IAPVERN. - SES EAUX MINÉRALES
ffrWlCSS atroces; accidents rufvratgiqties. — / traitements antérieurs ; gut'rimn an liuuridé.
Le sujet de l'observation qu'on va lire est un de nos meilleurs amis, avocat distingué du département du Gers. Plusieurs années avant que l'inspection des therme: Capveni noua fût conQée. nous avions connu ce cas intéressant et nous avions été témoin des souffrances de ce cher malade. Comme noua savions qu'il avait dû le rétablissement de sa santé à l'action d'un traitement hydrominéral fait au Bvuriili, nous lui écrivîmes pour obtenir de lui quelques détails sur l'affection qu'il avait longtemps traînée. Le 7 mars 187 i, il nous adressa la réponse suivante, que nous nous faisons un devoir de transcrire textuellement : M. DayTem a 55 ans, il est d'un tempérament nerveux; sa constitution est bonne. C'est un littérateur dé mérite, plein de verve et d'imagination. Voici comment il nous conte ce qu'il a souffert :
« Quelle était mu maladie? Je ne l'ai jamais su. Ça dmi avoir un nom dans la science; mais pour moi ça n'a jamais eu de nom. Je souffrais horriblement de la tête pendant le jour. ■. ojlii tout ce que je puis dire. Heureusement pour moi la nuit je dormais comme un loir. Mais pendant h veille, il me semblait qu'il y avait des cendres chaudes sous mon crâne; vingt fois par jour, je faisais couler de l'eau, froide sur mon front, m'arrêtant pour cela à tous les cuisseaux, courant à toutes les sources.
>i En second lieu, j'avais des vertiges, des éblouissements, des défaillances subites. A la vérité, ces vertiges et ces faillances étaient l'affaire de quelques secondes. Cala passait vite, mais, pendant ces quelques secondes, je n'existais point. Je ne pouvais pas demeurer en repos; et, lorsque ji marchais, je tremblais sur mes jambes et j'étais comme un homme ivre, prêt à tombera chaque pas.
■ Que de fois, au moment où j'éprouvais ces tournoie- Tiiciiu dn tête, je me suis appuyé instinctivement contre
CLINIQUE DU BOVSIDe. :ii"
un mur, contre un arbre un au liras de quelqu'un ! Cet éuu dura quatre an?, do 1858 à 1862. J'essayai de mille remèdes; ils furent tous inefficaces. Enfin, la Providence m'envoya une inspiration. Ayant entendu parler des eaux de Gapvern. je me rendis en juillet auprès de la bienfaisante naïade. Je restai là trente-trois jours, et ne lis pas d'autre médication que la suivante : deux fuis par semaine, j'allais a la buvette du Grand Etablissement ingurgiter un demi-litre d'eau avec là grammes de sel de magnésie, et mu* les matins, entre quatre et cinq beures, je prenais un Jmin au Bouridé. Au bout de trente-trois jours, j'étais revenu à la vie et à la santé que je possède encore. Voilà mon histoire.
■ En résumé, j'ai enduré pendant quatre ans un mal indéfinissable; j'ai souffert comme ne .souffrent pas les damnés du Dante; et celui qui m'a guéri, ce n'est pas vous, cher docteur, ce n'est même aucun de vos confrères...
relui qui gu prison.
'a guéri, c'est Dieu, et Dieu, pour opérer celle est servi des eau* de Capvern, spécialement de
(. Passez-moi le style poétique:
: est roemïsse maloram.
ii D(Vbëm, avocat. >
Cette lettre de notre ami est assez éloquente pour que nous nous dispensions de la faire suivre de nos réflexions.
On sait que les affections de l'appareil utérin prennent les formes les plus variées, et qu'elles sont souvent accompagnées do phénomènes nerveux parfois fort étranges et fort graves. Ces phénomènes, ou les voit promptement se modifier au Bouridé, pourvu cependant qu'ils ne soient pas liés à un état ané-
3t» i.Ai>vi:iiv - sks i;-\i \ minérales.
mique. Nous avons recueilli des observations d'hystérie, de migraines symptomaliqiies, d'irritationi obscures du système générateur, où l'action bienfaisante des eaux du Bouride s'est montrée dans toute sa puissance. Voici un fait dos plus remarquabb que nous notâmes, il y a deux ans: nous le transcrivons tel qu'il fut présenté par M. le docteur Boudou, de Montech (Tarn-et-Garonne), qui nous adressa sa malade.
Ohskhvatiun 111. — Ulcèratiun de l'utérus. —Accident hystériques divers d'une grande gravité. — Insuffisance d traitement le plus rationnel, — Gitérison complète à Capeern
* il»» X... est une femme de 2t! ans. brune, d'uilH boprt constitution, d'un tempérament nerveux et jouissant habi tuellement d'une bonne santé. Réglée à l'âge de 13 an et mariée à 18, elle eut, de 1862 à 1866, deux grosMBÀ très-heureuses. M"" X... nourrit elle-même ses enTants. K 1867, après avoir fait fausses couches au troisième moi: elle commença à ressentir quelques malaises qui persis lérent et devinrent plus intenses pendant une nouvell cependant se termina heureusement e janvier 1868.
» Après quatre mois d'un allaitement qui était au-tlessu de ses forces, elle fut, condamnée a cesser de donner I spj.ii à sa fille, et, à partir de ce moment, nous assistant» à une série d'accidents graves, que nous allons rapidemen exposer.
i Ce. fie fut qu'à la fin de l'année 1S69 que M" 10 X.. e par la souffrance, se décida à réclamer nos conseils 3 avait de l'inappétence, souffrait de l'estomac et s plaignait delà difficulté de ses digestions; elle accusait d<
brisée p
douleurs dans les reins, dans l'abdomen et la partie supérieure des cuisses. Ces douleurs prenaient une nouvelle intensité auï époques menstruelles qui ne présentaient plus la même régularité. Parfois peu abondantes, ses menstrues prenaient d'autres fois les proportion de véritables h^morrhagies. La jeune malade maigrissait chaque jour davantage. Elle avait perdu ses forces et son ancienne activité; elle éprouvait des étouiïemcnts, des palpitations de cuiur, quand elle voulait s'occuper dans l'intérieur de sa maisuri ou quand elle marchait un peu vite. Elle était devenue triste et d'une grande sensibilité. Grâce au repos, au lit, pendant une quinzaine de jours et sous l'influence d'un régime analeptique, de l'administration des reconstituants et de quelques calmants, la santé parut revenir, mais l'amélioration ne fut que passagère. De. nouvelles fatigues a menèrent une recrudescence des symptômes que nous venons d'énumérer et des pertes blanches irès-abonibinf.es. Survinrent bientôt des crises nerveuses fort pénibles, qui tous les mois prirent une intensité plus considérable. Ces crises duraient quelquefois des journées entières, et se répétaient, vers la lin de l'année, presque
s les jours. Pendant ces Parfois, quand on espérait
, la malade perdait conlouvements désordonnés.
a la détente allait se produire,
il se déclarait un coma profond, d'où M™» X... ne sortait que pour retomber dans une agitation extrême. Les personnel qui l'entouraient ne la contenaient qu'avec peine dans son lit. La jeune femme brisait ou déchirait tout ciqu'elle pouvait saisir. Enfin, la connaissance revenait trèsienlement; quelquefois la malade versait d'abondantes larmes, et la crise se terminait, la laissant abatlue et courbaturée. M 1 "* X... ne conservai! pas îe moindre souvenir de ce qui venait d'avoir lieu, et paraissait surprise de la i.ris- [r--v de ses parents; elle venait d'avoir un accès d'hystérie des plus complets. Jusqu'à cette époque. M ni ° X.. avs.il
WggiïM
m CàPVERN. - sks kal;x minérales.
opposé on refus formel à toute proposition J'iriM ■ à Taille du spéculum, dépendant; grâce aus instances 3e son mari, l'examen eut tiea, el nous pûmes constater ce Hue nous avions depuis longtemps annoncé, une ulcération profonde du col dp l'utérus, unique cause, selon nous, de tous les symptômes présentés par notre malade.
n Des cautérisations, d'abord au nitrate d'argent, ensuite au nitrate acide de mercure, répétées chaque quinze juiirs pendant environ deux mois, modifièrent Bès-légèreéwnt l'ulcération, mais n'apportèrent aucun soulagement à l'élut général. II. 's i'ii.i:.-. ili's a nii-spasmi cliques sous toutes les formes, furent administrés, et cependant, chaque mois, les crises revenaient avec une ténacité désespérante.
» Nous eûmes alors recours aux cautérisations au fer l'outre, et ce traitement avait amené, vers la un de l'année 1S70, une améliomtipn locale telle que nous espérions obtenir pareille amélioration à l'endroit de l'état général. Nous nous trompions, et la pliiede l'utérus, sous l'influence de cette énergique médication continuée pendant les six premiers mois de l'année 1N7 1. était oui ;ilé:e ment -nène, et pourtant les accès hystériques présentaient la même
inO'iisiLé.
.1 Ce lut dans ces conditions que nous envoyâmes nûtw malade à Capvern. Le résultat du traitement hydro-minéral dirigé par M. le docteur Ticier, fut dos plus rapides et des plus surprenants. M" 1 » X .. partît pour les Pyi'énéus le lendemain d'une crise des plus fortes. Elle prit ses bains au IlourvM, but tous les malins quelques verrées d'eau minérale au Grand Etablissement, et. apràftw traitement de vingt-cinq jours, elle rentra très-bien portante. La guérison lie s'est pas démentie depuis ce jour.
•■ D r Bonxir.
n Montecli (Tmii-ei-Goroune), G mura 1873. ■
Voilà une cure bien remarquable. Vin gt-cinç jouit
CLINIQUE DU ItOURWE.
e traitement hydro-minéral ont suffi pour triompher e crises hystériques graves, que la médication la plus rationnelle avait été impuissante à enrayer. Notre confrère distingué de Moulech attribue, dans les réflexions qui suivent sa communication, la persistance des symptômes nerveux, même après la iisparilion de la lésion locale, à l'espèce d'habitude qu'avait contractée l'organisme, comme la paralysie persiste quelquefois dans les membres, après la résolution du caillot qui l'a produite; et il pense que les eaux do Capvern ont Amené chez sa malade une perturbation générale capable de modifier cette triste disposition aux attaques hystériques, de la même façon que l'électricité réveille la sensibilité dans un membre resté longtemps paralysé, alors même que l'hémorragie cérébrale première n'existe plus. Quoi qu'il en soit de ces explications données par le docleur Boudou, pour l'opinion duquel nous sommes plein de déférence, nous nous permettrons d'ajouter 3 les fonctions digestives, profondément altérées chez M mB X..., se rétablirent très-promptement sous l'influence de notre eau minérale, et il n'est pas impassible que les bains pris à notre source sédative aient fait disparaître l'irritation obscure dont la matrice devait être le siège, irritation qui, selon nous, n'était pas étrangère à tous ces phénomènes nerveux d'une grande gravité.
CAPVI'UN. - M:S tvU\ UJNÉHÀLES.
Après les observations de névropatbie générale qui précèdent, nous allons maintenant rapporter quelques cas de névralgie localisée, rapidement et heureusement modifiée par les eau* du Bouridé.
r t n sr:i« \ vi
v IV. — Nroralgies scialique
M: R..., limonadi & Oapvern, le 22 jui ment nerveux et d trois mois en proie
r i T;iili'\-, Agé de 4u ans, fut envoyé 1872. Ce malade est d'un tempérame bonne constitution; il est depuis violente névralgie sciatique, qui
; divers moyens rationnels qui ont été employés peur la combattre. M. R... jouit habituellement d'une bonne santé; Il se souvient d'avoir eu.il y a une vingtaine d'années une névralgie sciatique moins douloureuse que celle dont il se plaint aujourd'hui.
FA-il acluet : M. H .. a le faciès pâle ; il» considérablement maigri. L'apnétit n'est pas altéré ei les digestion- ne sont pas trop laborieuses. La malade a de la constipation; il ne peut marcher qu'à l'aide d'une canne. Les douleurs qu'il ressent partent des reins et sillonnent la fesse et lu cuisse droites; le décubitus sur le côté affecté est imposlîble, et les souffrances sont beaucoup plus vives la nuit que ie jour; aussi le sommeil est-il nul. C'est surtout le point sacro-iliaque qui est douloureux. Tout le membre pelvien droit est le siège d'un engourdissement. La faiblesse générale est considérable. L'état rie ce malade prénecupu beaucoup ses amis, qui redoutent une affection de la moelle épinière. L'un d'eux, qui l'accompagne, le précède de quelques mitants dans notre cabinet, pour nous faire part de ses craintes.
Nous examinâmes M. R... avec le plus grand soin: il ne nous fut pas possible de diagnostiquer autre chose, qu'une névralgie sciatique.
M vim son l'an ans
CLIWQDB !)(■ mVBIDS. 363
Traitement: Bains tempérés au Bouridé; qwihr à tiè minérale à ta Houal-Haoute; douche verticale pluie tempérée de 13 minuits.
Cette médication fut suivie d'une amélioration si rapide qu'elle étonna ceux qui en lurent témoins. Dés le troisième on quatrième jour du traitement, AI, II... n'éprouva plus aucune souffrance: il marchait sans difficulté et dormait, la nuit, d'un sommeil réparateur; ses digestions ne laissaient rien à désirer, La constipation avait cédé sous l'in- II i ■- l'eau minérale en boisson. Bref, M, H.,, était
guéri, et sa guérison s'est maintenue,
(Insriu \tion V. — J\'ài<raiyie scialù/ue de longue durée. — //««ors df nmiiluvin- traiteiwnls antérieurs. — Guérison au Bouridé.
M" X..., de Villeneuve (Lot-et-Garonne), à'^ée do 60 ans, it à Capvern, le '2(i juillet 1 873. Tempérament nerveux, institution grêle. Le faciès est d'une grande pâleur. 'amaigrissement considérable. Cette dame est depuis six nus uiVeei.ôe d'une, névi'ul^iii sciatique qui, jusqu'à présent, a résisté à tous les traitements. La douleur est vive dans tous les membres inférieurs du côté droit. La malade peut à peine se tenir debout; la marche est très-pénible. Quand le pied repose sur le sol, la douleur prend un tel caractère d'acuité, que M nls X,.. no peut se soutenir sans prendre un lînt d'appui avec les mains. Au reste, il lui est impossible le se mouvoir sans le secours des béquilles. La douleur it, en arrière, le trajet du nerf sciatique, et en avant, branches therminales du nerf crural. Cette malade a , une cure à Bai;nères-de-Lucbon et une autre aux boues de Barbotan. En outre, elle a été soumise à un traitement hydrothérapique à Longchamps, h Bordeaux, sous la diction de notre éminent confrère, le docteur Ilelmas médications ne lui ont apporté aucun soulagement.
ao,
JM CAPVBftN. - st:s UOX MliVÉllALES.
Traitement: Bains tempérés d'une heure au Bouridé, douches verticales en pluie tempérée de 15 minutes; quatre terri** d'eau minérale de Hount-Caoule.
Après vingt jours île traitement, M™ X... se retira quasi guérie. Les forces lui étaient revenues, et les douleurs avaient à peu prés disparu. Au moment de son départ, la malade auruit pu laire à pied le chemin qui sépare les deux établissements thermaux.
Observation VI. — Névralgie trifaeiale, — Gitériion au H ou ri dé.
M. D..., do Saint-Lajine, 60 ans, vient à Capvem, lo 1 1 juillet 187?. Sa constitution est bonne, son tempérament, nerveux. Depuis trois mois, il est atteint d'une névralgie trifaciale gauche, contre laquelle on lui a administré en vain les pilules do Merlin, lo vulérianate de quinine, etc. La névralgie a résisté encore aux vésicatoires volants répétés et aux injections sous-cutanées de morphine. La douleur occupe surtout les hranchas maxillaires supérieures du nerf, la tempe, la joue, le nez et l'oroille: elle est parfois d'une grande acuité. Les accès se répètent fréquemment et d'une manière irrégulière; ils ont une durée de dix à quatorze heures. Les variations atmosphériques les réveillent ordinairement.
Traitement: Bains tempérés d'une heure au Bouridé; deux à cinq verrées d'eau minérale de Ilount-Uioutfl.
M. D... l'ut soumis pendant dix-huit jours à cette médication. Ses douleurs névralgique- lialiituflles disparurent tout à lait, et il se retira guéri.
Observation VII. — Douleurs névralgiques intestinales violentes et rebelles. — Traitement au Bouridé. — Gtirrison.
M. B.,., de Goudrin (tiers), propriétaire, âgé de 45 ans; tempérament névroso-sanguin, constitution robuste.
CLINIQUE DU BOlWDJt.
Sa santé est habituellement très-bonne. Depuis quatre mois, il éprouve dans le ventre des douleurs très-aiguës, surtout au pourtour de l'ombilic. L'appétit est irrê^ulier, capricieux, ot c'est deux ou trois heures aprêa les repas que se déclarent ces crampes, sous lesquelles le malade se tord et qui lui arrachent des larmes et des cris; cette douleur change de place et envahit la région rénale, après avoir débuté par l'ombilic ou l'épigastre, mais toujours elle revient se fixer à son lieu d'élection, quand les souffrances s'apaisent. M. H... accuse sur toutes les parties enclolurics la sensation d'une profonde meurtrissure. Lorsque la maladie a débuté, il y a eu pendant quelque temps de la constipation. Maintenant des selles diarrhéiques suivent presque toujours l'ingestion dos aliments, la faiblesse est grande.
Etat actuel: Amaigrissement considérable, peau sèche, rugueuse, langue sèche, couverte d'un léger enduit jaunâtre n M base; anorexie, sommeil nul, altération des traits, tristesse profonde. M. B... se croit perdu. Un examen attentif ne nous fait pas découvrir de lésion organique. Le malade n'a jamais eu d'hémorroïdes, i! n'a point eu de rhumatismes ni de sables dans les urines.
Pour combattre cet état, on a employé les spoliations sanguines locales, les bains; on a administré les autres spasmodiques, les calmauts, les ainera, les absorbants; mais rien n'a soulagé Jd. B...
Thaitement: Bains frai* au Bouridé; douches verticales en pluie, tempérée?;, de dis minutes; deux à quatre terrées d'eau de Ilount-Cuoute progressivement ; promenades modérèes.
Arrivé le 6 août 1870 à Capvern, M. B... fut soumis a cette médication pendant vin;:!, jours. L'amélioration s'établit dans lus premiers juins du iruitt'inent. Au moment de son départ, ce malade était complètement débarrassé de ses violentes douleurs; l'appétit était excellent, la digestion
356 CAPVËRS. — SES EAUX HLNÉBiLES.
bonne; l'état général avait été rapidement remonté, M, if partit guéri, parlant à tous avec enthousiasme des résultats qu'il avait obtenus au, Boutidé.
Ousëhvation VIII. — Entiralgil. — Traitement au Booridè. — Guèrison.
R..., sellier à Iliscls (Gers), ;lgè do 32 ans. Constitution débile, tempérament nerveux. Sa santé a été bonnf jusqu'à Tan dernier, où il fut pris des symptômes de !a névrose intestinale contre laquelle ou employa inutilement les: purgatifs, les calmants. les bains émollienls.
Etat actuel: Amaigrissement, lace pSle; langue sèche, rouge; dégoût, pour les aliments; digestions pénibles, insomnies, violentes douleurs qui l'exaspèrent sous l'influence des variations atmosphériques el qui ont pour siège l'abdomen et les régions rénales. Quand la douleur occupe l'ombilic, elle devient intolérable, elle arrache des cris au malade; la pression et la chaleur le soulagent; l'abdomen se météorise et le malade ressent des borborygmes et rend des gaz. constipation.
Tiiaitement : Bainj tempérés d'une heure au Uourîdé; deux verrées d'eau minérale en buisson; douche intra-reelate.
Arrivé à Capvern le 8 juin 1870, M. R... resta soumis à la médication h y dro -minérale pendant dix-huit jours. Au huitième jour du traitement, le malade ne ressentait plus aucune souffrance, et les fonctions digestives étaient rétablies; il partit guéri.
Observation IX. — Gastralgie. — Guèrison au Uourîdé.
Jeanne-Marie L... de Campistraus (Hautes-Pyrénées), est âgée de 1b ans; constitution bonne; tempérament névr sanguin. L'année dernière, à la suite d'une vive contrariété! elle fut prise de vomissements escortés de phénomènes nei*ïi»n<c. SesiiisrpslinnsHnviniTnt. hlviriPiiPe*: elle* ='acci>uv
pagnèrent d'une douleur à l'épigastre, variable quant à son intensité; parfois elle est. si violente que la malade pst condamnée à prendre les positions les plus bizarres. Cette douleur, tantôt est adoucie par la pression, tantôt elle augmente. Quelquefois la jeune Allé la ressenti jeun et elle la compare à une sensation de morsure. L'appétit est irrégulier, très-capricieux; la langue est chargée d'un enduit bilieux. Il y a des nausées, des vomissements d'une liqueur aqueuse, constipation. La fonction cataméniale s'exécute rétrn!if>]'pmei]i., ur.eitmpa.L'Viée souvent de coliques utérines. Les moyens que Ton a dirigés contre cet étal sont des applications de sangsues, des bains, des potions calmantes, des révulsifs ; ils n'ont point soulagé \n malade.
Traitement: Bain* kiiipérils d'une Imtre. au Llouridé ; douches tempérées en arrosoir sur la région l'pig'iflriniu' une à rff/j- serrées d'mu minérale.
Arrivée à Capvern le 8 juin, Jeanne-Marie L... est soumise a celle médication pendant seize jouis. Au début, elle ne suit pas régulièrement nos prescriptions r, t boit. SIX vein'iv d'eau minérale à la Ihunt-Caouk, au lieu d'une seule. Cette dose ne passe pas; elle amène une recrudescence dans les douleurs et les vomissements. Mais la malade devient, alors plus docile et ne tarde pas , ; i recueillir les bénélices de sa docilité. Les douleurs gastriques disparaissent, les digestions deviennent faciles, la menstruation, qui apparaît avant son départ, est, beaucoup moins douloureuse. Jeanne-Marie L... se retire tout à t'ait guérie.
Obskhvatkïn X. — Vertige nerveux, — Ouériion au liouridé.
M. l'abbé L,.., du Tarn-et-(iaroune, âgé de l.'i ;ins, l'ut envoyé à Capvern, le 2 juillet 1870, par M. le docteur Laser re, de Muntaiihan, habile praticien qui vient d'être prématurément ravi S sa nombreuse clientèle. Ce malade présente
CAPVERN. — SES EAUX WNÉtULES.
tontes les attributions d'un tompéraraent nerveux i constitution est bonne.
Etat actuel; M. l'abbé L... éprouve de|>uis sii mois des vertiges qui l'incommodent beaucoup. Sa tète lui tourne presque continuellement, et les vertiges ont pris un degré d'intensité que tout travail d'esprit est devenu i possible. Lorsqu'il dit lit messe, cet ecclésiastique est et damné à prendre avec ses mains un point d'appui su l'autel, pour ne pas tomber. Ses forces ont diminoé: nuits sont troublées par des insomnies continuelles. Cepen dant l'appétit est boa et ses digestions sont restées liiciles Lt 1 malade n'est |.;i- liéiuoiTuiikiire, L'examen lo plu attentif ne nous permet pas do découvrir la moindre lêaiOl du centre cérébro-spinal. Le vertige esl toute s;< maladie On lui a inutilement administré les anti-spasmodiquea, le amers, leî toniques sous toutes les formes.
Traitement: Bains tempères d'une heure an iionndé i/ualrc verrais d'rni: minlreile; exercice modéré.
De traitement dura vingt jours, au bout desquels tes VM tiges avaient compl'Hemcnt disparu. Le sommeil, calmi! réparateur était revenu. M. l'abbé L... pendant sa cure n cessait de nous parler du bien-être indéfinissable qu' éprouvait dans le bain du Bouridir, il non? quitta guéri Nous l'avons revu à Capvern pendant les années 71 et 72 Ses vertiges n'ont plus reparu.
Vomissements incoercibles dans an - Insuccès des traitements antèrîtirri
prasMite diron-ir/iM.
GiiiU-isimaii Bouridé.
M. X....oflicierattaché au dépôt de remonte de Bord fut envoyé à Capvern, en 1871, par un vieux et habile praticien do ia Gironde, M. le docteur Cazenave. Ce it âgé de 30 ans, est brun, d'une taille élevée; il ivr rl'u tempérament névroso-sanguin et d'une bonne cooafi lui .i.-:
EtlNlQi R nu noi imdj-.
A la suite d'un rétrécissement du canal de l'urètre, il a été atteint d'un catarrhe vésical et d'une hypertrophie du lobe moyen de ta glande prostate et de la valvule de Mercier. Il a. dû subir plusieurs opérations délicates, dont notre honorable confrère de Bordeaux nous parle longuement dans une lettre qui nous est remise. — Ces opérations ont été couronnées de suc:ès, et le malade est à peu prés guéri. Pendant qu'il Était soumis au traitement 'spécial, M. X... fut pris, à plusieurs reprises, d'accidents sympathiques du coté de l'estomac, accidents d'une haute gravité. Nous voulons parler de vomissements incoercibles, incessants, qui toutes les l'ois au moins durent vingt jours, malgré les médications les plus variées employées pour les combattre. Ces vomissements consistaient dans l'expulsion deinalicres bilieuses, expulsion qoi n'avait lieu qu'avec des efforts inouis pi au milieu des plus atroces souffrances. Toutes les fois que ce pliénomène morbide s'était produit, on avait eu retours en vain à l'administration des eaux de Seitz, de la glace, des opiacés. Les révulsifs, les injections sous-culauéos de morphine, les bains prolongés pendant trois ou quatre heures, n'avaient pas pu la moindre action favorable sur l'intensité et sur la durée de ces vomissements. On peut se l'aire une, idée de l'état de fatigue extrême, do faiblesse et de dépérissement dans lesquels se trouvait cet intéressant malade, à la suite des diverses manifestations de cette singulière et. grave complication.
Etui actuel. — A l'exploration, nous trouvons la prostate revenue à l'état normal; les urines coulent facilement à travers le canal de lui être libre, les urines sont légèrement catarrhales. M. X... nous dit que ses vomissements n'ont point reparu. Le malade se sent fatigué par le voyage qu'il vient de faire en chemin de fer, par une chaleur tropicale. M. X... est donc en bon état à son arrivée parmi nous, et 11 nous donne, d'une façon très-intelligente, une fuule de détails sur les péripéties de sa longue et cruelle maladie. Il
<:\I'\KIIN. - SES EAUX M1NKI1ALKS.
quitte notre cabinet â buit heures du soir, emportant prescriptions pour son traitement hydro-minéral qu'il (luit commencer le lemlema.il
Quelques moments après, en rentrant à son hôtel, il est pris tout à coup, sans cause connue, de vomissements répétés d'une grande violence. Ces vomissements persistanl pendant toute la nuit, et les efforts que ce malheureux fait, empêchent tous ses voisins de fermer l'œil. Appelé, dans la matinée, auprès de M. \..., nous le trouvons en proie ;> une vive anxiété et vomissant sans uiscontfnaer des matières bilieuses Le faciès trahit une grande souffrance, let Liai» sont tirés : à peine si le malade peut répondre questions que nous lui adressons. Il n'a presque pas uriné dans la nuit et il n'en ressent pas le besoin. La sonde pénètre facilement dans le réservoir urinaire; mais il m s'échappe qu'une cuillerée d'urine. La sécrétion rénale i à peu prés suspendue; le malade est sans lièvre. L'expl ration la plus minutieuse nenous fait pas découvrir de lésioi de l'estomac, du foie ou des reins. Notre confrère, M. le docteur Bonnal. d'Arcaehon, qui est présenl à noire visii< et qui a soigne cet, officier dans les ambulances de Hordeaus nous prévient que rien ne calmera ces vomissements. « Li malade, ajoote-t-il, vomira pendant vingt jours, avons tout essayé inutilement. »
Séance tenante, nous faisons transporter M. X... ai ridé où il est installé à côté de l'établissement thermal; i n'y eut pas d'iuterruplioti dans les vomissements, duran le trajet de la [fottnt-Gaoule. au Boitridé.
Traitement: Battis tempérés d'une durée de d-euj; Antre* le inu'in cl le noir. Ile leinfix en temps, tiiiu lu jour >■■■'■ ques gorgées iCtuu •uinéruU' de la llount-fiaoute à la tempe rature ambiante; vèswataiie volant à Vépigastit : '■■■■ froid en. lavemmli.
La médication e:
ivie pendant quatre jour,
CUNIQUB DU I10VHI0È. 3fil
et aucune amélioration ire su produit dans l'état du malade. La durée du bain est prolongée d'une heure... et doux jours après, nous constatâmes un peu d'amélioration. Le huitième jour, les vomissements avaient cessé; en peu de temps, le capitaine X... avait repris sa place à la table d'hôte, au grand étonnement de tous ceux qui l'avaient vu si malade. La guérisou ne se démentit pas.
Observation XII. — Chorée intense (Danse de Saint-Guy).
Marie T..., de Bordes ([Iautes-l'yrénées), Jwe de douze ans, d'une constitution lymphalico-nerveuse, impubère, est affectée de chorée très-intense. Cett^ maladie reconnaît poux cause un ébranlement nerveux provoqué par une Frayeur. Les bains froids, les allusions froides sur tout le corps, le musc, la eaatoréum, la valériane, l'assa-uetida, le chloroforme ont été tour à tour employés avec dos succès relatifs divers. La maladie a été mouillée, mus non guérie. L'extrait alcoolique de nuLt voniique, employé avec la plus grande réserve, n'a pas eu un meilleur résultat. Les bains sulfureux ont amené une amélioration notable, mais le mal persiste encore.
Dans cette situation, j'ai conseillé à la malade l'usage (Mus el etetra) dos eaux do Capvfrn.
Marie T... a été installée & I'' a ■ --ornent du Rouridà; elle a pris douze bains ot huit douche». liés lus proinie.-s bains, un amendement notable s'est déclaré; !i>> mouvements musculaires sont moins déso !■■ i ■■- Marie T..., qui ne pouvait marcher sans tomber, a pu marcher seule. Los contractions spasraodiques des muscles de la face ont cessé. La parole est moins saccadée et plus facile. Cette amélioratioo est progressive. Après le dixième bain. Marie T... a retrouvé ses forces et sa santé; les spasmes choréiquesont cessé. Celte jeune fille s'est retirée complètement çuérie, et la guérison ne s'est, pas démentie.
Cette observation est très -remarquable. Les bains et les
aSI CAPVEBW. - SES EAUX MINÉRAt.ES.
douchée àï Bouridà ont saols amenn la guérison. La température du bain et de l'eau dos douches r 28 degrés centigrades (Docteur PtdabMou),
Il nous serait facile de Taire suivre celte guérison d'un grand nombre d'observations plus récentes, parmi lesquelles nous pourrions citer celle de Mademoiselle D.,. de Lanneniezan, affrétée do chorée intense, et qui vint à Capvern en 1873; une quinzaine de bains du Bouridê suffirent pour guérir cette superbe enfant âgée d'une douzaine d'années. Nous pourrions parler encore ici d'un cas remarquable de Danse de Saint-Guy, que nous eûmes l'occasion d'observer à Capvern en 1872. La chorée générale, grave, avait résisté aux médications mises en usage. Le sujet dont il est question était une jeune fille de 14 ans, du département du Gers. Cette maiade prit 20 bains au Bouridê, et se retira sans avoir obtenu la moindre modification de son état. Nous en fumes d'autant plus surpris, que c'était le premier cas que nous enregistrions dans la colonne des insuccès. Nous avions perdu complètement de vue cette choréique, quand, l'année suivante, c'est-à-dire eu juin 1873, son père nous la reconduisit tout à fait rétablie. La guérison radicale avait été consécutive au traitement thermal du Bouridê. Huit jours après être rentrée cbez elle, cette jeune demoiselle avait vu disparaître tous les symptômes de son a
»2- Rhumatisme nerveux.
Chaque année nous traitons à Capvern un grand nomhre de rhumatisants, que nous pouvons classer en trois catégories Lien distinctes :
Dans la première, qui est certainement la plus nombreuse, se trouvent compris la plupart des indigents qui nous viennent du fond des vallées froides et humides de nos montagnes ; ce sont des individus pales, lymphatiques, chez lesquels le rhumatisme est lié à la faiblesse, à l'anémie. C'est contre l'affection avec laquelle le rhumatisme est associé que nous avons l'habitude de diriger la médication thermale. C'est la Hount-Caoute qui guérit ces sortes de rhumatismes.
Chez certains malades, le rhumatisme se montre d'autant plus tenace qu'il est sous la dépendance du mauvais état des voies iligestices^ et qu'il ne guérit que lorsqu'on a amélioré les digestions, c'est-à-dire, que nous traitons à Ilount-Caonte, cette catégorie de rhumatisants.
Mais il est une troisième catégorie de malades, d'un tempérament nerveux, d'une excitabilité très-grande, chez lesquels le rhumatisme se caractérise surtout par la vivacité et la mobilité de la douleur; et c'est au lloundë que ces rhumatisants seront traités avec la plus grande efficacité. En voici quelques exemples ;
3fi4 CAPVERN. - SES EAUX y
OfiSBÏY&TION I. — fthVmatUtne H'Tn-u.r. — ■ tiuùrisn» r, lluuridê.
Le nommé Bernard F..., cultivateur, de EUscle [Gers), âgé do 65 ans. d'un tempérament nerveux, vînt â Capvfem le li juin 1871, Ce malade dont le faciès est pale a été sujet depuis longtemps an flux hémorroïdal, et, depuis la disparition de ce llux, il éprouve des douleurs très-vives et trèsmobiles dans les muscles des membres thoraciques et de la partie postérieure du cou. 11 est en même temps affecté d'u tremblement continuel des mains et des bras. Au début même, ce tremblement avait pris le caractère de la chorêû. Pendant le dernier hiver, F... a passé deux mois dans son lit, sans pouvoir bouger. 1! lui est impossible de lever ses bras au-dessus de sa tête ; dyspepsie, constipation.
Prescription : Bains t< iiijifivsau llutinJé, douches chaudes en arrosoir sur len parties douloureuses, 3 à 4 verries d'eau de Ilount-Caoute.
Après nn traitement thermal de dix-huit jours, Bernard F... voit ses douleurs disparaître. Son appétit réveillé par l'usage de !'-eau minérale devint excellent dès le début du traitement. Une légère diarrhée se déclara; et, au moment du départ, lo malade se servait de ses bras, comme avant sa maladie, et nouait lui-même sa cravate, ce qu'il n'aurait pu faire â son arrivée à Capvern.
Nous revîmes Bernard F... en 1872, Malgré la rigueur de l'hiver que nous venions de subir, F... n'avait pas ressenti la muindre douleur rhumatismale, et se servait bien de s membres.
Observation II. — Rhumatisme nerveux. — Traitement au Bouridé. — Guérisan.
M. l'abbé A,.,, prêtre du département de la Gironde, est fkgé de 50 ans et d'un tempérament névroso-sanguin. Depuis deux ans, il se plaint de douleurs erratiques dans les
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muscles Je la région lombaire et dan* les hras. Ces douleurs prennent parfois un cnrrir'LiHi- d'acuité que rien ne soulage. Cette recrudescence coïncide avec les variations dans la température. Le malade est sujet ans migraine» , et éprouve souvent des trouble* digestifs. Soumis à des traitements thermaux sulfureux, il n'a pu les supporter.
Bains tempérés au Bouridé, dniKhes 'jt'it'-rales chaudes.
M. l'abbé A... fit à Capvern une cure de vingt jours. Ses douleurs disparurent complètement. Nous avons appris que cette guérison a persisté.
OiisEavATioN III. — Rhumatisme nerveux; traitement au Bouridé; Guérison.
L..., de Boulogne (Ilaute-llaronne), ilgê de 43 ans, vint à Capvern le 7 juillet 187!. Ce malade, d'un tempérament névroso- sanguin, éprouve des douleurs musculaires générales très-vives. Ces douleurs passent fréquemment d'un plan musculaire à l'autre. L..., se plaint en même temps d'étourdissements et de céphalalgie. L'hiver dernier, il a été condamné à rester trois mois dans son lit, en proie à de cruelles souffrances. Au moment rie son arrivée à Capvern, il ne se sert de ses mains qu'imparfaitement et ne marche qu'à l'aide de deux béquilles.
Nous prescrivons à L... les douches chaudes et les bains du Bouridé. Après vingt jours de traitement, l'amélioration était remarquable, les vertiges, les maux de tête avaient disparu. Le malade ne ressentait plus ses douleurs. La marche était devenue très-facile, et L... se servait très-bien de ses membres.
I Ibsebvatios IV. — Rhumatisme nerveux chronique. Guériton ou Bouridé.
Un ecclésiastique du déparlement du Gers faisait usage îles i-aus thermales de liagnères-de-Bigorrc. Il se plaignait de douleurs rhumatismales siégeant tour à tour dans les
mwattres inférieure et dans la région dorsale. Point ■
i' d>'> articulations. Après douze jours de traitemen infructueux par les eaux de Ragnères-ilc-Bigorre, il me di manda conseil. J'étudiai avec soin l'ctiologio de co rhi matisme, et je crus reconnaître que le mal était de naluri.
, Le malade était très-impressionnable, très-sui ceptîble, sujet à la migraine. Les douleurs étaient erratiques, .le prescrivis 1rs bains et les douches du touriiU; s furent mis à exécution. Ce curé se rendît à Capve.ni. II prit huit bains et quatre douches. Le soulagemeu fut immédiat. Les douleurs se calmèrent promptemeat, le malade rentra dans sa paroisse débarrassé (Obs. du doctour Pedebïdon).
Oo ne pourrait méconnaître les services que la source sédative du Bouridr' est appelée à rendre en nos temps si troublés où l'état nerveux, dont noua avons parlé plus haut, se rencontre partout, sous le toi de chaume comme au boudoir parfumé. Nous vivons à mieépoquedesurexcitabiliténerveuseprodigieuse! mauvaises passions, les désirs effrénés, les bouleversements politiques, les malheurs publics et personnel* impriment à tout cerveau des secousses et des contrecoups terribles. Commeut pourrait-il en être autrement, quand sur la scène politique se débattent pour nous des questions de vie ou de mort? quand toute position devient de plus en plus instable ? lorsqu'i guerre affreuse est venue ajouter ses deuils, ses hontes et ses calamités aux tempêtes qui se déchaînenl autour de nous? Comment la su ri m pression Habilité
nerveuse ne serait-elle pas continuellement en jeu au milieu do tant de convoitises et de tant de déceptions, quand chaque famille est effrayée du présent et tremble pour l'avenir? lorsque, à tous les degrés de l'échelle sociale, l'amour du lucre et des jouissances matérielles ne connaît plus de frein !
Aussi est-ce une consolation pour tous ces malades, de jour en jour plus nombreux, en proie aux désordres de l'innervation, de songer que la Providence a. placé, au fond d'une gorge solitaire, le remède qui convient à leurs souffrances si vives et si variées. Qu'ils viennent dans ce coin de terre dont parlait dernièrement un aimable et spirituel publiciste, dans « ce coin de terre le plus calme, d'horizon étroit, asile discret qui repose l'Ame et les yeux sur des forets sans art, sur des ruisseaux capricieux, clairs commo la lumière ; » qu'ils viennent, loin du tumulte et devant s merveilles de la nature, réparer les brèches que ; commotions morales ont faites à leur système lerveux .