
Trutemiînt : Bains de son à Ilount-Caoute jusqu'à ce que te malade soit m élut d'aller se baigner au Bouridè. Trot cinq cerrées d'eau minérale.
Au huitième jour du traitement, M. Thomassin s'était
redressé et marchait plus facilement. Ses forces étaient
venues, et ses urines limpides ne contenaient ni glaires,
ni pus. Ce charmant Bordelais passa 20 jours à Capvern et
retira quasi guéri.
En octobre de la môme année, il revint à Capvern faire une seconde cure de 17 jours, qui compléta sa guérison. revîmes ce malade en 1872. Sa santé était parfaite. M. Thomassin n'a pas cependant oublié Capvern, où il retourne chaque année faire une cure préventive. Quand me lui, enduré des souffrances inouïes, et qu'un réduit, au printemps de l'âge, au dernier degré de l'émaciation et de l'impotence sénile, on est payé pour avoir de la mémoire et de l'hygiène 1
Observation IX. — Blennorrhùgie, pro.itatîta cl catarrhe il consécutifs, grande diminution de ht capacité de In
M. X., de Bilbao (Espagne), âgé de 28 ans, d'un tempé-
.ment lymphatique et d'une délicate constitution, vint à
ipvern le 16 juillet 1874. Ce malade, après avoir con-
blonnorhagie qui fut méthodiquement traitée, a
éprouvé des symptômes de prosiatitc. Depuis trois mois,
fin 11 animation s'est propagée jusqu'à la muqueuse véslcale ;
et aujourd'hui, ce jeune homme est affecté d'un catarrhe
chronique de la vessie. Tous les quarts d'heure, il est
iligé d'uriner ; la miction a lieu maintenant sans douleur,
la quantilé d'urine rendue chaque fois peut être évaluée
leux cuillerées à soupe. C'est tout ce que peut contenir sa
!ssie rétractée. Ses urines sont surchargées de mucosités
de pus, et laissent échapper une odeur fortement ammo-
icale; la prostate est légèrement engorgée. L'introduction
la sonde, et même d'une bougie, provoque chez ce
lade des douleurs intolérables et ries accès de fièvre
; il faut y renoncer.
Nous lui prescrivons d'abord un verre d'eau dans la matinée, puis successivement deux, trois et quatre verres?. Non? lui conseillons des bains quotidiens au Bouridé, et nous lui faisons deux injections pur jour dans k vessie avec l'eau minérale tiède, en nous servant de la sonde ouverte ans deux bouts, enfoncée seulement de quelque! centimètres dans 1-e canal de l'urètre.
Cette médication est couronnée de succès. Sous son influence, la vessie, qui était réduite, puni' ainsi dire, aune coque de noix, se dilata au point, qu'après trente jours de traitement, elle contenait près de deux verrées de liquide injecté, et que le malade retenait ses urines pendant quatre heures. L'état général était devenu excellent. Le catarrhe vésical n'était point tout à l'ait guéri, puisque les urines offraient encore un léger dépôt niuco-purulent; mais il était considérablement amélioré, et cette améliunUion s'était maintenue au mois d'octobre suivant, époque où nous revîmes M. X. à Capvern.
Hygiène. — Les malades, affectés d'un catarrhe de vessie qui est guéri, doivent, s'ils ne veulent. s'exposer à une rechute, protéger la peau contre les refroidissements de l'atmosphère et fuir les habitations humides. Un climat chaud et sec leur convient parfaitement. Nous connaissons un négociant de Iiordeaux, affecté de catarrhe de vessie, qui va passer tous ses hivers au Caire. Là, son catarrhe disparaît, et ce n'est que lorsque l'été ramène le malade dans sa ville natale, au milieu de l'humidité el des brouillards, qui ne sont que trop fréquents sur les bords de la Garonne, que se montre de nouveau l'affection catarrhale de la vessie.
MALADIES DE L'APPAREIL rjKINAIRK. 2ÏI
Les excès de toute sorle, soit dans la nourriture,
Iqui ne doit pas être trop fortement azotée, soit dans les entraînements passionnels, seront évités avec soin. L'alimentation doit être réparatrice, sans être trop excitante; il faudra donc proscrire les condiments de haut goût, les épices et les boissons alcooliques. Bref, chaque sujet devra prendre di précautionsetadopterun régime qui soit en rapporl ; la cause qui a produit le catarrhe vésical
4° Névralgie du col de la vessie
Cette affection consiste dans l'augmentation ou 1 perversion de la sensibilité et de la conlractibilité du col vésical, sans lésion matérielle appréciable de son tissu. II ne sera pas question ici de la névralgie du coî vésical symptomatique, soit de coarctationi urétrales, ou d'engorgements prostatiques, soit c présence d'un calcul dans le réservoir urinaire. ( affection peut donner lieu à tous ies symptômes rationnels de la pierre vésicale. Les praticiens ne doivent pas l'oublier. Les plus habiles chirurgiens ont été, à ce sujet, induits en erreur, et M. Roux pratiqua trois fois la taille à vide, trompé par les phénomènes morbides présentés par des sujets atteints ■ le ni'vralgie du col de la vessie.
- SES KAUX MINÉRALES.
a II n'est pas rare, dit M. Roux, que les chirurgiens, croyant avoir reconnu l'existence d'un calcul de la vessie, aient taillé des sujets sans rencontrer des pierres. J'ai commis trois Trois celle erreur grave, et ces fâcheuses méprises m'ont fait réfléchir sur la maladie calculeuso, ainsi que sur toutes les maladies
qui peuvent plus ou moins la simuler Il y a
environ quinze ans que j'ai dit que le col vésical est sujet à des névralgies donnant lieu souvent à des illusions étranges, qui peuvent embarrasser le chirurgien dans le diagnoctic de certaines affections, soit de la prostate, soit de la vessie. *> (Gazette des hôpitaux, 24 novembre 1842.)
Cette nèv:algie idiopathique du col vésical a été jusqu'à ce jour incomplètement étudiée, malgré les travaux de MM. Léveillè, Civiale et Velpeau ; de nouvelles recherches sont indispensables pour éclairer sou et iologie, encore enveloppée d'obscures ténèbres. Nous n enuinèrerons point toutes les causes qui, d'après certains pathologistes, président à l'évolution de cette maladie ; car l'influence de ces causes est loin d'être rigoureusement démontrée. Cependant, nous devons faire observer que les spasmes du col vésical peuvent, d'après Velpeau, être liés à nu état hémorroïdaire, taudis que M. Léveillè, dans son mémoire, attribue au principe rhumatismal la plus grando influence dans la production de l'affection.
Nous donnons dans ce moment des soins à un n affecté de névralgie du col de la vessie, depuis bientôt deux ans, chez qui la maladie paraît être sous la dépendance du principe rhumatismal. Tous les moyens que nous avons dirigés contre cette névralgie excessivement douloureuse, même le scton à l'hy- 3, ont échoué jusqu'à ce jour. Nous attendons 'ouverture de la saison thermale pour soumettre ce alheureux à la médication par les eaux sédativest Bouridé.
M. Civialc rapporte un cas où la névralgie du col
a vessie a succédé à des accidents goutteux, et l'on
■ouvera plus loin un fait assez curieux de névralgie
du col vèsical et de l'urètre que nous avons observé,
et qui se déclara à la suite de la suppression d'une
■fleclion dartreuse.
Le sujet, qui a une névralgie du col de la vessie, éprouve de la gêue, de la pesanteur à l'hypogastre et au périnée. Ce malaise, accompagné do besoins
I fréquents d'uriner, ne tarde pas, pour peu que la maladie dure, à se transformer en une douleur parfois très-vive, qui va ordinairement du pubis au sacrum; et qui, dans certains cas, a des irradiations dans les cuisses, et jusqu'à la plante des pieds. La miction est lente. Le malade est obligé d'attendre longtemps avant que le jet ne parte. On a vu le spasme vésical déterminer la rétention d'urine. Dans quel-
S31 CAPVERN. - SES EAliX MINÉRALES,
ques cas, au contraire, le jet part avec les premières contractions douloureuses du col, et le malade mouille involontairement son linge ; puis, le premier jet parti, l'urine s'écoule lentement, et eu petite quantité. La gène, le malaise, la douleur persistent quelque tempe apiês la miction, puis ils cessent pour recommencer. chez certaine sujets, avec la prochaine évacuation iirinaire ; chez d'autres, à des époques plus ou moine périodiques, ordinairement des ardeurs, des cuissons existent dans tout le canal de l'urètre. Parfois les malades se plaignent d'une sensation de pulsation à la hase du glaud. Chez un sujet que nous observons, cette sensation fort incommode alterne avec des épreintes très-douloureuses à l'anus.
Lorsque des exacerbations existent dans la douleur, ces exacerbations ont ordinairement lieu la nuit, ou bien après les repas. Quelques malades ressentent des douleurs lombaires très-fatigantes. Nous avons remarqué que ce symptôme coïncide ordinairement avec des manifestations dans les urines de la diatliëse lithique, En général, les urines sont incolores. Elles peuvent contenir, dans quelques cas, des mucosités catarrhales. Les malades sont sans lièvre : mais la marche est souvent très-pénible, et quelquefois absolument impossible. Les cahotements d'une voiture ont la propriété de réveiller la douleur névralgique, et d'augmenter les chaleurs que les
malades éprouvent soit dans l'urètre, soit dans le bassin.
« Il n'est pas rare (Fabre, Biblioth. du mal. pral,., tome 11], page 384), que la maladie résiste aux moYens que l'on met d'abord en usage, pour i accidents, et que le sujet, bien qu'urinant avec plus de facilité, ressente une douleur vague dans la région du pubis, à l'hypogastre, au sacrum. Il n'est pas besoin de dire que l'exploration la plus minutieuse doit faire reconnaître au praticien les lésions lériclles, s'il en existe; si nous supposons que l'on ait affaire à une névralgie idiopathique, l'incohérence des symptômes, l'irrégularité de la marche de la maladie, l'intensité toujours croissante des accidents font souvent le désespoir du malade et du praticien. La confusion est quelquefois d'autant plus j que les symptômes des névralgies du col vésical ne se manifestent pas toujours dans les organes génitourinaires. 11 est même des cas où ces organes sont très-faiblement atteints, tandis que des désordres considérables surviennent sympathiquement dans d'autres points qui absorbent toute l'attention au préjudice de l'appareil réellement malade. On a apporté des cas où les douleurs se faisaient sentir à L'ombilic. Cette sensation de douleur, rapprochée des autres symptômes rationnels, dut, après l'exploration attentive de la vessie parle cathétërisnie. être n
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comme un simple phénomène dépendant de la névralgie du col de la vessie. »
Les maladeséprouveutde rabattement, de l'inquiétude, et quelques troubles dans les fonctions digestives. Pour pou que la maladie se prolonge, ils perdent les forces, deviennent irritables, tombent dans l'hypocondrie. Malgré cela, on peut dire que la névralgie de la vessie se termine ordinairement par la guérison.
Tels sont les principaux symptômes de celte affection, symptômes qui peuvent varier selon les cas. Pour compléter ce que nous venons de dire, nous allons rapporter deux observations de névralgie du col
Observation. I — Cas remarquable, de névralgie du col de la vessie. Action salutaire des eaux de Capvern.
M. le docteur Denucé, chirurgien très-distingué de Bordeaux, qui soignaitM. T... et qui déploya avec tant d'habileté contre son affection les moyens les plus rationnels de la ihérapeu tique, nous fournit lui même sur son malade les renseignements suivants, le 1 juin 1870:
« M. T..., est âgé de quarante-cinq ans; il éprouve depuis le mois d'octohre une douleur au col vésical, qui a persisté avec une remarquable ténacité, Mon qu'avec une intensité variable. Cette douleur, de l'orme tensive avec des exacerbations névralgiques, coïncide avec une légère hypertrophie de la prostate, et un état hémorroïdaire très-accusé.
Le cathéter isme pratiqué, à diverses reprises, n'a jamais permis de constater l'existence d'un calcul et d'un corps
joi
.ni/er. Dans les premiers temps, la douleur aété intolérable it a nécessité un repos absolu.
Des douches ticdes, prises dans l'établissement hydrotbérapir[iie. ont amené la première amélioration.
Des remèdes variés ont été employés : sangsues, bains répétés de toute sorte, bromure de potassium, balsamiques, goudron, copshu, matico, etc.
Aujourd'hui il y a de l'amélioration, mais la guérison est loin dVtre complète. M, T... ne peut marcher longtemps, ne peut supporter la voiture, ne peut travailler longtemps de suite. Je me suis demandé quelle était la nature réelle affection ; j'écarte l'idée d'un calcul que les invess répétées n'ont pu démontrer. Je vois dansceti pralgie du col, sans catarrhe, qui me parait être i état hémorroïdaire du rectum, peut-être même de
M. T... est en outre sujet à des irritations de la gorge et
iclques éruptions cutanées. L'herpéLisme peut donc jouer rôle dans l'existence de cette affection.
J'ai pen^é que, dans la saison où nous sommes, 1
,'itement thermal pourrait être de la plus grande utilité, iuidé par l'efficacité reconnue des eaux de Capvern dans 'affection bémorroïdaire, dans les maladies vôsicales, et dans plusieurs étais nerveux, j'ai pensé que ce3 eaux pourraient convenir à M. T..., et je l'ai engagé à en faire usage, et aller leur demander une guèrison complète qui nous a Échappé jusqu'à présent. M. T... pourra donner, reste, les renseignements les plus circonstanciels sur les diverses phases de sa maladie, dont il n'a cessé de ten i i- un journal. »
Voici maintenant ce qui est consigné dans le journal de
La maladie "é'.-lata en octobre. Dans une consultation qui ont lieu, en novembre, et où se trouvèrent MM. Denucë, llupuy et Puydebat, médecins à Bordeaux, on trouva, en
explorant l'ar
tu La pas Le malade éprou vessie, une sensal chaleur qui augmei en petite quantité, comme un poids diiii
>eu ri engorgement prostatique ; tuais
une douleur continuelle au col de la n de chaleur aidente dans le canal, •- avec l'émission des urines rendues land io malade est debout, il ressent le bas ventre. L'anus est le siège d'une ardeur continuelle. M. T... accuse des pulsations au bout de la verge, mais surtout sons lu gland. Douleurs lombaires très-fatigantes. Les digestions sont paresseuses, le sommeil agité, et presque nul. Les souffrances, au lit, surtout la seconde partie do la nuit, sont plus vives.
M, T. partit de Bordeaux pour GapVern le 1 1 juin. Le trajet de son domicile à la gare du chemin de 1er, eu petite voiture de l'administration, le fatigua horriblement.. Tuutes si-s violentes douleurs du col vésical se réveillèrent et ne s'apaisèrent que lorsqu'il fut étendu dans son coupé-!it. Dans cette position, le malade lit assez bien le trajei jusqu'à l'.apvern, où. le traitement l'ut commencé le l"ï juin. L'exploration du rectum nous permit de constater que la prostate était revenue à son étal normal. M, T..., d'un tempérament bilioso-sanguin, grand, robuste, avait, beaucoup perdu ses forces pendant cette longue et cruelle maladie. Il était devenu d'une impressionnabilté très-grande; il voulait guérir, sans aucun doute, mais il redoutait l'action d'une médication nouvelle. Nous lâchâmes de le rassurer et nous lui prescrivîmes d'abord demi-verre d'eau de la buvette du grand établissement et un bain d'une demi-heure à 33° centigrades.
Dans la soirée et dans la nuit, M, T. , . éprouva quelques symptômes de courbuture.
Le 13 juin, le malade but deux verres d'eau et prit un bain de trois-quarts d'heure. Il éprouva à la suite des douleurs de reins très-fortes, eut le sommeil agité. Pesanteur à l'hypogastre et à l'estomac, bouche sèche, langue sahur-
le, vue par moments obscurcie; sensation de coups de IL dans les membres pelviens; articula lions douloureuses, 1 1.1 lai su général ; subies routes dans les urines. 11 juin. — Trois verres d'eau ; bain de trois; quarts ire; douche descendante à percussion de quinze minutes e périnée. Meilleur sommeil, mêmes symptômes de !a
15 juin, même traitetrwil, — Envies d'uriner plus fréquentes ; miction lento; mêmes symptômes du côté de l'estomac, des reins et des urine-;, tète lourde, propension au sommeil.
Jusqu'au 25 juin, les symptômes furent à propres les .lêmes. d'après le journal de M. T... Cependant, nous levons Faire observer que les personnes qui l'entouraient Htvaient chez lui un grande améliuration. Ainsi, M. T..,, , avant son arrivée, ne pouvait pas faire des courses â jiied, allait pluaienre fois dans la journée de son hôtel à l'établissement sans tUre très-fatigué; ainsi, après son dîner, il faisait sa petite promenade, en compagnie des antres convives de l'hôtel des Pyrénées : ainsi encore, depuis le 18, il se taisait transporter en voiture au Bourîtli! pour y prendre ses bains, et i! supportait bien ce trajet de deux kilomètres, lui qui auparavant était condamné à renoncer à la voiture. A partir du 25 jusqu'au 28, le malade éprouva des phénomènes d'excitation, produits, sans nul doute, par l'action de l'eau minérale en boisson. Les douleurs du coté du col vésioûl furent très-vives ; il y eut, dos pesanteurs de tête et de l'agitation la nuit. Nous suspendîmes l'usaga de l'eau de la buvette; et comme ta constipation n'avait point cédé sous l'influence du traitement hydro-minéral, nous administrâmes à M, T... une purgation douce qui provoqua des garde-rolies bilieuses très-abondantes, et dans l'après-midi l'apparition du flux bèmorroïdal. M. T..., qui depuis le ■ ■■■ment du traitement se plaignait de bourdonnu' ni- d'oreilles, vit cesser ces tintements incommudes; il
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urina plus abondamment et plus facilement. Pour la première foi*, il nous avoua qu'il ne sentait plus sa douleur au coi de la vessie; mais en revanche il y avait forte cuisson à l'anus.
29 juin. — Deux verres d'eau ; bain de trois quarts d'heure au Bouridé. — A cette date, M. T... écrit dans non journal : « Je me sens beaucoup plus dégagé ; chaleur à l'anus seulement ; douleurs de reins moins intenses; peu de salile dans les urines ; temps d'arrêt moins long avant l'émission ; plus de crise névralgique, à une heure de l'aprèsmidi ; comme les jours précédents, flux hémorroïdal trèsabondant ; le sang expulsé est épais et vermeil. » ("est la grande amélioration survenue dans l'état de M. T... qui lui arracha cet aveu ; car il avait tellement souffert que la a lui permettait pas de jouir tranouveauqui s'était manifesté.
:s las névralgies, le spasme vôsical , s'en alla, pourreparaitre encore, e qui n'empêcha pas l'amélioration progressive dans l'état local, comme dans l'état général du malade. Quand M. T... quitta Gapvern, le 9 juillet, il était certainement méconnaissable , et ses nombreux amis de Bordeaux, qui l'avaient vu à son départ, durent être surpris de le retrouver, après un mois, dans un état aussi sat:sfaisant.
Le voyage de Capvarn à Bordeaux ne fatigua pas trop M. T..., et, le jour même de son arrivée, l'écoulement du sang par les veines hêmorroïdal es eut encore lieu abondamment.
Le 5 août, M. T... nous écrivait: « Ma sauté est meilleure; je souffre peu des reins, bien que de temps en temps je rende un peu de sable rouge. Je n'éprouve pour ainsi dire plus de douleur en urinant, seulement le jet est toujours long à partir. •
L'amélioration remarquable survenue dans l'état de ee malade continuait, lorsque le 14 août, après son déjeuner, il fut pris d'une forte douleur derrière le s
crainte d'une rechute n quillement du bien-être r
Capricieux comme U reparut les jours suivai
hauteur des mamelles, douleur qui traversait U poitrine comme une épine, et qui allait correspondre entre les épaules Des soeurs Froides se déclarèrent et la respiration devint haletante. Les bras étaient en même temps douloureux, comme brisés. Le soir, M. T... eut une nouvelle crise, qui fut calmée aussitôt par l'ingestion de quelques cuillerées de sirop d'étber. Le 16, M. T... sortit après un léger déjeuner, et après quelques minutes de marche, la douleur reparut avec tant d'intensité, qu'il fut obligé do s'arrêter et d'accepter le bras d'un ami qui ie conduisit chez un pharmacien. Après avoir pris quelques cuillerées de liqueur d'éther, la crise se calma comme les précédentes. Le 17, M. T. ..eut encore quelques symptômes de sa nouvelles affection, et dans le bulletin de sa santé du 17, nous lisons : « J'ai remarqué que depuis que j'avais ces crises, je n'ai plus de névralgie du côté de la vessie ; que l'émission de l'urine se fait facilement. Je bois de nouveau de l'eau de la Hount-Caoute, et j'observe que cette eau me fait rendre beaucoup plus de sables, sans éprouver du côté de la vessio et des reins ces chaleurs, ces ardeurs que je ressentais à Capvern. •
Jusqu'au 18 septembre, M. T... eut des alternatives de bien-être, d'accidents dyspneiques et de légers spasmes vésicaux; seulement, quand il souffraitdu côte de la vessie, il ne ressentait aucun sjmulôme du côté du tborax. et réciproquement. Sur le« conseils de M le docteur Denucô, M. T.. , repartit pour Capvern, où il vint l'aire une seconde cure. Le 1S septembre il avait repris son traitement hydrotninéral. Mien de saillant ne se produisit pendant le nouveau séjour de notre malade près de nous, si ce n'est un abondant écoulement de sang bèmoiroidal, qui persista à peu près jusqu'au moment do sa rentrée à Bordeaux. Au reste, M. T... avait fait beaucoup de chemin vers le rétablissement de sa santé. Ce n'était plus le même homme. Les forces étaient revenues; le faciès était meilleur, les voies digestives en
très-bon état, les symptômes névralgiques du col vésîcBj& peu près nuls. Deux choses seulement préoccupaient noLre malade: la lenteur dans l'émission îles premières gouttes d'urine et lu dyspnée qu'il éprouvait lorsqu'il essayait du monter «ne côte rapidement. L'auscultation etla p ne nous permirent pas de découvrir une lésion organique du côté du cœur. Aussi nous rassurâmes M. ï... de notre mieux, et nous le renvoyâmes, après dix-huit jours de traitement, convaincu que les nouveaux phénomènes nerveux qu'il éprouvait du côté de la poitrine ne tarderaient pas à s'évanouir sous l'influence de nos eaux, comme ceux qui l'avaient alûré dans notre contrée. M. T..., aujourd'hui complètement rétahli, s'occupe de ses affaires avec activité
Réflexions. — Cette observation est intéressante sous divers point de vue. L'amélioration rapide survenue à la suite des bains du Bouridéet de l'eau de la buvette du grand établissemeni prise en boisson, mot en évidence l'efficacité de l'action toni-sèdative de nos eaux, dans cette circonstance. Que l'on songe à l'état si grave de M. T.,., à son arrivée à Capvern ; que l'on songe que, depuis sept mois, il était cruellement tourmenté par cette névralgie vésicale si rebelle ; qu'on se rappelle qu'il ne pouvait ni rester debout, ni marcher, ni supporter la voiture; et que, de l'aveu de son médecin, un des praticiens les plus éminents de Bordeaux, on avait vainement prodigué contre un pareil état toutes les ressources de la thérapeutique ; qu'on remarque qu'après un traitement de dix jours, M. T..., vît non-seulement s'apaiser les
MALADIES DE L'APPAREIL URIiVAIRE.
s ou fi'i 'a ii ce s locales aiguës qui auparavant ne lui laissaient pas un moment Je répit, mais qu'il put faire quelques promenades soit à pied, soit en voiture ; et on reconnaîtra arec nous les heureuses modifications qui ne tardèrent pas à se produire dans son état, sous l'influence de la médication thermale.
Dans ce cas, comme d'habitude, ces eaux dont
t action retentit sur les organes de la cavité abdoîinale, ont fortement congestionné le rectum, et élerminé, à plusieurs reprises un flux hèmorroïdal 'ès-abondanl, qui certainement a eu sa large part influence dans l'amélioration obtenue. Ceci nous conduit à nous poser cette question : la névralgie du col de la vessie était-elle liée, chez noire malade, à un étal bémorroïdaire du rectum? C'est l'avis de M. le docteur Denuié. L'amendement survenu dans la maladie, soit à Bordeaux, soit à Capvern, toutes les fois que les hémorroïdes ont (lue, semble venir à l'appui de la manière de voir de notre confrère bordelais. D'un autre côté, nous devons tenir ■ompte des symptômes ultérieurs qui se sont portés i côte du sternum, quand la névralgie vésicale a gdé, symptômes qui ont revêtu le caractère d'une iK'vr;ilgic diapbragmatique, et nous nous demandons diathèses rhumatismale ou goutteuse ne se lachenl pas sous ces expressions symptoniatiques de lége différent.