COURSES A PIED, A CHEVAL 00 A ANE
CounsE 1. — Promenade au col du Boiiiidé;re(oi* par le moulin de Laça, deux heures environ sant sepresser, à pied (1).
(1) Si l'on est à cheval, 1» duré** île ta course peut eire diminuée, cela va sans dire. Celte ohsiTvu'.i'jri s'iippU'i'icrn * toutes les promenades do cette catégorie.
S ET PHOMEKADES ALTOMl DE CAPVEHN. 371
Le baigneur qui ne suit pas de traitement au
'ouridéne doit pas négliger de monter au col situé
i l'ouest de la Uount-Caoute, entre les deux éta-
lissements, s'il veut, après une promenade d'un
quart-d'heure ou de vingt minutes, jouir d'un
uorama charmant et très-é tendu.
Ce col est peu élevé, — environ 500 mètres au-
lessus du niveau de la mer, — mais, comme rien
e s'interpose entre lui et les premiers contreforts de
i grande chaîne, la vue est très-belle.
Un quart d'heure de plus suffi t pour atteindre la cime
du mamelon au nord-ouest du col. On prend le sentier
ui passe à coté de la métairie située à la droite du
:ol, et qui esi parfaitement tracé, au milieu des
irrés cultivés et des pâturages jusqu'à la cime
Panorama. — Le panorama qui se déroule sur ce point a pour premier pian, du côté de la chaîne, audessus du ravin où coule le ruisseau du Bourîdé, la colline partant du plateau de Lannemezau, au point î village de Capvern, et se terminant brusquement tar le monticule sur lequel s'élèvent majestuou- Dt les belles ruines du château féodal de r ezin. Les maisons formant le village de Maul s'étalent pittoresquement sur le sommet de jette colline, dominées par le clocher de l'église récemment construite. Un peu sur la gauche, au
CAPVEBN. - SES EAUX Mli BUiî, On voit au fond du ravin, sur la rive droite du ruisseau, rétablissement du Bowidé, entouré de quatre ou cinq maisons.
4m second plan, le regard s'arrête avec plaisir, du côté <ln sud-sud-ouest, sur les villages et les cultures des rianles vallées de l'Arros et des Baronics, cou romièes par les pentes boires qui descendent des crêtes de Bille.xe, du l'Héria et des Palomières dt Gôrde. — A l'ouest, serpente la roule de Bagne res, au-dessus de l'Escaledieu. Du même côté, et un peu adroite, ce sont les villages de Chelle et d'Arliguemy, et plus loin le gros bourg de Cieutat, au milieu de ses champs cultivés.
Au dernier plan(i), du côté du sud et du sudouest, se développa une ligne des premiers contreforts des Pyrénées, commençant du côté de la vallée d'Aure et se terminant dans la région des Eaux- Bonnes. Dans cette ligne se détachent majestueuse ni : le cône arrondi du pic du Midi-tle-ISajnî'res,
distant de 24 l 5, haut de 2,877 mètres, et le mont Aigu, Irès-reeonnaissalile à sa forme pyramidale, à une distance de 24*3, haut de 2,341 mètres. Un peu à droite du mon!, Aigu se montrent les cimes de la
(1) Voir Course II pouv une description plus étendue du panorama des montagnes, et suivre les descriptions en général sur les certes topographique et pnnorumique de C.ipvurn, publiées par K.- Wallon.
COURSES ET PROMENADES ALTOL'R DE CAPVERN. 373 vallée de Gazost, et plus loin celles de la région de Cauterets et d'Àzun, derrière Argelès oL Lourdes.
Après quelques instants de repos, consacrés à jouir du panorama, si l'on ne veut pas rentrer à la Hount-Caoute par le chemin déjà suivi, ou si on, désire allonger la promenade, ou peut facilement descendre sur les bords du ruisseau du BouridreX gagner, en 40 minutes, le moulin de Laca(35l m ), situé au confluent des ruisseaux du Bouridé et d ' Aitjucs'Caoule. — Du moulin à Capceru-ies-Bauix, environ 3 kilomètres, sur une belle route, d'une pente très-douce, 45 minutes.
Course II. — Promenade sur te plateau de Capvern ; retour par le chemin de l'ère; à pied, deux heures (1).
C'est l'une des plus intéressantes promeuades, au point de vue panoramique, que le baigneur puisse faire entre son déjeuner et l'heure où il doit reprendre son traitement de boisson à la Huunt- Caoute.
Remontez la route qui met en communication le village de Capvern avec les bains, en 40 ou 45 minutes vous atteignez le haut de la côte, à G05 aièlres
(1) Dans la duri:e de rapoi et l'on sup ajouter un tiers en bu
idique
cocupreud pas It
9 promenade. Il faudra doue
d'altitude. De ce point, le panorama est déj
beau; mais, si vous voulez .jouir de toute sa splendeur, ,111 lien de continuer à suivre la rouie vers le village, prenez à gaucho un chemin de chars qui se dirige d'abord vers le nord-est, et un peu plus loin vera le muri. Vous suivez ce chemin pendant quelques minutes, et vous l'abandonnez bientôt pour atteindre facilement, au milieu des pâturages ou des cultures, le point culminant de la colline qui sépare le vallon des bains ou d'.iigues-Caoute de celui de la Lène, suivi par le chemin de fer et la route de Tarbes.
Panorama. — Du côte de l'est-sud-est, au premier plan, s'étale, comme une mer de fougères, le plateau de Lanncmezan, qu'on voit finir aux environs du village de Capvem. On distingue très-bien, sur ce plateau, le gabionnage élevé par le génie militaire, pour les exercices de tir, à l'époque de l'établissement du camp. De l'endroit ou l'on est, ou peut se rendre compte de la pente vertigineuse du chemin de Pet i|iii descend du plateau dans le vallon de la Lène.
Sur ce même plan, du sud à l'ouest, le regard se repose agréablement sur les champs cultivés qui entourent le village de Capvern et s'étendent jusqu'à fûxtrémité de la colline de Mauvezin, au pied de son vieux château. Les maisons de Capvera et celles de Mauvezin ont l'air do faire partie du même bourg.
loi
PROMENADES AUTOtH DE CAPVERN, 375 Au second plan, dans les régions du sud et de ouest, s'élève une forêt de petits pics qui ne sont Mres que les cimes des divers groupes détachés u chaînon oriental de la vallée de Campau. Ces ramifications séparent les vallons convergents des Baroméi qui, par leur réunion, Forment la haute Mitée de VArrot. — Du côté du nord-ouest et du ord, le regtni plonge dans les vallons Boisés .'Aigues-Caoute, au-dessous des bois de la Lëne, lU-dessous de Per-é.
Troisième plan: du côté du sud-est se détache lettement le massif boisé qui forme l'angle saillant de la rive droite de la vallée de la Neste. au-delà de Labarthe-de-Neste. Le sommet de Serre-Sèque (151 1" 19k) (l), et le pic de CoUmtigue (1721m (9*6}, lominent ce massif. Vient ensuite, un peu plus au ud, l'échancrwe qui forme l'entrée de la vaDée de la NesLe, au fond de laquelle on aperçoit les glaciers isplendissants que nous signalerons uu peu plus loin. A droite de cette échancrure, juste au sud. commencent les premières cimes du massif qui, séparant ls vallée de Campan de la vallée deNeste-
!.!;■ Lys chiffres places e:
a hauteur au-dessus du ni n droite ligne, ou & vo] d
a K celui indiqua.
e parentli èscs ii ■'\tii. du point Dl
: le premiur u la distance
d'Aiire, va finir, après les Palomières, près de Bagnères-de-Uigorre. C'est une région très-] Les forêts descendent du sommet jusqu'aux cultures des villages des Baronia.
Quelques-unes de ces cimes méritent d'être signalées ; la première, à la Forme élégante et conique, immédiatement à l'ouest de l'ouverture de la vallée de la Neate, est le Soum de Pourricadê (985™ — 12* 5) seraltachant au pic d'Esparrosow d'Ameille (1,272™ — 12* 7) à l'ouest de Mèches, bourg de la vallée de Neste. Ces deux cimes semblent surgir au-dessus du village deCapvern, un peuà gauche du clocher; leurs plans septentrionaux sont couverts de forêts. — Le plateau deLannemzan se rattache auSowm de Powrieade par l'immense dépôt morainique et diluvien qui sépare la vallée de Labarthe des vallons de Labastide et de Lavezaguet l'un des affluents de l'Arros.
Après l'AraeilIe la crête court plus au sud et se bifurque bientôt à une hauteur de 1,317 mètres; l'un des chaînons, le plus bas, prend la direction de l'ouest-nord -ouest et forme les cimes de Un Taehoueres (1,032), de las Crouts-d'Artigou (1,034), de Pêne deCoussa (1,002), de Monlègut (000) , de Carroc (1,020,) et de Houle-rail {910} , à uue distance moyenne de 12 à 13 kilomètres. — L'autre chaînon se dirige droitau sud, augmentant d'altitude, et, après un parcours do 2 kilomètres 5 environ, se subdivise encore
COURSES ET PROMENADES AUTOUR DE CAPVERN. 377 à la naissance du vallon de. Bouekadet, petit ruisseau qui se jette dans la Nés te entre Hèches etSarrancolin. Le nœud forme le pic de Bassia ( 1 ,900™ — 1 7 1 3) , cime régulière qui se dessine au-dessus du village de Capvera, presque en ligne du clocher.
— Au point de bifurcation, c'est-à-dire au pic de Bassia, la chaîne se sépare eu trident., l'une des tranches court à l'est, l'autre au sud, vers le col d'Aspîn, enserrant le vallon de Beyrede qui descend à la Neste entre Sarrancolin et Beyrede. Du point où il se trouve, le spectateur ne peut rien voir de ces deux branches.
Le troisième chaînon se dirige d'abord vers l'ouest et se recourbe ensuite insensiblement vers le nordouest pour Finir aux Palomiëres, au-dessus de Baguera. Sa silhouette se détache avec une netteté merveilleuse. — A droite ouest du Bassia, ce sont d'abord le pic (1,863™ — 17" 4) et la Pêne de la Teoidrre (1,789'" — 1G" 7|, puis le pic de Castillon (1799" — tG fc 8), dont les versants septentrionaux couverts de forêts descendent par l'asile du !\lail- Arromj, jusqu'à YOueit de l'Arros. (Course 9).
La ligne est continuée par la cime de Billene (1,431» — 13" 6) et le Casque ou Pêne de EHtris ( 1 , 593 m — 14* 8) qui domine sur ce troisième plan, au-dessus des dernières maisons de Capvera-, vient ensuite le modeste pic d'Asie ou Monl-Bélian[ 1,2 18'"
— 15* I) dont la rime apparaît un peu sur l'arriéra plan. Enfin, les Patomirres. indiquées par (Unix bottijurls d'arbres magnifiques (13* 5), terminent cette croupe qui s'abaisse insensiblement jusqu'au niveau du plateau sur lequelle serpente la route de lfeignéres. Au delà' de cette route, vers l'ouest, les villages do Cieutat (ô46 m — 8 fc ), Artiguemy (469"' — 5 k 3) et Chelle-Espoa (485™ — a 1 7) se détachent très- distinctement au milieu de leurs cultures diverses qui donlient à «es plateaux l'apparence d'un vaste échiquier.
Quatrième el dernier plan. Le dernier plan de < charmant panorama commence du coté du sud-est aux premiers chaînons de la vallée de la Garonne e est continué par les montagnes des vallées de Barousse eL de A'tstos, dessinant leur gracieuse dentelure, au sud de la Neste et au-dessus de Ja ligne uniforme et sévère de la Grande-Lande. Cette dentelure calcaire et boisée est interrompue, au-dessus I l'ouverture de la vallée d'Aure, par le massif plaqué de neige, des Gours-Blancs et de Clarabuks |50 l ), au fond de la haute vallée de Louron, au sud d' An-eau Ces beaux glaciers contrastent d'une façon ravissante avec l'aspect général des montagnes boisées du troisième plan.
Ce dernier plan est continué droit au sud, sur boi extrême limite par le faîte du pic d'Arbizon (2,831" — 28 k 4), paraissant très-bas vu son ékiignement. 1
COURSES ET PROMENADES AUTOGR DE CAPVERN. Ml deux pitons se montrent au-dessus delà Teoidère, un peu à droite du clocher deCapvern. Viennent en suite les sommets déchiquetés de Pène-Louque (2,220'" — !3 fc ) M da la Sfoniagnette (2,300"' — 23* 1) au dessus Casque de l'Héris — qui se joignent, par le col 'Arises (2,194? — 24") au pic du Midi de Bagntres ,877™ — 25* 5), dont le dôme élégant et souvent iqué de neige domine toute cette région. — Le pic du Midi, par aa forme si facilemeut reconnaissante de lous les points des plaines environnantes, el visible de presque lous les sommets de la chaîne, est l'un des meilleurs repères pour ceux qui veulent étudier l'ensemble des Pyrénées centrales.
Après le pic du Midi, la ligne de faite s'abaisse de
nouveau aux pics de Pêne Blanque (2,774" — ~'0j v
et de Mertheu (2,640™ — 27* 3), et est continuée par
la crête dentelée de Pêne-Taillade (2,601» — 30' G)
au-dessus du vallon du Lac Bleu [1,966?" — 28' 5)
magnifique pièce d'eau de 40 hectares de superficie.
— La ligne des Pênes sépare la vallée de l'Esponne
vallée de Bastan ou de narrèi/es.
La crête se relève à la Pyramide régulière du
•ml- Ait] u (2,3 il" 1 — 25* ti) ligne pendant du pic du
quoique moins élevé, mais elle s'abaisse de
veau, — juste au-dessus des maisons de Mau-
iux montagnes de la vallée de Gazosl,
Entre ce dernier plan et le précédent, un petit
CAPTERN. - SES EADX MINERALES.
EHassif descend au Mont- Aigu: c'est celui qui se trouvi immédiatement .iu delà de Bagnèrc*, au-dessus de; fiuins-de-Salut, et tlont les principales cimes sont UiMormë de Bagnères {1,158" — 17 k 5), le Mont-Beda (881™ — 16" 1) et le Mont-Oiivet (8l4 m — 15* 0) la ligne visuelle du village de Mauvezin, un peu à gauche du clocher.
Les cimes qu'on aperçoit sur le dernier plan, presque en ligne du vieux château, sout les montagnes d'Extrem de Salles et d'Azun et plus à droite yen l'ouest celles des vallées de Lourdes et de Surguin ou Batsouriguere. La ligut; s'abaisse ensuite sensiblement dans la région de l'ouest où la silhouette des premières montagnes d'Ossau etd'Aspèrc se confond aveu les teintes vaporeuses des plaints du ïléarn.
Du côté du nord-ouest, sur ce dernier plan, le regard se perd dans les plaines de Tarbes, au delà des landes de Péré et de Ricaud. Du côté du nord et du nord-est, l'œil peut suivre très-loin le dêvcloppemeni des vallées boisées qui, nées au plateau de l.annemezan, se dirigent vers le département du Gers fl).
Après s'être suffisamment reposé, le promeneur, reprenant la voie qu'il avait quittée, se trouvera, en
(1) Nous avons donné aui descriptions de ce des développements asseï litendua, parce que d'une fois à y renvoyer lu promeneur.