PROMENADES EN VOITURE
Avant de décrire les longues promenades qu'on peut faire en voiture, disons un mot des moyens de transports mis à la disposition des baigneurs qui suivent un traitement à l'établissement du Bouridê.
Il y a quelques années, ou était forcément obligé d'aller à pied au Bouridé, quoique la route fût carrossable, par la bonne raison qu'il était impossible de trouver à la Hount-Caoute un véhicule quel qu'il fût bon ou mauvais.
Aujourd'hui, sous ce rapport, il y a grande amé' lioration et progrès dans les habitudes locales. Plu sieurs industriels possesseurs d'omnibus, de breaks ou de calèches, et le concessionnaire des eaux organisent pendant la saison un service de transport de
! sieur Baiëges, ï localité. — 11
i Capvern-les-
S ET PROMENADES AUTOUR DE CAPVI Hount-Caoute atrBouridé, de 7 heures à 10 heures du matin, et de 3 heures à 6 heures du soir. — Prix 60 centimes aller et retour. — L'un des premiers organisateurs de ce service a été 1 loueur de voitures bien connu dans 1 faut rendre à César, etc..
Presque tous les maîtres d'hôtel ( Bains possèdent des omnibus ou autres genres de voitures qui vont attendre les voyageurs à la gare. Ces véhicules sont toujours à la disposition des promeneurs qui veulent les louer pour leurs excursions.
Nous avons déjà diL qu'il n'y avait pas encore de taiif administratif pour les courses; les promeneurs feront donc bien, nous le répétons ici, de débattre leurs prix d'avance, afin d'éviter toutes contestations. — Du reste, pour être juste, nous déclarons que jusqu'à présent nous avons trouvé as3ez de modération chez les loueurs de voitures.
Une grande amélioration est projetée. Nous savons en effet que M. A. Souberbeille a l'intention d'orga-r iriser pour la saison thermale des omnibus de promenades comme l'ont déjà fait les Luchonnais. Cela dit, passons à la description des courses qu'on peut faire autour de Hount-Caoute ou dans les vallées voisines.
Cocuse VI. — De Honnie CaouU 'ù Lannemextm, le jour du mardi?'. — Visite au camp. — Aller 1 heure i/ï, retour i heure. — 40 kilomètres 5 environ.
L'une des distractions des baigneurs de Capvern consiste à faire une visite à Lanuemezan, 3e jour du marché de cette localité. A l'époque où le camp était établi surlcsJandes voisines, la promenade était prolongée jusqu'aux baraquements militaires.
Tous les jours de marché, pendant la saison thermale, les voitures des hôtels de Hount-Caoute se transforment en omnibus pour Lanuemezan, à des prix assez modérés. Ces voitures partent après le déjeuner et rentrent pour le dinar,
La distance de Hount-Caoute à Lannemezan est de 10 kilomètres 5 environ. — Gomme la pente est assez vive, les chevaux ne peuvent pas trotter partout, et il faut une bonne heure et demie pour faire le trajet.
La route qui monte de Hount-Caoute se bifurque à la sortie du village de Capvern. On laisse à droite la route de Labarthe et de la vallée de la Neste, et, 600 mètres plus loin environ, après avoir descendu une petite côte, ou voit à droite la gare de Capvern et le chemin qui y conduit. On traverse la voie ferrée sur un joli pont en maçonnerie. — Il faut s'y arrfitH un instant pour se rendre compte de la pente effrayante de la ligne ferrée qu'on voit descendre du
Otw. toi
côté de Lannemezan el s'engager en aval liu ponl dans le vallon do la Lène. —
■La route traverse successivement les deux branches du ruisseau de Rioupeyroiis, qui forment l'origine de la Baise derrière, puis la source de la Baïsolle el, l'une des branches de la Baïse devant. — A la lande succèdent les champs cultivés et les arbres, el l'on arrive à Lanuemezan.
La route longe constamment le chemin de fer et le canal de la Neste dont les eaux, prises à Sarrancotin, après avoir décrit leurs méandres sur le plateau, alimentent non-seulement les petits cours d'eau qu'on vient de traverser, mais aussi le Gers el la Save qui coulent au delà de Lannerot:&an. — Ce canal, dû au génie dcl'ingmieur Montet, porte le mouvement et la vie aux usines, et la fertilité aux vallées du département du Gers, surtout aux époques dos grandes sécheresses. Mais le canal, tel qu'il existe aujourd'hui, n'est que l'une des portions du projet grandiose de son auteur. Ce projet consistait dans l'établissement, sur le plateau, d'un immense bassin destiné à emmagasiner le trop-plein des eaux de la Neste, à l'époque de la fonte des neiges et des grandes crues, et à les répartir ensuite, pendant l'été, entre les divers cours d'eau que nous venons d'indiquer.— Ce projet, aujourd'hui abandonnera été remplacé par celui du barrage en voie d'exécution — du
grand lac d'Oredon, dans le val de ilouplan, au font de la vallée de la Neste. — Lorsque les travaux seroi terminés, le volume des eaux du canal pourra êtr beaucoup augmenté, sans nuire aux usiniers et s riverains de la Neste.
I.annemezan, chef-ljeu dn canton, 1.600 habitants environ, tire son nom de la position qu'il occupe au milieu des Landes.— {Lanno milano, lande-milieu] Ce bourg est bâti sur l'ondulation qui sépare les deux branches de la Bâtit devant. 11 ne paraît pas trèsanimé en temps ordinaire, mais les jouis de marché il y a un grand mouvement commercial. Les cultivateurs des environs et môme ceux de la vallée de la Neste viennent y porter leurs denrées et y vendre leurs bestiaux. Ce jour-là Lannemezan est transformé en cilé commerciale. L'animation est grande et. bruyante sur la place et dans les rues et elle i l'est pas moins, après le marché, dans les auherges les cafés et les cabarets où les vigoureux montagnards des environs semblent vouloir se dédommager, par leurs copieuses libations, des abstinences de toute la semaine et de leur frugalité ordinaire.
A Lannemezan il n'y a rien de remarquable ; visiter. L'église, de l'époque romane, est à pou près insignifiante. Elle avait, comme presque toutes '. chapelles de ces contrées, son guichet destiné aux
L'archéologue peut reconnaître aux environs de Lannentezan les traces d'une noie romaine.
Avant do quitter Lannemezan, ou plutôt en le quittant, on allait d'ordinaire visiter le camp, surtout lorsque les troupes y étaient cantonnées au moment des manœuvres. Les voilures peuvent y circuler au moyen de plusieurs chemins de service sans compter la grande route qui va de Laniemezan à Labarthe.
Du camp, le panorama est tout à fait grandiose : on a devant soi l'immensité de la Lande qui semble ne finir qu'au pied des monts qui encadrent le tableau et dessinent leur gracieuse silhouette sur l'azur du ciel. — Dans le lointain apparaissent les pics neigeux du fond de la vallée d'Aure (panorama de la course II).
Le camp est traversé par plusieurs dérivations du canal de la Nés te. Sur ses confins, non loin du chemin de fer, on remarque un petit château d'architecture bizarre qui a souvent servi de quartier général.
[ — Ordinairement on reprend la route directe de Capvern; mais, si on le voulait, on pourrait, en doublant le temps, descendre à Labarthe par la route d'Arreau et remonter ensuite sur le plateau par la
i:\T-VIJHN. — SES EAUX MIJNÊHALES.
route rie Laharthe a Capvern. Kn suivant cette voi et lorsqu'on arrive sur le versant méridional du pli teau, ou a une vue magnifique sur la vallée de I Mette, Labartlie, Moutomsé, etc. — ]
C be Vil. — Dr lloiun-Caouie.fi i'Escalediçaw
Gourgue. — Retour par Maucezin. — 17 kilomèln environ. — 3 heures.
De Hount-Caoule à fiourgue, 4 kilomètres 5. L route descend constamment sur la rive droite d ruisseau i'Aigues-Caoutes, ;m milieu des bois où s dressaient autrefois les plus beaux chênes des Pyré nées, avant que le chemin de fer, en apportant là vi dans ces vallées,' n'y apportât aussi la destruction.
A Gourgue, petit village insignifiant, on est dan la vallée de L'Arros (334™).
On prend à gauche, à angle droit, la route qui vieu de Tournay, par Osan et Ricaud, et remonte l'Arrot rive droite, en le côtoyant constamment quelque minutes. Après le tournant, ou laisse à droite la noû velle roule de Bagnères-de-Bigorre qui monte, en raccourci, au milieu du hois de Kersan, rive gauche d l'Arros, et va rejoindre la côte de l'Escaledieu.
De Gourgue à la rencontre de la route de Hagnères de-Bigorre, 3 kil, — On passe au pied des bois el di
COURSES ET l'ROMENADES A TOUR DE CAPVERN. 405 carrières du versant occidental de la colline de Mau-
A la jonction des routes, à Courrèges dessus, on tourne à droite vers VEscaledieu qu'où aperçoit devant soi, à l'ouest, sur le bord de la route.
On traverse l'Arros à un demi-kilomètre de la jonclion, et l'on a devant soi les bâtiments de l'ancienne abbaye construite au confluent des ruisseaux lie Luz et de l'Arros (308 m ).
L'a&iai/e de l'Escaledieu remonte à une assez hau te antiquité — xu K siècle. — Elle a en une histoire assez, agitée et des péripéties de prospérité et de ruine.
Ce qui existe actuellement de l'ancien monastère consiste dans un assez vaste bâtiment entouré d'un mur d'enceinte flanqué, aux quatre epins, de pavillons sans style. L'église, peu ancienne — xvn" siècle — est surmontée d'un clocher octogonal. Elle a une double rangée de chapelles, et sa voûte élancée est divisée en travées; elle n'offre rien d'intéressant au point de vue archéologique. Le cloître n'existe plus, ce qui reste ne peut donner qu'une idée amoindrie de la richesse et de la puissance du monastère primitif.
L'abbaye do l'Escaledieu appartenait â l'ordre de i'iteaux. Elle fut fondée en 1H2 par les moines de Capadour, qui avaient primitivement établi leur monastère dans la vallée de VAdour-de-Grip, à 2 kilomètres de Sainte-Marie. Eu allant de Bagnères à Gnp,
106 CUPVBlW. - SES EAUX MLNËIIALIIS.
en sortant de Sainte-Marie, on passe près des granges de Capadour où existent encore quelques débris Ai la primitive abbaye fondée par Vaucber, religieux de l'ordre de Citeaux, en 1136. Les moines trouvèrent bientôt l'habitation de l'abbaye désagréable, i> rimw (le son enfoncement dans les montagnes, et la transférèrent à l'Esealedieu.
L'abbaye, placée sous la protection des comtes de Bigorre, qui la comblaient do leurs munificence, ne tarda pas à acquérir puissance et renommée. Elle fui ta retraite de prédilection de saint Bertrand de Commiuges, qui, d'après la chronique, y fit un nombre considérable de miracles dont la réputation cou tribun grandement à accroître la célébrité et la prospûrih'» du monastère.
L'abbaye devait avoir bientôt toutes les gloires. A la renommée religieuse, s'ajouta celle des armes. Voici dans quelles circonstances:
Le roj de Castille, Sanche III, étaiteu guerre avec les Maures qui serraient et menaçaient sérieusement la ville de Calatrava, lorsque l'abbé de l'Esealedieu envoya en Espagne, en 1158, un moine originaire de Saint^Oaudens, du uom de Raymond. Les Maures avançaient toujours et Calatrava allait succomber. Sanche avait en vain offert de donner la ville à celui qui voudrait la défendre, les plus intrépides reculaient devant l'imminence du danger ; mais ie jeune
COCRSES ET PROMENADES AUTOUR DE CAPVERN. 4tfî moine, n'écoutant que sou courage et obéissant à une voix d'eu-hant, se jeta dans la ville assiégée, réveilla l'énergie des habitants el fit une si belle défense qu'il Ibtça les Maures à battre en retraite. Comme récompense du service rendu à la patrie et à l'Eglise, le roi Sanche et le pape donnèrent à Raymond, — qui fut canonisé, — le privilège de fonder l'ordre militaire de Calatrava, qui fut toujours vassal de l'Es cale dieu.
Les richesses et les possessions du monastère s'augmentèrent d'une manière prodigieuse pendant le xm e et surtout pendant !e xiv" siècle. Les seigneurs du voisinage, pour faire désœuvrés pies et gagner lo ciel, le gratifiaient de dous et de legs considérables. Une grande partie delà vallée de l'Arros lui appartint bientôt, soit par suite de donations, soit par suite d'achats soldés avec les gros revenus du couvent.
Les seigneurs de Mauvezin, du haut de leurs terribles murailles, jetaient souvent un regard de convoitise sur les riches possessions de l'abbuye ; mais le monastère pouvait se défendre, il était devenu une véritable forteresse. D'ailleurs, sa puissance le rendait redoutable, et il fut peu molesté.
La béate quiétude des moines cessa à l'origine des troubles religieux, au commencement du xvi" siècle. En 1518, un chef huguenot, du nom de Fvntaraille, s'empara de l'abbaye et s'y établit avec ses gens, (ai-
salit des incursions sur tout le pays environnant. I bâtiments furent alors endommagés. Plus tard, 1567, un autre chef huguenot, Jean Guillen s'en emparer. 11 la fortifia et en fit son quartier généra! pour ses opérations militaires dans Ses environs l'.iiiUrin vint aussi assiéger le château de Mauvezin mais il échoua au pied de son enceinte imprenable Repoussé, il fut pris et pendu. Sur ces entrefaites, se compagnons brûlèrent l'abbaye.
Ce qui restait du couvent fut plus tard de douvi occupé et saccagé par Montgommery.
Alors disparut l'ancienne église, ainsi que le tono beau de la comtesse PetroniUe, l'une des bienfaitrice de l'abbaye, qui avait acquis une certaine cèlébril par ses cinq mariages successifs.
A ces désastres succéda une période de calme. Ave les débris les moines reconstruisirent l'église et les bâtiments et s'efforcèrent de réparer les ruines i l'Escaledieu. Cependant, le couvent ne fut pas exem d'agitation. En 1675, sous un prétexte futile, 1 moines se révoltèrent et se barricadèrent dans le cou vent. L'intendant de la province fut obligé d'envoyé des troupes pour les réduire, mais les soldats n'euren pas grand mal, car les révoltés, avisés par leurs te nauciers, s'étaient bâtés de fuir.
Le couvent rentra dans l'ordre et ne fit guère parler de lui jusqu'à l'époque où il fut supprimé
COURSES ET l'HOMKWDES AUKHi: DE CAPVERN. Wfl comme Cous les autres, par le gouvernement révoitionnaire,
- De ['Eecalediso, si l'on a du temps devant soi, on peut faire une promenade charmante dans le frais vallon du Luz et au milieu de ses bois, où croissent des châtaigniers de toute heauté. — Eu remontant ce vallon pendant !) ou 10 kilomètres (2 heures 1/2) en-
Iirou, à pied, on arriverait aux Palomières, d'où l'on escendrait en peu de temps à Bagnères. — | De l'abbaye ou revient à la jonction des routes à owrrigtt dessus, et, si l'on ne veut pas rentrer à 'vHi't-CaouLe par la route, déjà suivie, on monte la .rampe en zigzags jusqu'au village de Mauvezin — j kilomètres. — Lorsqu'on arrive presqu a l'extrémité de la côte, il faut s'arrêter un instant pour admirer le panorama (voir les descriptions courses II et IV).
De Mauvezin au village de Capveru — 3 kilomètres — on a constamment sous les yeux le gai paysage de la vallée do l'Arros et des Baronies (voir le panorama de la coui'se V).
Du village de Capvern aux maisons de la Hount- Caoute — 3 kilomètres — on descend constamment el l'on a sous les yeux le groupe d'hôtels et de maisons bâtis autour des bains.
110 CAI'VKIIY - SUS VAUX M1NËIIALES.
Course YIII. — De Uaunl-Caoule. au viaduc Latmpède. — A lier par Capvern. — 1 1 kilomètres 5
— 2 heures.
— Retour par Ri cûud etliourgue. — Il kilomèt
— 2 heures 1/4.
Le hardi viaduc à double courbe de Lanespède, sui lequel la voie ferrée traverse le vallon de la est, sans contredit, l'ouvrage d'art le plus- 1 quable de toute la ligne. Il méiite bieu qu'où lui fasse une visite entre le déjeuner et le dîner.
DeHount-CaouteàCapvern — 3 kilomètres— oup à gauche la route de Lannemezan et, 600 mètres après avoirquitté Capvoru, ou prend, encore à gauche la route de Tarbes qui descend le vallon de la Lèno en longeant constamment la voie ferrée. — En t cendaut on se fait une idée de là rampe que la vapeur doit surmonter. — A droite et à gaucho on a< voit d'abord que bruyères, mais bientôt on rencontre quelques bouquets d'arbres. — Les maisons éparae du village de Lutillioits sont perchées à droite, est sur la croupe du plateau, entre la Lène et la Baite derrière.
On voit descendre à droite la cote effrayante de l'ancienne route de Lannemezan et l'ou est h PérjF hameau de quelques maisons, ancien relai de poste
— j kilomètres de Captent.
COURSES ET PROMENADES AUTOUIl DE C.APVEHN. -ill
— A gauche inonle le chemin de chars qui conduit à la llount-Caoute. (Course III. — §. C).
Après Pe'ré le vallon devient plus frais et plus hoisé. On descend toujours, et, à i kilomètres t}% plus bas, on arrive au magnifique viaduc qui étonne d'abord par la hardiesse de ses arches et par sa forte courbe combinée avec une pente très-prononcée. Cet ouvrage est construit en briques rouges et eu pierre mariées de façon a produire uu grand effet architectural.
La route passe sous le viaduc et l'on arrive bientôt au village de Lanespède, puis à celui d'Oson (la station du chemin de fer est tout près) 2 kilomètres après le viaduc.
A Ozon on prend, à gauche, la route qui remonte la verte vallée de l'Arros, rive droite, on traverse le village de Ricaud et l'on atteint Gourgue à 4 kilomètres et demi de l'Ozon.
De Gourgue à Hount-Caoute 4 kilomètres 1/2.
lourse Vil).
Course IX. — Promenade dans la vallée de l'Arros et les Baronies: Lomné et son château;— la liourgue et l'Oueil de l'Arros; — le puits glacé de Lapeindorte; - Esparros et ses grottes. — Une journée sera nmffisante pour tout visiter. — Retour parla ealli'a e la A'estt' et Labarthe. — li kilomètres-
cai'vehin. - sus mjx ionéraleb.
Celle course est l'une des plus belles qu'on puis faire en voiture dans les vallées Pyrénéennes. E exigera toute la journée si l'on veut monter ; château de Lomné qui mérite bien une visifej ( fera même bien de partir de bon matin et de prend des provisions, si l'on veut être assuré de faire r bou déjeuner, car, dans ces vallées ou ne trouve d'o dinaire que ce qu'on emporte avec soi.
l)e Hount-CaouteàGourgue ça.r le vallon tVAiijue Caoutes — i kilomètres 5. — De liourgue à Cowrèg près de l'Escaledieu 3 kilomètres. (Course VII).
A Courrcges, laissantàgauchela côtede Mauvezin nn continue droit devant soi. On traverse bientô l'Arros et on trouve le bourg de Bnnnemazon, - 1 kilomètre — on suit la rive gauche de l'Arros jusqu'en face de Bowg, — I kilomètre plus loin là on franchit de nouveau l'Arros et l'on continue s suivre la route qui ne quitte plus la rive droite ; on est dans un bassin fertile et bien cultivé.
1 — A Bourg, s'embranche une nouvelle route qui longe le ruisseau de ÏEsqueda, passe au pied du village i'Espieilh et aboutit, près de Fréehendets, au chemin de grande communication qui part du fond des Baronies (Laborde, Esparros, etc.) et va joindre la route nationale de l'Escaledieu avant la côte audessus de Bagnëres. — |
Après Bourg on laisse le village de Benqué perché
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