CAPVEBN. — SES EAUX MINÉRALES
de langueur maladive. Les gencives, la muqueuse palpebrale sont trcs-décolorées. Le pouls est petit, fréquent et Facilement dépressive. M m *X.., éprouve des palpitations, des suffocations au moindre exercice. Une prostration considérable de forces succède à la plus légère fatigue. La malade se plaint d'une grande sensibilité nu froid, et d'une sensation de vide dans la tète qui lui donne le vertige. Alors elle est condamnée à prendre, pour ne pas tomber, un point d'appui autour d'elle. Ses bras, ses jambes sont engourdis ; l'appétit est nul : il existe une profonde répulsion pour les viandes. Et pendant le temps de sa laborieuse digestion, ce sont des nausées, des vomituritions et des coliques sourdes. La constipation est opiniâtre. Parfois au contraire c'est la diarrhée qui la remplace. M m * X... est régulièrement réglée. Mais le sang menstruel n'est qu'une sérosité rougeâtre qui tache à peine le linge. Au reste, quand la fonction périodique s'établit, les accidents nerveux, les souffrances augmentent et la malade est obligée de garder le lit pendant tout le temps de l'écoulement mensuel. Nous examinâmes bien attentivement M ,no X..., mais nos investigations ne nous révélèrent aucune lésion d'un organe important. Tous les symptômes qu'elle éprouvait étaient évidemment liés à un appauvrissement du sang.
PitEHCiuPTiON : Bain froid d'un quart d'heure à ta Hoimt- Caoute. Bouche froide générale en pluie verticale pendant une à deux minutes. De 2 à 4 verrées d'eau minérale.
Ce traitement fut régulièrement suivi du 4 au 10 juillet. Dès les premiers jours do la médication une amélioration progressive s'établit. L'appétit se réveilla et la digestion ne tarda pas à devenir excellente. Les promenades à pied furent bientôt faciles; M'"'' X... reprit ses forces rapidement, et nous quitta dans le meilleur état. Nous eûmes occasion de la revoir l'année suivante ; sa guérîson s'était maintenue.