‹ Capvern: ses eaux minérales, applications thérapeutiquesChapitre 39 sur 58 · GOUTTE. S · texte numérisé non relu

GOUTTE. S

ieux qu'il l'eût été moins ou pas du Lout : il aurait évincé par les voies de l'élimination, au lieu de 'immiscer au principe de la nutrition.

peut être question de dissoudre celui q ni fait défaut dans les urines, puisque, tout soluble que nous venons de le trouver dans le sang, il est incomplètement soustrait par les organes de la spolion urinaire.

Enfin, aurait-on la fantaisie de transformer en nue tir lit/une. excessivement solulile, Murale de soude parfaitement soluble qui incruste les nienarticulaires? Mais c'est précisément grâce à solubilité, que celui-ci est venu s'échouer sur ces vitalité lente et équivoque où son liquide :cieor, successivement résorbé finira par l'abandonner à. l'état concret ; pour changer d'état c'est le solvant qui hû manque et non la solubilité: est-il probable d'ailleurs que celte substitution basique s'opère en plein organisme, comme vous l'obtenez en plein laboratoire? » (Baud, La lithine dans les de ContreTc'viUe. (Union médicale, 15 février

Ce n'est donc point à Litre de dissolvants qu'il sera (sonnais permis d'administré]' les alcalins dans la iittc. Si on continue de les employer commeageuLs ■ilificateurs de ta nutrition, le clinicien ne doit pas 11 instant perdre de vue les graves inconvénients

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qu'il* entraînent après eux, pour peu que l'usage en soit prolongé. « Les attestions calculeuscs et surtout goutteuses, dit encore H. Baud, dans le remarquable mémoire cité plus haut, généralement aiguës ot h yperdynamiques en apparence, recèlent toutes, dans un avenir plus ou moins rapproché, une tendance spéciale a la chronicité morbide, à l'apathie fonctionnelle, à l'appauvrissement organique. Or, on l'a dit et prouvé plus péremptoirement que je ne saurais le faire, la médication alcaline dissolvante crée ou développe outre mesure cette fâcheuse tendance : elle n'agit ni mieux, ni plus mal que la diète, les sangsues et la saignée, qui ont plus souvent abrégé le goutteux que la goutte, s Nous recommandons ces sages paroles à la méditation de tous les goutteux et surtout des praticiens qui leur prescrivent encore le bî-carbonate de soude, les eaux de Vais et de Vichy .

Veut-on savoir encore quelle était l'opinion de notre immortel clinicien, de Trousseau sur la médication alcaline dans la goutte? Eh! bien, voici ce que disait à ses élèves cet éminent professeur (Leçons sur ta goutte, France médicale, 17 mai 1861. Legrand du Saule). « Vous savez jusqu'à quelle frénésie on a poussé dans ces derniers temps l'emploi des eaux minérales de Vais, de Vichy et de Carlsbad. Mon opinion est qu'il n'existe pas dans le monde une mé-

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