iO CAPVEHN. — SES EAUX MINÉRALES
dechaleur l>1 de pesanteur an périnée, el il ael suri»ennuyé par au saintement visqueux dont l'urètre est siège, suintement dont il existe toujours des traces roi -■ fingô; L'exploration par le rectum non» permet île constat un engorgement de la prostate.
Prescription : — 4 à 6 verres d'eau de Homit Cacmte, douches périnéales froides, bains au Bonridc
Ce malade, après 20 jours d'un traitement thermal c menée le 22 juin 1873, se retira fort amélioré. Cette ami' lioration ne s'était point démentie eu 1873, une ann* après la cure. En 1874, M. X..., pendant un voyage qu Faisait dans le Midi, vît tout a coup les accidents reparaître à l'état aigu, il y eut mf'rae rétention complète (Turin Grâce à la médication auti-pblogistiqtie, ces accidents : calmèrent et le malade put arriver a Capvern. Les pW
nomènes dysariques étaient encore très-violents. Nous
contentâmes de lui prescrire des Imins sédatifs au limiriii et île lu tisane de queues de cerises. Les syinptôm disparurent promptement, et au moment de son dépar M. X... était dans un excellent état.
Observation III. — Prostatique chronique cor des escès de coi t.
X..., propriétaire, de glassaube (Gers), âgé de 40 ans, du teopèramment norvoso-sanguin et d'une robuste consti tution, arriva à Capvern le 24 juin 1872. Il y adeux an ce malade se livra sans mesure, avec une maîtresse qu' aimait, à ses entraînements passiiemels. On sait que < n'es! guère avec l.i l'emme légitime que l'on .t COUtUSH I se montrer trop vaillant, Bref, IV.xpiaiiun suivit de près ce grus péchés mignons ; des douleurs se déclarèrent a van pendant ut après rémission des urines qui étaient fréquen ment rendues et en petite quantité. \... resseutil.au périnée
fit. vers l'anus une pesanteur tort incommode, et depuis lors ces symptômes ont persisté, malgré le traitement rationnel rjui a été employé. Le malade urine avec gène, il e.-t obligé (L'ai tendre longtemps avant que le jet ne parte, et il eiiste presque constamment une goutte d'un liquide jaunâtre au méat urinaire. Le doigt introduit dans le rectum rencontre la glande prostate anormalement confiée, et la sonde glissée librement dans l'urètre ne détermine rie la douleur qu'en passant dan-: la région prostatique du canal.
Nous prescrivons à ce malade le traitement u! supra, et l'amélioration s'était franchement Établie au huitième jour de la cure. X..., resta vingt-doux jours à Capvern.et, lorsqu'il partit, les urines étaient rendues très-facilement, il n'existait plus de douleur en urinant; X..., se retira guéri.
B. Hypertrophie de la prostate. — L'hypertrophie de la prostate est presque exclusivement i'apanage peu digne d'envie de la vieillesse. On est encore très-peu fixé sur la valeur réelle des causes . qui peuvent provoquer l'accroissement exagéré de la prostate dans une ou dans toutes les parties de la glande. M. Mercier attribue, non sans raison peutêtre, la tuméfaction sénile de la prostate, à la stase du sang dans la cavité abdominale, et à la prédominance du système veineux chez les vieillards.
Il n'existe pas de symptômes pathognomoniques de l'hypertrophie prostatique, car les divers phénomènes qui l'escortent lui sont communs avec d'autres affections urinaire*. Le toucher rectal et
Mi CAPVERN. - SES EAUX MINÉRALES.
surtout l'exploration par les soudes peuvent seul?
mettre sur la voie d'un diagnostic précis.
L'hypertrophie rie la prostate est toujours grave, à cause des désordres organiques qu'elle entraîne après elle. Elle provoque la stagnation urinaire, le catarrhe vésical, l'atonie de la vessie, 1 epaississement de ses parois, la diminution de sa capacité et le dépôt, des concrétions phospha tiques. Dans certaines formes de tuméfaction, elle expose, à chaque moment, aux accidents de la rétention complète d'urine.
Les ressources de la thérapeutique et de la chirurgie sont impuissantes le plus souvent pour guérir l'hypertrophie sénile de la prostate. Quelques malades trouvant tous les ans de l'amélioration près de nos sources. Cette amélioration est-elle le résultat de l'action spéciale de l'eau de Ilount-Caoule sur le système abdominal dont elle régularise la circulation veineuse? C'est problabe. Quoi qu'il en soit, les malades affectés d.' mineurs prostatiques, qui, par conséquent, éprouvent des difficultés plus ou moins considérables dans l'émission des urines, ne doivent user de l'eau minérale qu'avec la plus grande modération, et sous la surveillance attentive du médecin; la rétention complète d'urine se trouve au bout de toute imprudence où de tout excès. Nous avons eu déjà l'occasion, dans ce livre, de donner ce conseil dont l'expérience nous a démontré l'utilité.
S L'APPAREIL LB1KAIHE.
8° Rétrécissement de l'urètre.
Chaque année, nous observons à Capvern des cas nombreux decoarclalion urétrale. Les sujets qui en 3ont affectés doivent, eux aussi, mettre eu 'pratique l'avis que nous venons de donner à ceux qui ont une lypertrophie prostatique, à propos des doses d'eau inérale qui leur conviennent.
Si le rétrécissement de l'urètre est simplement iasmodique, on le verra se modifier heureusement même guérir sous l'influence du traitement hermal convenablement dirigé. Si le rétrécissement est organique, l'eau minérale restera impuissante contre la lésion matérielle; et le plus souvent, elle irritera. Avant d'en faire usage, il convient d'avoir lecours aux moyens chirurgicaux. Nous employons i dilatation progressive toutes- les fois qu'elle est tossible; et, lorsque le rétrécissement est fibreux et non dilatable, nous pratiquons l'incision avec l'urètrotome de Maisonueuve.
La boisson est interdite aux malades jusqu'à ce calibre du canal soit suffisamment rétabli r que les urines, que l'usage de l'eau minérale jid plus abondantes, puissent être facilement
Grâce à l'action sédative des bains du Bouridé, (a
dilatation des rétrécissements se t'ait rapidement à Capveni ; et ce n'est que dans des cas esceptionnels que nous voyons se produire ces phénomènes d'irritation, si communs ailleurs, qui condamment le médecin à l'inaction pendant un temps plus ou moins prolongé.
Ordinairement, une séance de dilatation a lieu chaque jour, et immédiatement après l'opération, le malade est envoyé au Bouridé pour y prendre un bain adoucissant de trois quarts d'heure, Par ce moyen, ainsi qu'on pourra le voir dans les observations que nous allons produire, en partant des plus petits numéros de la filière Charrière, nous parvenons facilement à introduire dans un très-gi nombre de cas, les numéros 18, 20, et même 2-i, dans l'espace de vingt-cinq jours.
Observation I. — Rétrècisiemenl de l'urètre au ni du bidbc. Dilatation, guérison.
Le nommé X..., ancien mililaîre, actuellement cultivateur dans le canton do (Jimont (tiers), est ilgé de 40 ans. Son tempérament est sanguin et sa constilution lymphatique. Il yn environ 14 ans, ce malade contracta une blennorrhagîfl qui se prolongea dis mois durant, et. qui fut traitée par le copahu et le cubèbe à l'intérieur, et par des injeelions locales astriojjfmtes. Depuis lors, les besoins d'm devinrent fréquents, et le jet de l'urine bifurqué devint aussi de plus en plus faible et étroit. En 187'2, après des libations copieuses, X... fut pris subitement de rétention d'urine. Toutes les tentatives du médecin appelé pour
e pénétrer la sonde dans la vessie, restèrent vaines. Le mlade abandonné urina pondant huit jours, goutte à goutte et par regorgement, an milieu de souffrances atroces. Sous l'influence de lavements et de bains émolnents, l'irritation s'apaisa peu à peu, et X... finit par uriner comme avant l'accident, c'est-à-dire fort mal.
Le9 mai 1873, X... se rendit àilapvern. Nous explorâmes l'unHre ave.il uni: bougie liliforme en gomme, et nous constatâmes un rétrécissement qui livrait difficilement pussage aune bougie n- 6 de la Glièrc Cbarrièrc. Le siège du rétrécissement était au niveau du bulbe.
Le malade lut soumise la dilatation progressive, à la tisane de queues de eorise et aux bains tempérés du BouridA. Rien qui mérite d'être noté ne se produisît pendant le traitement, qui dura ?Q jours. Au départ de X..., le passage de la bougie cylindrique à bout olivaire n° -21 s'exécutait facilement. Pour maintenir ce calibre, nous recommandâmes au malade l'usage de cette bougie en gomme, d'abord deux fois par semaine, puis deux fois chaque mois. X... retourna à Capvem l'année suivante : il armait à jet plein et avec la plus grande facilité.
Observation 11. — Bèlréeisiemenl de la portion bulbomembraneusc de l'urètre, diUUtition, guêrison,
M. X..., étudiant en droit, du département des Landes, âgé de 28 ans, d'un tempérament lymphatique et d'une bonne constitution, fut affecté de blennorrhagieen 1869. L'écoulement urétral passa à l'état chronique, malgré la médication employée, dans laquelle entrèrent beaucoup d'injections astringentes. Le matiuli' urine fréquemment et avec difficulté; le jet est en arrosoir et retombe sur ses chaussures: sa chemise est constamment mouillée par un suintement urétral de couleur jaunâtre, qui a persisté. A. deux reprises différentes, M. X... fut pris de rétention complète d'urine. Son médecin, qui n'a jamais voulu le H.
CAPVER.N. -
sonder, s'est contenté de lui prescrire des bains, sous l'influence desquels l'accident disparut. En 1873, M. X... lut envoyé aux eau* de Baréges pour y iaire une cure thermale. Mais il en repartit le lendemain da son arrivée, obéissant aux judicieux conseils du médecin inspecteur. C'estalors qu'il prit le parti do venir à Capvern, où il arriva le 1 1 juin 1873.
L'exploration du canal par une petite bougie en gummo noua permet do constater que le rétrécissement a son siège à la portion Ijulbo-membraneuso, et nous parvenons, non sans peine, à le traverser avec une bougie cylindrique et à bout olivaire on gomme n" 6 {filière Oharrière). La dilatation progressive marche sans accident jusqu'au 54 juin. A cette date, le malade, à qui nous avions prescrit deux verrêes d'eau de Ilounl-Caoute seulement, en but une dose triple, et une rétention d'urine fut la conséquence de son imprudence. Un bain au Bouridé lut impuissant à rétablir le cours des urines. Nous vidâmes la vessie à l'aide de la sonde, et M. X... urina ensuite comme auparavant. Il passa 23 jours à Capvern. Au moment de son départ, le malade introduisait lui-même la bougie n D 20 sans aucune difficulté. Dix-huit séances de dilatation avaient Buffi pour obtenir ce résultat.
Nous revîmes M. X... pendant |a saison de 1874. Il avait conservé tous les bénéfices de la dilatation faite l'année précédente.
Observation III. — MrêcLvsemenl au niveau du bulbe, dilatation progressive, bains »« Bouridé. gvérison.
Pierre B..., du département des Basses-Pyrénées, 58 ans, tempérament sanguin, robuste constitution. Ce malade a longtemps séjourné à Montevideo, où il contracta jadis trois blennorrhagies, qui furent traitées par le cop&hti et les injections uré traies astringentes. Le rétrécissement dont il est affecté, et les troubles de la miction qui l'accompagnent, remontent à une dizaines d'années.
La coarctatiun urétrale, située nu lieu d'élection, se laisse r difficilement par une bougie conique en gomme 1° 9 {filière Charrière). En quinze jours, dii séances de "latation, accompagnées de bains au Bouridé, ne donnent u à aucun accident, et B..., au moment de son départ, ssait lui-même la bougie n.° 24.
Obsebvatios IV. — Rétrécissement au tierx antérieur de
la portion spongieuse de l'urètre; second rétrécissement au
i du bulbe. Dilatatioyi progressive. Bouridé, guérisan.
M. X..., ancien militaire du département dudcrs. &gé de
i ans, d'un tempérament sanguin, d'une ci institution
ibuste, vint à Capvern le 29 juin 187.1. Ce malade a eu
is la syphilis, escortée de nombreuses chaudes-pisses, ot
il a abusé des injections astringentes Depuis 25 ans, il
i des difficultés dans l'émission des urinos. Lejet
it étroit, faible, et l'urine tombe Bur ses souliers. A l'aide
ugie exploratrice, nous constatons un premier
rétrécissement de l'urètre au tiers de la portion spongieuse
canal, et un autre rétrécissement au niveau de la
wrlion bulbeuse.
La première séance de dilatation eut lieu (e 30 juin, ivec la bougie conique en gomme n° 8 {filière Charrière), >t le malade est envoyé au Bouridé, immédiatement après ' )pêration. Le traitement dura 20 jours, au bout desquels , bougie n» 20 traversait le canal sans difficulté. Ce malade, que nous revîmes en 1874, avait conservé le jalibre du canal que la dilatation lui avait procuré.
Observation V. — Rétrécissement tortueux au niveau, <lih(irition l'iri'gmxsive, bains au Bouridé, guérison
, limonadier du département de la Haute-Garonne, tempérament sanguin et d'une excellente constitution, fut envoyé à Capvorn le 21 mai 1871. Ce malade
était atteint d'un rétrécissement île l'urètre, au niveau i!u bulbe, rétrécissement consécutif à une blennorrhagie qui se prolongea longtemps, et qui fut traitée par le copahu et les injections.
Depuis deux ans, M. X. urine fréquemment, avec difficulté; le jet de l'urine est filiforme et très-faible. Le trajet du rétrécissement est des plus tortueux, et ce n'est qu'avec les plus grandes difficultés, qu'après deux séances infructueuses, nous parvenons à traverser la coarctation avec une bougie en cire n° i {filière Charrier?). Dans ce cas, la dilatation fut Ii'ès-pénible pendant les premières séances, et, sans les bains du ilnuridr, nous aurions dû y renoncer, en présence de l'irritabilité du sujet.
Lorsque nous eûmes triomphé des premières difficultés qui tenaient à la forme en zig v.w; du rétrécissement, les progrés de la dilatation furent rapidos et ne furent interrompus par aucun accident digue d'être noté. Après 24 jours de traitement, l'introduction de la bougie en iromme n° 20 avait lieu sans difficulté.