IIS CAPVKRW, - SUS EAUX MINÉRALES
celui i'Aste, sur celui du l'Hém, Ou est à Baudêan — 4 kilomètres, — et, peu «près, à l'entrée de la vallée Je l'Esponne, qui descend du sud-ouest. Ou traverse l'Adour de l'Esponne, et, ] kilomèl loin, l'on est à Çampan \6u8'«), clicf-lieu de canton, gros bourg — à fi kilomètres de, ftagnères.
Après Carapan, ou laisse à droile plusieurs vallons montant vers les contreforts du pie du ttidi, dont on aperçoit souvent le dôme. Le plus remarquable de ces vallons est celui de Himoula ou Elysée Fanny, A gauche, esl, de l'autre côté de l'Adour, rive droite, la montagne est toute nue, Le contraste est frappant avec la fertilité des prairies de la vallée. On aperçoil de ce coté les cabanes d'Ordiiicêde qui montrent leurs toits aigus à une grande hauteur (1,345™).
La vallée se bifurque : c'est le confluent de I" idour de Grip, qui vient droit du sud, et de la Séoube, qui vient du sud-est. Peu après, on arrive au village de Sainte-Marie, à l> kilomètres de Campan; on traverse l'Adour de Grip, et, laissant à droite ce vallon, on remonte une vallée charmante, sur la rive gaiiche àe l'Adour île Séoube, On passe au pied des coteaux de Sarrat-de-Mortis, Sarrat-de-Bon et Sarrat-de- Pradille, continuation de la crête qui sépaie le valWi de Grip de celui de PaiUole. La gorge s'est resserrée, mais bieutôt ou la voit s'élargir de nouveau.
On est dans le bassin ou vallon de PaiUole ou
COURSES ET l'ROMENADES AUTOUR DE CAPVERN.
Payolle. on passe sur la rive droi'c do l'Adour l'on s'arrête a l'hôtellerie de Paillote (1,110™ — 7 î-Marie), ofi l'on fait rafraîchît les chevaux t où l'on peut soi-même faire une collation.
Après quelques instants de repos, on repart et ion s'éloigne bientôt de l'Adour, dont on voit serpenter les diverses branches au milieu d'une vaste pelouse assez bien nivelée, qu'on a nommée Camp bataillé, parce que, d'après la tradition, ce serait là que l'un des lieutenants d'Auguste, Messala, battit les n tagnards du Bigorrc. — Cette vasie pelouse forme le fond d'un cirque immense, tapissé par les sombres sapinières de Houeillassat, de Coumelade, à l'est, de SarraoïUe et d Arriouùon, au sud; de ce côté, sévère pic d'Arbûon étale sa tête déchiquetée (■2,83I n, j et ses lianes décharnés et ravinés, au-dessus des forêts.
Ou tourne brusquement à gauche, et l'on passe au iste hameau à'Espiatlet, habité par les ouvriers qui ixplôitent l'importante carrière du beau marbre veiné de toutes couleurs, dont on voit les blocs sur î bord de la route. On monte ensuite, par des lacets bien ménagés, au milieu do la belle sapinière de Coumelade.
En sortant de la sapinière, la roule s'élève sur le laiic de pâturages peuplés de troupeaux. Ou a le •aviu à droite, tout sombre de végétation , et 1 éclian-
■JtX — SES EAIX MINÉRALES.
itu« du col en face, dans une dépression i
crête.
Eufln, on arrive au sommet du col (1,497" f, kilomhirtt ds ratllote e: à 23 de Bannira Bigorre.
Si 1« temps est pur, le panorama est saillira
I r en jouir dans toute sou éienilue, i! faut, ,
dant gui: les chevaux se reposent, monter à gauche nord, sur les flancs du Monné d'.Upin (1.755 là, rien n'obstrue la vue.
H faudrait plus d'espace que j>> n'en ; décrire dans ses détails cet immense pantr.
aussi vais-je me borner à en donner les '■rm'T.HH les plus saillants (l).
Du <■''•!<:' ilu sud. le bassin d'Arreau est continué la vallée du Louron, où serpente la Nesle et la r de Luchon. Au-dessus, c'est l'imposante ligoe c plus hauts pics de la chaîne, étincelants sous le couronne de glaces éternelles. D'abord, à gauch C*6Bt le Nelhou de la Maladetta (3,404"'.
reconnaissablc à son cône tronqué et à ses vaste glaciers; puis viennent les pics Boum (.3,000™, 33 k ,"3
(M Voir, pour tos dàtiH* orographtqoÉs, h psi
ituhrti Jn Mi I d'Àapfo, |Mt E. Wallon, W la e
■ l ■ ■- !■> n in is c-iiualos, du niOnie uuicur.
COCRSES ET PROMENADES AUTOUR DE CAl'VERN, 145
et CraHoules {3,219», 31^,5), t!u fond de la vallée du Lys; le Peréighero (3,250™, 32k), et) a sa droite, les glaciers du ceil de la Baquo (3,060", 30 k ,8), et le pic du port d'Oo (3,tl4 in , 29 k ,5), au-dossus des lacsd'Oo ; lemassi[desGoi(.rs-B/rtiifs et Dectarabides, plaqué de neige et dominé par le cône élancé du pic des lleriftiUans ou des Gours-Blancs (3,201 ■", 3i l ,8); et plus loin, droit au sud, la triple croupe, toute blanche de glaciers, de l'imposant pic de Poselt (3,367^,33^,5).
Un peu à droite du sud, au-dessus des sombres sapinières, l'œil suit renfoncement des vallons de la Mosqurre et du Iliou-Majou, dominés par des cimes très-èlevées, parmi lesquelles le pic de Luttait {3,025m, 23 k ,6), dans l'axe delà Mosquère, et le pic conique de Tttott (2,743», 2 l L ,7), attirent les regards.
Après la dépression bien marquée du poit d'Oui'tlinrUe (2,400"", 29 k ,7), la ligne s'élève de nouveau à la pyramide du pic d'Aret(2,94û m , 2l t ,5), au-dessus du val de Tramezaygues. A sa droite, vers le sudouest, le pic d'Aibizon (2,83 1™, 8 k ,5), plus rapproché, montre toutes ses horreurs au-dessus des sapinières de Terrays et de sarraoute. Puis viennent les crêtes de Port-Biel (I3 k î, de Montarrouy (1 l k ) et d'Aygues- Chises ( 1 5 11 ) ; et au-dessus du Camp-Bataillé et des sapinières d'Arncou-Tord, le cône du pic <fj?ipa<ie 5 , î G I "• . (S 1 ) précède la dépression du cotdn ïmn-
tlfi CAHVEKN. - SES BADX MINBRÀtES.
malet (2,\22 m , 15^,2), relié,par les pics de TourmaU et da Cinq-Ours ou Fencours, m pic du midi Ht liigorre (2 1 877 |n , I5 k ,l), qui s'élève majestueusement du côté de l'ouest, au-dessus du raviu d'Arise descendant au vallou de Grip. Un peu à droite, lis Mont-Aigu (2,341'", 21 k , 6) montre son cône régulier.
Du col d'Aspin, on descend par une longue côte de 12 kilomètres, habilement tracée sur le flanc méridional de la montagne ; on laisse le petit village d'Aspin très-bas, adroite, et, après de longs contours, on atteint la route d'Arreau.
De. là à Labarthe ou à Cazattres, 20 k ,5, — et de Cazalères d liount-Caoute, O v fi (course XII).
Course XIV. — Saint-Bertrand de Comminges et la grotte de Gargas,
Cette excursion, qu'on fait très-fréquemment de Bagnères-de-Luchon, était autrefois très-longue pour les baigneurs de Capvern. Mais aujourd'hui on peut facilement la faire dans la journée, au moyen de la voie ferrée qui dépose les promeneurs à la station de Loures, d'où un omnibus les porte, en peu de temps, à Saint-Bertrand.
De Saint- Bertrand aux grottes de Gargas, la distance n'est pas considérable, et l'on trouveàSaint-Bertraud
CODBSES ET PROMENADES A t TOIT. DE CAPVERN. i une foule d'industriels qui se chargent d'y transporter les voyageurs.
Les splendeurs archéologiques de la vieille cathédrale de Saint-Bertrand, et les beautés naturelles de i grotte de Gargas, oijt été souvent et très-Ion- [uement décrites dans tous les guides aux Pyrénées. Brûle donc inutile d'en faire, à mon tour, une description plus ou moins complète, mais j'engage vivement les promeneurs de Capvern à consacrer une journée à cette visite. Je suis convaincu qu'ils seront enchantés de leur excursion, surtout s'ils la foiH un jour de grande illumination delà grotte.
Un bon marcheur, qui voudrait faire une jolie promenade à pied, pourrait descendre à la station de SoinirUutn-nt-Saint-Paul, avant Montrejeau, et gagner le village i'Aventignan, sur les bords si fertiles de la Nos le. D'Aventignan à Gargas, à travers les bois, la distance n'est que de deux kilomètres environ. Mais, dans ce cas, il faudra recueillir des indications précises au village, ou, encore mieux, y trouver quelqu'un, femme ou enfant, qui veuille ïrvir de guide.