S ET PH
quelques minutes, sur le chemin de Pêré qui descend aux Bains. 11 n'aura qu'à suivra ce chemin à gauche sud-ouest, et, en trente ou quarante minutes, il sera à la Hownt-Caoule.
Ce
Course III. — Promenade sur le plateau de Laba- \ut, au nord de Hount-Caoute, et retour.
A. Par le moulin de Laça, route de Gonrgue.
B. Par le village de Gourgue.
G. Par le chemin de Péré.
A. — Retour par le moulin de Laça, route de
(Gourgue. 2 h. 1/4.
Ou monte, au nord-est, par le chemin de l'ère jusqu'au point le plus élevé. Une demi-heure suffit, on est à la bifurcation de plusieurs sentiers (570m.), et l'on jouit d'une très-belle vue (voir le panorama décrit à la course II). Le regard embrasse presque toute l'étendue du plateau, depuis les environs de Lanoemezan, du côté de l'ouest, jusqu'à Capvern au iud, et depuis le village jusqu'à la Serre de liicaud, àltuèe au nord-ouest du point où l'on se trouve.
On prend le sentier parfaitement tracé, à gauche, t l'on se dirige vers le nord-ouest au milieu des
fougères. A 600 mètre* environ, ce sentier se bifunjut, priiez celui de gauche. Après quelques unies de marche, presque toujours au môme niveau, voua apercevez, un peu sur la gauche, le groupe des métairies de Labatut, éparses sur le versant occidental du plateau, — vous êtes à 1,500 mètres environ du chemin du Péri; — 20 ou 25 minutes suffisent pour atteindre ce point. De là on aperçoit tout le vallon boisé d'Aigues-Caoutes, jusqu'à Gourgue et à l'Arros.
Le sentier continue au milieu des métairies. De ce point, si l'on veut abréger la promenade, on peut descendre, par un bon sentier, aux carrières de dalles situées sur le bord de la route, rive droite du ruisseau d'Aigues-Caoutes, et rentrer à la Hounl-C«out>cette route.
Si l'on veut descendre au moulin du Laça, — confluent des ruisseaux du Bouridé et d'Aigues- Caoutes, — il faut, aux bords de Labalut, prendre le sentier qui oblique a gauche — celui qui va droi mènerait à Gourgue et à Ricaud, — 2 kilomètres, à peine, séparent du moulin du Laça. — Le sentier descend toujours sur le versant, et, en trente minutes après avoir traversé le bois, jadis si beau, on attein le chemin des voitures, près du moulin. De là Ilounl-Caoule, quarante minutes, en remontant la joiie route qui vient de Gourgue.
COURSES ET PROMI'TKADËS ALÏTOCR DE CAPNERN. 883 B, — Retour par le village de liourgue. 3 heures. De Hount-Caoute à Labatut, — bifurcation, — einquante minutes (voir ci-dessus §A).
Au lieu de prendre le sentier qui oblique à gauche et descend au Laça, suivez celui qui va droit devant vous, sur la croupe du plateau. En vingt minutes, vous vous trouvez sur une sorte fie mamelon presque plénier, où semblent encore se reconnaître las traces d'anciennes circonvallations et de ruines. — Vous êtes probablement sur l'emplacement d'un ancien camp romain ou visigoth, — question archéologique dont l'examen De peut pas trouver place ici, vu la restriction des limites que nous devons nous imposer. — A la belle vue des montagnes plus haut décrite (course II) vient s'ajouter celle du lointain bleuâtre des plaines de Tarbes au nord-ouest, et du Gers au nord. — Le sentier se bifurque encore. Celui de droite, après un parcours de trois kilomètres environ sur la croupe du plateau, entre le ruisseau du iiautiedti-Meda, k l'ouest, et celui du Goulle-de-la-Serre, à ra descendre, à travers les bois, au chemin de i communication, un peu en aval de Hicaud, i vallée de 1 Arros. — Laissez ce sentier à droite, t commuez à parcourir celui que vous suiviez. En vingt ou vingt-cinq minutes, vous arrivez à l'astreinte du plateau, près des métairies du tlourqutt, — environ deux kilomètres de Labatut, — nouvelle bi-
s BACS MINÉRALES.
furcalion des sentiers. — Vous dominez la verte ya de l'Arros, ayant a vos pieds lîourgue au sud-oues et Ricaud au nord-ouest. Les villages de Gbelle, Ar tiguemy et Cieutat sont en face de vous, àl'ouest-sui ouest.
Prenez le sentier qui descend à gauche, et, quinze minutes, traversant un bois, vous atteigne Gourgue. — à un peu moins de un kilomètre de ] dernière bifurcation.
De Gourgue à Hount-Caoute, & kilomètres 1/2.
Une heure un quart de promenade à pied, sur i route à pente douce remontant le vallon i'Aigtt Caoules, naguère encore très-boisé, mais dèpoét aujourd'hui par l'inexorable scie mécanique.
G. — Retour par le chemin de l'en'. 2 heures
De Hount-Caoute a la première bifurcation ava Labatut, — environ 400 mètres du chemin de Pé
— quarante minutes [voir ci-dessus § B).
On laisse à gauche le sentier se dirigeant vers La
batutetl'on prend celui qui continue vers le nordouest sur la cime du plateau, — à 800 mètres environ
— dis minutes. — On se trouve au point où plusieurs sentiers se croisent à angle droit.
| — Si l'on continuait a suivre le sentier qui sedirig au nord-ouest, sur la cime du plateau, et passantp
COURSES ET PROMENADES iUTOm DE CAPVERÎÏ, 38S les métairies de Taillade, de SarramuteA dePowret, ayant à gauche ouest le vallon de Riaudou ( de Goutte- de- la-Serre, et à droite celui de la Lène, on pourrait, en une heure un quart ou une heure eL demie, après un parcours de cinq kilomètres environ, — de Hount-Caoute, 7 kilomètres, — descendre au magnifique viaduc de Lanespede jeté sur le vallon de la Lène. — De là à Hount-Caoute, route de voitures par Capvern ou Gourgue (course VIII}. — ]
A la bifurcation en crois, si l'on veut descendre à Péré qu'on a au dessous de soi, droit à l'est, dans I vallon de la Lhie, il faut prendre le sentier qui tourne brusquement à droite sur le versant oriental du plateau. En quinze minutes, — I kilomèlre environ,— on atteint Péré et la grande roule de Lannemezan i Tarbes.
On remonte cette route, et à 600 mètres, — sept ou huit minutes, — environ de Péré, on voit déboucln'i à droite un chemin, de chars et de carrioles qui monte sur le plateau. C'eat le chemin que prenaient autrefois les voyageurs qui, laissant la diligence relai de Péré, serc'ndaientde là aux bainsde Capvern. Ce chemin, quoique carrossable, eBt très-raide et en général mauvais. En le prenant, on peut arriver à la Hount-Caouic eu cinquante minutes.
CticnsE IV. — De fJount-Cawutt A Uaueezin par le Bouridé, — le ckdteau de Mauvtzin, — retour
par te moulin de Laça. — 2 heures 1/2.
De Houni-Caoule aux bains du Bouridé, environ
2 kilomètres, — jolie routo de voitures, quoique à pentes trop raides, — à pied trente minutes I
Du Bouridé au village de Manvezin, chemin de chars très-raide au départ, mais en voie d'amélioration, — 1 kilomètre 200, environ, — 25 minutes.
On est sur îa route de Bagnères-de-Bigorre, bordée à droite et à gauche par les maisons du village dominé par les ruines du chàtuau qui se dresse fièrement sur son monticule, au nord-ouest.
Mauvezin est bâti sur la crête d'une colline qui se détache du plateau de Lanuemezau, au village de Capvern. — Cette colline se développe sur une étendue d'un peu plus de 3 kilomètres, entre le vallon du Bouridé, au nord, et celui de Y Aiguillon, affluent de l'Arros, au sud. — Sa crête est si étroite en certains endroits, qu'ilya à peine place pour la route et pour une maison ou une grange de chaque côté; aussi
(l| Sur le» plans d'embellissements et d'améliorations dus thermei de Gsjivern, on voit figurer le tracé d'une rouie, presque horizontulr, de Hount-Camtte nu fiouridé, par les flancs boisés dos vallons tTAai g nés- Gnomes et du Bouridé,
village ne se compose-t-il que d'une longue rue- (l k , environ) dont les dernières maisous semblent se réunir aux premières de Capvern.
De tous les points de celte longue rue, si l'on pénètre dans la cour des maisons du côté du sud, on jouit d'une vue ravissante sur les Baronies ; mais on a hâte d'arriver au château.
Ou laisse, à gauche, la route qui descend à l'Esealedieu, et, après avoir jeté un regard sur la nouvelle église qui n'a de remarquable que son clocher élancé, on coutinue à suivre le chemin, dans la direction des ruines qu'on atteint en quinze minutes.
Du pied du château (538 m ), le panorama est trèsbeau (pour les montagnes, voir la description, delà course II), — le regard plane sur cette riante vallée de l'Arros, parsemée de villages, jusqu'au fond de ses ramafl cations. — Plus près, au sud-ouest, c'est l'ancienne abbaye de l'Escaledieu, au milieu des fraîches prairies de l'Arros, et au pied de la longue côte à laquelle elle a donné son nom. Au delà, on voit le frais vallon du Lut remonter vers Bagnères, entre les fourrés du parc du Garrat, — rive droite, — et ceux du bois deCieulat, — rive gauche. — En face, plus vers l'ouest, serpente la route de Cagnères, au milieu de l'épais fourré des bois de Kersan.
Pour jouir du panorama dans tout son développement, il faut aller jusqu'au bout du mamelon au
CAPVERN. - SES BÀint WI.\KKALES.
nord-ouest du château, — quelques minutes suffisent; on a la charmante vallée de l'Arroa sous les pieds, au-dessous des bois ou suit son développement audelà de Gourgueet du Ihcaad, jusque vers Timninif. du côté du nord. Dans le lointain c'est le commencement des plaines de Tarbes et du Gers. — lui face, droit à l'ouest, ou h sous les yeux la forêt tle Kerstm, et au-dessus d'elle les cultures et les métairies de, Cieatat. l'n peu plus adroite, vers lenordovu le Uiisiles Coustous au-dessous d'Artiguemy, et vers Gourgue, le bois Devant au-dessous de Chelle spow.
Mais revenons sous les murs du château (1).
Ce château, dont les ruines sont encore très-belles, date du su* siècle, à on juger par le style général et le système de ses défenses. — Il forme un quadri- [a 1ère régulier llanqué à chaque angle de contreforts à base carrée. Sa façade principale regarde le village c'est-à-dire l'est. Au milieu de cette façade s'élève majestueusement une formidable tour carr bien conservée et mesurant environ 36 mètres de haut. — 11 est dommage qu'on ne puisse pas monter au sommet de cette tour (2). — De là, le panorama
(1) Consulter l'intéressante monographie du cbMeau Tort de 1 vesin, par M. A Cnrïe, Se-imbres, Tarbea. Th. Tclmoti, 1S6S.
(2) Notre cicérone, qui habile l'une des dernières maisons du village, .[ji-éi du château, nous a aflirmé' que le [>roprU ; taire