M'VER,\. - SES EAU
détache en três-saillant relief, un heaume ave bourrelet et mentonnière, surmonté de 4 aigrettes éventail, du centre desquelles saille une tête de vac portant au cou la clochette, au dessous du heaum un animal à deux pattes griffées, a ailes de chauvesouris et à queue fourchue, porte, sur un cou tri long, une télé à gueule béante, avec deux cornes t deux oreilles. Au-dessus du heaume on lit distinctement l'inscription en creux: jay belle dam ti à gauche et 6 à droite.
Celte dalle fut certainement posée là par Gasto E'hœbus, en commémoration do la restauration de \i forteresse. Toutes les sculptures sont dues à ciseau assez habile.
Eu face de la porte d'entrée et et au-dessous, remarque les ruines des anciennes poternes qu précédaient cette porte,
Aujourd'hui, on ne peut plus pénétrer dans l'en ceinto parcette porte d'un accès difficile et dangereux On y monte à l'aide d'un mauvais escalier de bois o plutôt d'une échelle, par une ouverture pratiqué* dans le mur du côté nord. Ou devine que celte échelle a été placée là par l'industrieux cicérone q est heureux de vous en permettre l'usage rnoyennan finances, — cela va sans dire.
L'intérieur du château n'est plus qu'un amas i décombres et de ronces. On y cherche en vain l
porte de la tour. Les seigneurs ne pouvaient y pénétrer qu'à l'aide d'une longue échelle.
On voit encore les barreaux de fer garnissant 1 une des plus hautes ouvertures de la tour. Cette ouverture éclairait probablement l'une des prisons de la forteresse.
L'enceinte était défendue par un fossé de 8 à 9 mètres do large, aujourd'hui à moitié comblé.
Le château de Mauvezin, par la force de ses défenses, autant que par sa position, était l'une des forteresses les plus importantes du Bigorre. Son histoire est, étroitement liée avec celle de toutes les guerres et des tueries de ces contrées, lien est souvent fait mention, sous le nom de Malvoisin ou Hahezi (mauvais voisin), dans les anciennes chartes; on peut mémo le reconnaître dans Castrwjn de Malo sieino du latin àa. moyen-âge. — Du reste, il méritait bien son titre de mauvais voisin, car sos maîtres, d'après les chroniques du Bigorre, n'avaient d'autre passe-temps que celui de détrousser les marchands voyageurs de France ou d'Espagne et de rançonner les habitants du Bigorre.
Ce château, qui, pendant le moyen-âge porta le litre de château Comtal, a été témoin de bien des massacres et de sang versé autour de ses murailles. — Pendant la domination anglaise en Gascogne, il fut pris el repris plusieurs fois, et toujours les cam-
pagnes environnantes furent complètement ravagées par les vainqueurs.
En juin 1373, le duc d'Anjou vint l'assiéger Avec huit mille hommes. Le château était défendu par un gentilhomme gascon, nommé Raimounet de l'Espe'r, habile homme d'armes ; tous les jours il y avait aux barrières de brillantes escarmouches ot de beaux coups de lances. Les compagnons du duc désiraient fort avancer et raccourcir le siège, mais tous leurs efforts venaient échouer au pied des murailles
Le siège durait depuis six semaines, dit Frossard, lorsque l'eau manqua complètement aux assiégés ; les compagnons de Raimounet ne pouvant supporter pins longtemps la torture de la soif poussèrent leur chef à traiter avec le duc d'Anjou, et Raimounet tendit le château, à condition que lui et ses compagnons emporteraient le fruit de leurs exploits, c'est-à-dire de leurs rapines. Pour accepter ces conditions, il fallait que le duc d'Anjou considérât la forteresse comme imprenable par les armes.
Le château de Mauveiin a aussi joué un rôle pondant les guerres de religion à la fin du xvi" siècle. Après cette époque, il n'eu fut plus question et il commença à tomber en ruines. — Tl ne fut (tins habité que... par tes revenants et les mav/oais génies, suivant la légende locale. — Il serait éton-
COURSES ET PROMENADES AUTOUR DE CAPVERN. 303 liant que le vieux château n'eût pas ses légendes comme les autres repaires féodaux de la contrée! Du pied du château, on peut descendre en trente ou trente-cinq minutes au moulin du Laça; on n'a qu'à suivre le chemin de Chars dont on aperçoit les lacets sur le versant nord. Avant d'arriver au Laça, ou traverse la lisière du bois de Mauveztn, aujourd'hui ravagé par la hache comme les forêts voisines.
Du Laça à l&jHount-Caoute. 40 minutes.
[ — Lorsqu'on est à Mauvezin, si l'on veut allonger la promenade, on peut descendre en trois quarts d'heure environ, au village de Gourgue, en prenant le sentier qui se dirige vers le nord-ouest, au-dessous du château, au milieu des hois.
— De Gourgue à Hount-Caoule. (Course 3, g B). 1 kilomètre 1/4.
(— Onpourraitaussi descendre, en moiusde temps, à la route qui longe l'Arros, en suivant un sentier qui passe au sud du château. On aboutirait par là, à la route, à un point qui est à peu près à égale distance de Gourgue et de l'Escaledieu (un peu moins de 2 kilomètres]. — ]
Course V. — De Hount-Caoute au village de Capvern, par le chemin du Bonridé. Retour par la route: S heures fji.
J VERN. - SES EAUX MINÈ11ALES.
De Hount-Caouie au col du Bouridê, 15 minutes environ (pour le panorama voir course I). Au col, on prend le chemin de Chars qui moule à gauche, dans la direction sud-ouest, sur la croupe do la colline détachée du plateau de Capvam, on continue la promenade au milieu des champs cultivés, ayant a gauche nord-est, le vallon d'Aiguë s-Caoutes et le groupe des maisons et des hôtels de Coprerft-fcs- Pnins, et a droite, au premier plan, les pentes d'une ramification du vallon du Bouridé.
Pour jouir du panorama dans toute sou étendue, il faut marcher encore pendant quelques minutes, et atteindre le point culminant du chemin; — on est a 58(1 mètres au-dessus du niveau de la mer et à 120(1 mètres du col. — là minutes. — On a devant soi, au sud-ouest, le village de Gapvera et plus loin l'immense développement du plateau se reliant aux premiers contreforts de la chaîne (voir la description panoramique de la course 2).
— Si l'on veut abréger la promenade, on peut descendre aux maisons de Hount-Caoute, en vingt minutes, en prenant un sentier qui serpente, à gauche nord, au milieu des cultures, des prairies et du bois. —
En continuant à suivre le chemin do Chars, vers le village, on passe bientôt devant la métairie A/iadie et l'on va rejoindre la route de Capvern près du
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environ 2 kilomètres 5 du col du Bouridé.
40 minutes.
rrivez au village et prenez l'une des petites rues isque vis-à-vis de l'église, en dix minutes vous vous trouverez au milieu de champs cultivés avec soin et de belles prairies entourées de pommiers généralement couvertsde fruits, vous vous reposerez avec bouheur sur l'un de ces tapis de verdure, et votre âme se dilatera en présence du panorama que ihs aurez sous les yeux.
Entre vous et la chaîne de YHéris ou de Bais, lacharmante vallée del'Awos et desBaroniea étale toutes ses splendeurs. Tous les monticules de ses diverses ramifications moutonnent à V03 pieds, couverts de cultures et de verdure. Les toits d'ardoise et les murs blancs de ces nombreux villages et hameaux reluisent au soleil et donnent au paysage ie variété ravissante. —
Au pied du spectateur commence le vallon de 'Aiguillon, petit ruisseau qui se jette dans l'Arros, nnemaxon. Un peu plus loin, au sud, ehelonnent les vallons de Benqué, de VAvezaguel, e LakUe, plus loin encore, au fond, celui de l'Ayi-ette, tous affluents de VArros, sur la rive droite. Un pea a droite du vallon de l'Aygnette, celui de Gounjue. remonte jusqu'aux confins de la vallée, ns la région du sud-ouest, en commençant par les
CAPVERH. — SES EAUX MlNÉRâLBS.
plus éloignés, on voit descendre vers l'Arros : les vallons d'Asque et de Banios, qui, réunis forment ccliii de l 'Esi/ueda, puis ceux du Rioudarré et de Sortabouit. — Ces trois affluents se jette] l'Arros, prés du village de Bourg. — Plus à l'ouest, du côté de l'fiscaledieu, ce sont : les vallons I h Ridodos et du Lus. — Ce dernier remonte jusqu'aux palomières de Gerde.
Un peu vers le nord-ouest, le vieux château do Mauvesin domine les maisons du village pitlorosqucmenl assis à ses pieds. — On voit les méandres de la route de Bagnères descendant de Hauvezin à l'Escaledieu, et remontant au milieu des bois sur le plateau de Hailla. — Comme dernier plan, au delà du château, ce sont les champs et les villages d'.lrugutmy, de Chelle et de Cieutal, et derrière la plaine du côté doTarbes.
[ — Du point où l'on se trouve, on pourrait descendre très-facilement dans la vallée de l'Arros eu une heure, en suivant un sentier qui traverse les villages de MolPre et de Bmqué. Mais, si l'on veut entreprendre cette excursion, on fera bien de receuillir des indications précises auprès d'un habitant du pays, sur la direction du véritable chemin à suivre. On risquerait autrement de perdre beaucoup
de temps à chercher sa voie au milieu des nombreu* sentiers agricoles qui s'entrecroisent dans tous les sens sur le versant du vallon. — )
Du village do Capoern à Hounl-Caoute, route de voitures, 45 minutes, — 3 kilomètres environ — avant de descendre la côte, surtout au commencement des lacets, on voit le bourg de Hount-Caoute dans ses moindres détails couché là au milieu de sa végétation si luxuriante et si fraîche.
[ — Il est des promeneurs pour qui les petits sent.ioi-s oui. beaucoup de charmes. Ceux-ci peuvent rentrer à la Hount-Caoute par le chemin de Chars débouchant sur la route, à droite, au commencement de la descente (voir course 2). — ]
11 nous semble inutile d'étendre la nomenclature des courses à pied autour de Capvern, il suflit de combiner entre elles celles que nous avons déjà décrites pour en créer de nouvelles.
Mais, avant de passer aux promenades en voiture, nous devons conseiller aux baigneurs qui se trouveront à îa station thermale à l'époque de la Saint- Jean, de ne pas manquer de monter le 23 juin, après leur dîner, comme promenade du soir, soit au col du Bouridé, soit à l'origine du plateau de Labalut, sur le
CAPTHBB, - SES F,U\ HINÉEUIES, chemin de Peré. De là, ils verront ions !
allumés sur les montagnes ei dans les villages voisins, et ils seront témoins des Sarabandes à la torche dansées par les jeunes gars autour des feux de saint Jean.
Lorsque la nuit est complètement venue, ces feux allumés par les bergers à des hauteurs très-considérables produisent dans l'éloignement un effet