‹ Capvern: ses eaux minérales, applications thérapeutiquesChapitre 34 sur 58 · CAPVRRN. - SES EAUX MINÉRALES · texte numérisé non relu

CAPVRRN. - SES EAUX MINÉRALES

nuignësià ri ta boiswti d'eau minérale, u ■

â «fit. — Jeanne va beaucoup mieux. Ella a un vif

appétit et très bonnes digestions. Elle reprend (!i-- ;

et elle a moins d'essoul'llcineiit. Cantinwr le traitement

hydro-minéral d'abord insUiwU

10 août. — L'amélioration obtenue est extraordinaire. Le faciès n'a plus cette teinte, particulière aux eblorotiques Les forcer sont revenues. Les battements de cœur ont beaucoup diminué, cependant, * l'auscultation, on perçoit encore, soit au cn?ur, soit sur les cotes du cou, [es bruits morbides que nous avons signalés, Ces bruits ont COnsidéniblemeat diminué. Les selles sont régulières, l'appétit se maintient énergique, les digestions sunt très-lacilos, et le sommeil réparateur. Jeanne B..., fait chaque jour île longues promenades dans les environs, sans être laligué Ses pertes blanches ont beaucoup diminué.

Cette malade nous quitte vers le M août, eu très-boni voie de guérison, sinon tout à Tait rétablie

il S EH V ATI'

- Chlorose ménorrhagique.

M 01 " X.'.., île Vic-Fezensac (tiers), vint à Capvern le juillet t870. Celte malade, âgée de 3C ans, présente les attributions du tempérament lymphatique. Elle est d'or bible constitution, le visage est déculoré et bouffi. Toute l'enveloppe cutanée participe à cette décoloration, malade se plaint de maus de tète continuels; elle a L's digestions longue- et laborieuses ; elle éprouve un dégoût insurmontable pour les viandes et ne se nourrissait <]ue d'aliments salés, épicés ou vinaigrés. La constipation chez elle alterne avec la diarrhée. On observe tous les phènÏP mènes stétliosropiqucs que l'auscultation révèle chez les sujets chlorotiijues et anémiques. Régulièrement réglée, M 1 " X. .. a les menstrues si abondantes que l'écoulement

CHLOROSE, ANÉMIE, HYDROPISfF.S. 303

iriodique I&jettP, en se prolongeant indé Uniment, flans n anéantissement complet Le sang menstruel est pâle .•st tuQt à bit aqueus, C'est bien li chlorose hémorrhagique sur laquelle Trousseau, notre immortel clinicie appela, l'un des premiers, l'attention du monde médics " X... souffre beaucoup des rein*; ses urines sont u acides et laissent parfois déposer de l'acide urique.

PaESCRrPTios : de 2 à 6 verrik.s d'oui minérale à la buvette le Hount-Caoute ; bain quolid'cn de demi-heure arec 1er. ~e; douche générale froide en pluie verticale idiiil une miaule.

Vingt jours de ce traitement très -ponctuellement suivi pour améliorer la nutrition et refaire cette lalade.

Nous revîmes M m " X... en 1871. Elle nous raconta que

s pertes utérines avaient complètement disparu sous

l'influence de l'eau de Haunt-Caault , et sa santé ne laissait

à désirer.

Observation 111. - '.e phinominet neroe mUfao-thermal.

Affection chhro-anêmique accompagnée I, rapidement modifiés par le traitement

M 11 » B... est une jeune fille de 16 ans, d'un tempérament lymphatique et d'une délicate constitution. Depuis qu'elle a quitté l'Aiiège pour aller habiter Toulouse, sa santé de profondes atteintes. Son fades est devenu pale, ses yeux languissants. Les digestions sont pénible.; et trèslongues. La fonction physiologique do la menstruation ne s'accomplit qu'à des intervalles irréguliers, et le e

■nstruel n'est plus que de la sérosité à peine colorée.

. éprouve des oppressions, des etomTemeiits, des pal-

ations de cœur ; la moindre fatigue la brise ; ses forces languissent, les nerfs déraillent, ce sont les bourdonnements

d'oreilles, dès céphalalgies, des vomi s se m en ts. dos crises hystériques. Sydenhani a dit avec raison que la chlorose n'était autre chose qu'une espèce d'hystérie.

Nous prescrivons lu boisson et les bains à la fhunl- Caoule, avec des douches générales froides eu pluie verticale. Nous recommandons les promenades au grand nir et un régime analeptique ; et nous no tardons pas à voir, sous l'influence de lu médication, la fonction de nutrition se régulariser. Après une cure de vingt jours, M"* B... n'était plus la même, elle avait repris le teint vermeil, son sang avait retrouvé sa chaleur et les éléments qui lui manquaient, et l'économie entière avait repris son activité

2" Anémie, — De toutes les propriétés quo l'observation clinique attribue à l'eau de Hount- Caoute, celle que nous avons trouvée remarquable entre toutes, depuis que nous étudions ici, c'est son action tonique et reconstituante dans l'anémie et la chlorose. On sait que l'altération de l'élément globulaire du sang se rencontre dans ces deux états organiques ; ce qui a porté certains auteurs à les confondre, bien qu'ils se développent sous l'influence de circonstances écologiques différentes. Outre la diminution des globules, l'anémie présente encore un abaissement considérable de l'élément fibrineux du sang. En outre, si les préparations martiales sont le vrai spécifique de la chlorose, il n'en est pas de même dans l'anémie. Son traitement, comme l'a dit le D r Fleury, est plus complexe, et d'autant plus difficile à iue-

se n d'au géni

trall

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tîtuer que le malade et le médecin tournent dans un cercle vicieui. Ainsi, lorsque l'anémie esl le résultat d'hémorrbagies abondantes et répétées, elle fait de rapides progrès à mesure que l'écoulement sanguin reproduit; et, d'un antre côté, celui-ci devient 'autant plus fréquent et considérable que l'état léral s'aggrave, que le sang s'appauvrit. Le traitement pour être efficace doit être dirigé simultanément contre l'état général considéré en luimême et contre la cause pathologique locale qui lui donné naissance. Le fer, le quinquina, les agents larmaceu tiques ont ordinairement peu de prise sur némie. L'air de la campagne, l'exercice surtout, nt les modificateurs auxquels ou doit accorder le de confiance.

séjour dans la gorge de Capvern, où l'air est si gêné, si pur et si tonique, où la végétation est si ssante, les promeuades délicieuses qu'on peut re sur les coteaux voisins, le remontement général l'organisme que l'eau de Hounl-Caoute produit si ement, la facilité avec laquelle les malades ne eut pas à digérer et mareber dés qu'ils font usage eau, font certainemeut du traitement hydrode Capvern un des plus puissants modi- .teurs que l'on puisse employer contre l'anémie.

des observations qui viendront à l'appui de que nous avançons.

CAPVEBN. — SES EACX MINÉRALES.

I. -■ Hfrwrhngit; nnimie cons iii~.ii, ris du traitement* antérieurs, G union à Capvern,

M 1 "- Mario X..., des environs du Dax [Landes). Bhwmante femme de 25 ans. vint à C*pv<;rn le i juillet 1832. Sa constitution «si bonne, son tempérament lymphaticûnerveox. Liette darne est en proie depuis plus d'un an à îles pertes utérines presque continuelles, qui l'ont plongée dans un État grave de débilitation. Le faciès est pale, les lèvres et les gencives très décolorées. Les perles augmentent aux époques menstruelles et prennent des proportions inquiétantes. Elles s'arrêtent parfois pendant 'un on deus jours, pour recommencer aussitôt, flref, un écoulement de sang par le vagin a lieu presque sans interruption. La malade est d'une grande faiblesse; ses fondions, di.-cstivcs sont pro l'on dément troublées : ['appei.it est nul. M™ 1 X .. est fort préoccupée de son état, et elle Bsl persuadée qu'elle a une maladie utérine, bien que les médecins qui l'ottf examinée lui aient affirmé qu'aucuno lésion organique n'existe.

On a épuisé toutes les ressources de l'arsenal thérapeutique pour combattre ces iiémorrliugies, sous l'influence desquelles elle sont ses forces, sa jeunesse, sa vie s'en aller progressivement. Mais tous les moyens qui ont été employés sont restés tout à fait inefDcae.es. Dernièrement, elle avait mis son suprême espoir dans l'hydrothérapie; mais cette nouvello médication a été ainsi impuissante que ses aînées, et M m " X.... désespérée, fut envoyée :i. Capvem par M. le D r Laroza, de Dax.

lin examen attentif nous démontra qu'il n'existait pas de lésion organique de l'utérus, et nous demeurâmes convaincu que l'anémie, d'ahord cause active des pertes ~;mguines. était devenue à son tour cause d'bénnrrhagie incessante; car, comme le dit r'Ionry ; » Une hemorrhagiea delà tendance à se reproduire par cela même qu'elle a déjà eu lieu plusieurs fois et qu'elle a plongé le sujet dans l'anémie.

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Nous n'hésitâmes pas à rassurer M 1 "" X... en lui annonçant une giiérison certaine Pi prochaine.

Traitement. — B>ins ttni-pérêx il la Ilount-Caoute; une verrée iHexu minérale d'abord dans la journée, puis sucisesiilXaunl deux, trois et quatre; duurhes à 84" centig., vertus des en pluie, de une à deux minutes. Alimentation azotée; exercice à pied modéré.

Le 6 juillet, nous constatons une amélioration dans l'état de M» la X...; la perte sanguine s'est supprimée, l'appétit est meilleur. Cette amélioration persiste jusqu'au vingtième jour du traitement. L'écoulement sanguin réparait entretemps trois ou quatre fuis, pour s'arrêter aussitôt. Les forces de la malade se relèvent rapidement. M" 10 X... retrouve enfin l'espérance, la fraîcheur de sa jeunesse, l.i santé d'autrefois, et quitte Capvern enchantée des merveilleuses propriétés uV sa source.

Cette guéri 70it remarquable ne s'est pas un instant démentie. M" 1 '-' \... nous écrivait, [.ni novembre 1871, que son état général était excellent et qu'elle n'avait pus revu .ses pertes utérines; le G mars 1S7Ï nous reçûmes une seconde lettre, dans laquelle celte jeune dame nous disait que » le. plus léger accident ne s'était pas manifesté... « et elle ajoutait : ■ Vous jugerez vous-même des admirables eD'els produits parles eaux de Capvern: car je suis devenue furie et bien portante. »

OnsEBVATTOM IL — Anémie: acei'.li'ftts rii'rmpathiques et ysminorrhêiqties — ijufrison par f pou de Ilount-Caoute. M m " X... des alentours de Paris, vînt a Capvern en tillet 1872. D'un tempérament nerveux, d'une constitution , cetie malade très-sensible a été eu proie à des ines morales qui ont profondément altéré sa santé. Chez , la lame, comme on dit. a usé le fourreau. La face, i grande pâleur et légèrement bouille, est empreinte

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