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EFFETS PHYSIOLOGIQUES ET THÉRAPEUTIQUES DES EAUX DE GAPVERN

1° Source de la HOUNT-CAOUTE

Nous allons maintenant étudier les effets physiologiques et thérapeutiques des eaux de Capvern, qui nous dévoileront, mieux que la chimie, le secret de leur action curative. N'oublions pas, toutefois, comme le fait sagement observer le docteur James (Guide pratique aux eaux minérales, page 12, 7 e édition), « qu'il est extrêmement difficile d'expliquer le mécanisme précis de l'action des eaux, car cette action, déjà très-compliquée j?ar elle-même, est soumise aux influences les plus variées. D'ailleurs, on s'adresse à des individualités pathologiques qui se comparent et se résument; mais, essaie-t-on de les additionner, on n'arrive plus qu'à une unité mensongère. »

Dans lus premiers jours du traitement, quand ou fait usage de l'eau minérale delà Hount-Caoute, soit eu boisson, soit en bains, on éprouve une c laine excitai. ion du côté do l'organe central de la circulation. Il n'est point rare de voir les maladBS se plaindre do palpitations de cœur, de vertiges, tintements d'oreilles, et d'un peu de pesanteur à la tête ; mais ce sont là des phénomènes de surexcitation iiw système vaseuluire très-ïugitil's. Le calme, te bien-étra ne Lardent pas aies remplacer. Les malades qui, depuis plusieurs jours, sont soumis a l'action de cette eau, éprouvent encore de l'agitatioo la nuit, parfois même de l'insomnie; d'autres sont tourmentés par des démangeaisons produites par quelques éruptions cutanées passagères, et par une augmentation de la calcricitè.

Ces phénomènes d'excitation des systèmes vasculaire et nerveux ne tardent pas à faire place à ce que liordeu appclaitle remoiiWmn/t, t/âiêral de l'organisme. Le sang coule plus facilement, la nutrition se fait mieux, l'innervation est plus régulière ; ou se sent plus d'entrain et de force ; ou a les membres pins agiles, la locomotion est plus facile, on dort mieux, on est plus gai : c'est comme un rajeunissement de tout le système.

C'est surtout de l'eau minérale de la Ilounl- Caotttc qu'on peut dire qu'elle est amie de l'eslomac.

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Aucune n'est digérée avec une plus grande facilité; aucune ne passe, comme on dit, plus rapidement. Oq est vraiment étonné de la quantité de verrées que peut al isoi'her impunément le tube digestif de certains buveurs qui, en dehors des prescriptions du médecin, ne craignent pas de faire, tous les matins, des exploits à la buvette. Nous avons vu des baigneurs qui ne reculaient pas devant la ralion quotidienne de trente et mémo de quarante verrées. Ces gens-là tiennent évidemment à boire de l'eau pour leur argent! Ils seraient capables, s'ils le pouvaient, de loger la source entière dans leur ventre.

Mais les organes digestifs ne s'accommodent pas longtemps de ces doses immodérées. Un grand nombre d'imprudents sont punis de leurs écarts, et nous traitons à Capvern de nombreuses indigestions d'eau minérale. Ces prouesses commises h la buvette sont susceptibles d'aggraver quelquefois l'affection dont on poursuit la guéiison, et qu'on laisserait près de la source, si ou usait d'une pins grande modération. On est surpris, après avoir abusé pendant sept à huit jours de celte eau minérale, on est surpris, disonsnous, île sentir son estomac fatigué et d'éprouver un dégoût insurmontable pour une boisson qu'on prenait avec plaisir au début du traitement ; mais c'est une looséquence inévitable, pour ainsi dire, des excès ■ominis pendant les premiers jours de la médication.

CAPVERS. - SES EAUX MINÉRALES, Il faut de la prudence dans l'usage d'un traitement hydrominéral, comme dans l'emploi de tout autre médicament.

Nous avons rencontré des dyspeptiques dont l'estomac ne digérait qu'avec peine une ou deux cuillerées de bouillon ou d'un autre liquide, et qui buvaient quatre, cinq verrées d'eau a la buvette, saus que leurs souffrances habituelles se reproduisissent. Comme aussi nous avons vu des malades, nous ne disons pas réfractaires à notre eau, mais, fatigués par les plus petites doses. II existe des idiosyncrasies dont le praticien doit tenir compte partout; il convient alors de ménager, de respecter même certaines su5ceptii.iilil.es gastriques. En procédant par petites quantités à la fois, on finit par obtenir des résultats favorables qui auraient certainement échappé si on avait agi sans mesure. Ou doit d'ailleurs se souvenir que l'on ne retire un bou effet que de l'eau que l'on digère bion.

Sous l'influence de l'eau de la Hount-Caoutt, l'appétit est vivement excité, et les forces digestives de l'estomac sont pour ainsi dire décuplées. Est-ce aux sels de chaux et de magnésie que cette eau contient en grande proportion? est-ce à sa thcrmalité, à son acide carbonique, que l'on doit rapporter cette action remarquable? Nous ne savons; cependant l'utilité incontestable do ces agents de la matière médicale

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dans les affections des organes digestifs le laisse pressentir.

La sécrétion de la bile est considérablement activée par l'usage de l'eau de la Hounl-Caoute. Chez la plupart des baigneurs, au bout de huit a dix jours de traitement, se déclarent des selles diarrhéiques, imposées de matières bilieuses. Chez quelques-uilB, s évacuations alvines abondantes se produisent plus lot, chez quelques autres plus tard. Cette diarrhée coïncide ordinairement avec le malaise, Vagi talion, l'insomnie dont nous avons parlé plus haut, et constitue, avec ces divers symptômes, ce qu'on nomme la fièvre thermale, qui n'est autre chose qu'une crise favorable qui, le plus souvent, juge l'affection morbide. 11 est hors de doute que cette diarrhée c.\erce une influence salutaire sur la cure thermale, dans un grand lOmbre d'affections que l'on traite à Capvcrn. Une [ois déclarée, elle persiste ordinairement pendant plusieurs jours ; et, tant qu'elle ne devient pas ex- ;essivo, il ne faut rien faire pour l'arrêter. Dans les où elle ne se déclare point, il convient de provoquer, eu ajoutant quelques grammes de sulfate do magnésie à l'eau minérale pendant deux i trois matinées consécutives. Il arrive, dans quelles circonslances exceptionnelles, que malgré cette [dation la crise thermale n'a pas lieu ; ce n'est que lus tard, quand le malade est lontré chez lui, que

la détente s'opèro et qu'alors se produit ujîo diarrhée modérée, que l'action consécutive du traitement hydre-minéral peut seule expliquer, diarrhée qui persiste quelquefois pendant quinze jours et même

Un effet presque toujours constant de l'eau de la Htmnt-Caoute, c'est l'augmentation de la sécrétion ui'inaiic. L'action de cette eau sur l'appareil rénal est la plus .extraordinaire de celles que nous lui connaissons. On chercherait en vain un diurétique plus puissant. II suffit de boire trois ou quatro verrées d'eau dans la matinée, pour que, une demi-heure après leur ingestion, la diurèse se produise abondamment et continue souvent pendant une partie de [ajournée. Quand le bain accompagne la boisson, le flux d'urine est quelquefois si répété et si considérable, que certains malades s'en trouvent fatigués: « Qu'avez- vous dans vos sources, me demandait dernièrement le rabbin X., de B... ? Jo n'ai bu que deux verres d'eau, je sors du bain, où je suis resté trois quarts d'heure : j'ai uriné au moins quinze fois ! »

Le bain seul, sans boisson, est diurétique. Mais cette diurèse ne se déclare pas chez tous les sujets avec la même fréquence et avec la même facilité, à toutes les époques do la mémo saison. Les reins des individus qui transpirent abondamment au moindre exercice se montreront, avec les températures élevéos

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; juillet et d'août, peu sensibles h l'action excitante do l'eau minérale ; alors le mouvement llusionnaire aura une tendance invincible, pour ainsi dire, à se porter vers l'émonctoire cutané.

Les urines des malades qui se baigne ni. à la llount- ■aoute ou qui boivent à la buvette de cet établisrenient, deviennent ordinairement limpides à partir nd ou du troisième jour du traitement, (Juand la diurèse est franchement établie, l'eau est évacuée aussi claire qu'à sa sortie du robinet de la buvette. i comprend facilement le parti que l'on peut tirer e celte propriété diurétique de nos eaux dans le traînent des affections calculeuses.

L'eau de la Hount-Caoule a une action des plus Hiissanles, non-seulement sur les reins, mais encore sur tout le système abdominal. Le foie, l'utérus, les vaisseaux hémorroïdaux, n'échappent pas à cette action spéciale. L'observation clinique l'a depuis longtemps démontré. « Son action puissante sur les organes du bas-ventre, dit M. Taillade (Des EAUX île Capeern, page 27), leur imprime un cachet do spécialité quelle ne partage pas avec d'autres, an moins dans ce pays, et qui eu fait un modificateur a. ., tel que, selon nous, la matière médicale n'en possède pas d'aussi précieux dans une foule d'affections chroniques. Au reste, cette action est quelque-fois si wsitivo, que le docteur Tayl'or nous a conservé

M GAPVEIIN. - SES E.U'.Y MINl-RAU-S.

l'observation d'un médecin de ses amis, atteint de congestions cérébrales, qui, pour lui donner de l'action de l'eau de Capvem sur lus organes, lui disait que, sous son influence, il lui semblait que le sang se portait vers les parties inférieures, on loi donnant un sentiment de plénitude, de tension dans la légion inférieure de l'abdomen et dans celle des reins.

» Il se passe à Capvern, dans ce moment (juillet 1845), quelque chose do semblable: Une dame de Paris a éprouvé après le douzième bain, et daus la nuit du 6 au 7, des pesanteurs de lombes, des douleurs de reins, et un battement du rectum tellement forts, qu'elle a été obligée de se tenir deux heures hors du lit ; ù cela s'ajoutait la sensation d'un poids agissant et poussant vers la partie inférieure du bassin, comme l'éprouvent les femmes i d'enfant. »

Nous fumes nous-mème témoin d'un fait a pendant la dernière campagne thermale; le voici: M 1 "" X., d'Agen (Lot-et-Garonne), vient tous les uns h. Capvern prendre des bains au Bouridè. Cette dame, qui a une quarantaine d'années et qui a tient à la meilleure société, est d'une impression Habilité nerveuse cxlraordinaire. D'une constitution pléthorique, elle a, de temps en temps, ses urines chargées de sédiments uriques. Elle a toujours

EFFETS PHYSIOLOGIQUES, 'douté faction excitante de l'eau de la ffouni-Caoule. issi n'a-t-elle jamais dépassé la dose de deux verbes à la buvette, et ne s'est-elle jamais baignée dans t établissement. En présence du dépôt lithiqne qui Lait tous les matins au fond de son vase, elle se ieida cependant, d'après nos conseils, à prendra elquesbainsà la Hount-Caoule. Elle no put en rendre qu'un seul. A la suite de ce bain, qui dura e demi-heure au plus, M" 10 X, éprouva, pendant la irnée et durant la nuit, des douleurs lombaires s-violentes, une tension continuelle dans toute la ion hypogas trique, une pesanteur fort incommode périnée, symptômes qui persistèrent deux trois jours. Il est inutile d'ajouter qu'elle retourna ien vite à son cher Bouridc.

îelte excitation de l'eau de la Ilount-Caoute sur système abdominal est loin de se produire, avec e violence, chez tous les sujets ; elle s'exerce, au contraire, chez la plupart des individus, dans une limite, modérée. Mais on entrevoit de suite les inductions thérapeutiques qui en découlent, lorsqu'il s'agît du traitement dos maladies du loie, de l'affection hémorroïdale, et des états morbides divers qu'elle lient sous sa dépendance. « Que l'on songe, dit M. Taillade [loro eiia(o), aux nombreuses et étroites sympathies qui unissent les organes du bas-ventre avec les autres parties de la machine ; qu'on se

3tt CAPVEItN. - SES RAt'x HMÉBAL&t

représente le nombre de maladies où nus eaux peuvcnl être et sont réellement utiles, et qu'on nous disfl si le blâme d'en avoir trop multiplie l'usage pettl nous atteindre. Qu'on nous dise encore, si l'on doit éprouver quelque surprise de voir nos eaux, i nous les avons vues nous-méme, réussir dans la céphalalgie, l'ophtalmie, ou simple ou spécifique, dans la couperose, la stomatite, les engorgements muqueux du poumon, certains exanthèmes chroniques, certaines douleurs arthritiques; enfin, dans une infinité d'affections, qui, ayant leur cause dans quelqu'un des organes du bas-ventre, avaient néanmoins leur siégo ailleurs. « C'est celle spécialité d'action do l'eau de Capvern sur les organes contenus dar.s la cavité abdominale, qui a porté le docteur Farr à qualifier ses effets d'extraordinaires et (l'étonnants Après avoir parlé de son action mystérieuse, il ajoute : qu'aucun agent thérapeutique ne saurait remplir le même but; et qu'on peut hardiment assurer qu'elles sont sans rivales, comme remède sûr et efficace, dans une classe circonscrite, mais très-importante de maladies (1).

(I) For certain it U, that no other thevapeutic agent, wfth wicli wa are as jet aaruainied, ivill accomplish the &!ium<: end-, and tliey mny fairly lie snid ta stand wiihout a rival, as a sale, ami e-lïicïent remedy, ni a circmnscribod, bulvery iinporluni eluv; or discases. Cap. wal. page 3.

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C'est en vertu de cette excitation spéciale sur tout système abdoniiual, que l'eau do la Hounl-Caoute . montre si puissante dans les maladies des organes génilo-urinaires des deux sexes. Les hypersécrétions chroniques des muqueuses vésicale, urécrale, utérine et vaginale, augmentent d'abord sous l'influence de cette eau ; elles sont ramenées à l'étal aigu dans les premiers jours du traitement hydrominéral, puis la transformation s'opère. L'irritation thérapeutique, qui s'est substituée à la modalité pathologique primitive, s'efface à son tour; les sécrétions morbides des muqueuses disparaissent, et les organes qui en étaient le siège reprennent la tonicité hygide qu'ils avaient perdue. C'est ainsi que les choses se passent, lorsque, dans une ophthalmie catanhale chronique, l'œil recouvre son aptitude fonctionnelle, sous l'influence de la modification produite sur les tissus malades par l'irritalion curalive d'un sel de cuivre.

L'excitation produite par l'eau de la Hount-Caouk sur l'utérus, hâte l'écoulement du flux menstruel; elle le rend plus abondant et en détermine l'apparition chez les femmes qui ont des suppressions, et : les jeunes fdles affectées de dysménorrhée, aménorrhée, alors surtout que l'altération de la metion périodique est liée à un état asthénique msécutif à des troubles do la digestion.

C4PVERN. — SES liAl'X MFSËnALES.

Comment cette eau minérale réussit-elle aussi, soit dans le traitement de ces métrorrhagies passives qui ont lieu fréquemment chez certaines femmes lymphatiques, à l'époque quelquefois si orageuse de la ménopause, ou chez celles qui sont atteintes de chlorose inénonhagique, soit dans le traitement de ces longues exhalations sanguines auxquelles sont exposés certains hêmorroid aires débilités, par l'âge, ou par toute autre cause? On ne peut guère s'expliquer son action salutaire, dans ces cas, que par l tonicité qu'elle imprime à tout le système par les modifications locales qu'elle produit. Ou serait porté d'abord à croire que l'usage de cette eau, dans ces circonstances, devrait toujours jouer le rôle du catcar addere currenti, dout parle le poète latin. Eh bien, l'observation clinique démontre qu'il en est souvent autrement, pourvu, bien entendu, que la médication soit maniée avec la plus grande circonspection, et quo ces écoulements sanguins ne soient pas h symptôme d'une dégénérescence des tissus plus ou moins avancée. Grâce à l'action reconstituante générale de notre eau, ces flux excessifs, tres-affaiblissanls, se modèrent, se suppriment, et les malades se refont parfois très-promptemeut; mais si, au contraire, on voit les accidents hèmorrhagiques augmenter considérablement, il convient de ne pas insister sur la médication. Voici deus

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observations à propos de cette propriété de l'eau do i Hount-Caoute :

Premiers Observation. — M"" G..., de Tarbes, âgée de 45 ans, et d'une constitution molle, où existe la prédominance des fluides blancs, est originaire de la Lorraine. Le changement de climat l'a beaucoup éprouvée. Depuis un an qu'elle habite le midi, elle a eu une Hèvre muqueuse, à la suite de laquelle la menstruation a perdu sa régularité ; elle ne se produit plus qu'à des époques indéterminées, et alors ce sont des métrorrhagies qui durent quinze et môme vingt jours, et qui la jettent dans une faiblesse extrême, "tapuis sa maladie, ses .digestions sont restées lentes et rès -la bu rieuses.

M me G... arriva à Capvern le 25 juin 1870; elle vint, sur l'avis de son médecin, soigner sa dyspepsie près de notre

mrce. L'examen au spéculum nous permit de cont^tater rie lésion n'existait du coté de l'utérus, dont le co! était seulement pale et mou. Nous la soumîmes à l'usage de l'eau de la Jlouni-Caoute, en boisson, en bains et en douches générales tempérées. Les accidents dyspeptiques s'amendèrent rapidement sous l'influence de ce traitement, <t II 1 "" G.,, ne tarda pas à éprouver une réhabilitation sanitaire générale. Apres vingt jours de traitement, elle se disposait à partir, lorsque nous lui conseillâmes de prolonger son séjour à Gapvero jusqu'à l'époque présumée de l'apparition du fins cataménial; ce qui eut lieu. M™* G,., redoutait beaucoup le moment de ses règles; car, à la dernière époque, l'écoulement avait pris le caractère d'une métrorrbagie fort inquiétante, qui avaitexigé l'intervention aative d'un homme de l'art. Les menstrues reparurent, i elles ne dépassèrent pas la limite d'une évacuation périodique ordinaire. Nous avons revu, depuis lors, • G...: elle continue à jouir du bien-être que lui ont

redonné les eaux de Capvern. Sa menstruation esl gulière, mais les pertes de sang ne se sont pas reproduites.

Dluxièmf OrisEHYATriï.N. — M. X..., avocat, des iia-n 1 ■■ Pyrénées, vint à Capvern à la En de septembre 1870; il eet âgé de trente ans; i! est p.lle, amaigri, et il offre lot attributs du tempérament lymphatique. I! est dopai.- cinq ou six ans sujet à un écoulement sanguin hémorroïda!, qui, depuis un an, s'est montré avec une plus grande abondance tous les mois, et avec une durée d'une douzaine de jours chaque fois : ce qui a altéré considérablement les forces du malade. M. X... est, en outre, en prnie aune dyspepsie très-prononcée. Nous lui proscrivons de boire quatre verrées d'eau dans la journée à la buvette de la llount-Caoute, et de se baigner au grand établi ssenn'nt. Cette médication réveille promptement l'appétit, et tous les phênomi''iii''s djsipeptiijuf* oaI<>ii( rapiilemi'iit. Au quatrième jour du traitement, iea hémorroïdes Huaient, mais l'écoulement était modéré; le malade rendait une cuillerée à soupe de sang, au plus, en allant à la garde-robe. Ce flux hémoiTOïdal ne dura que trois jours. Vers la fin du traitement, M. X... avait repris ses couleurs. Ses forces, la gaieté et l'entrain de la jeunesse étaient revenus. M, X... se livrait sans fatigue à la promenade, et ne se privait pas même de quelques excursions de touriste. Homme du monde, spirituel, possédant tous ces arts d'agrément qui font le charme do la famille et do la société, il disrayait, il égayait chaque jour lo cercle choisi, réuni dans l'hôtel qu'il habitait. Bref, lorsqu'il nous quitta la métamorphose était

Nous pourrions multiplier ces observations et citer notamment M. d'A..., blanc vieillard d'une soixantaine d'années, d'un tempérament bilioso-sauguin,

niq

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u à Capvern le 1" octobre 1870, des environs do

isance (Gers). M. d'A était en proie à une

ndante hématurie, liée à un état hémorroïdaiie col de la vessie. Ce malade, après quelques jours de traitement, vit le pissement de sang se supprimer complètement et put faire, sans le provoquer de nouveau, des courses a pied de trois kilomètres ; ce qui ne lui était pas permis avant, depuis une année. Mais nous n'insisterons pas davantage sur ce sujet intéressant, pour ne pas fatiguer lo lecteur par des répétitions.

En résumé, c'est dans l'excitation générale et lo- .e que réside la force médieatrîee de l'eau minérale la Hount-Caoute. Cette eau est stimulante, toque, diurétique et légèrement laxative; elle a une spécialité d'action sur les organes renfermés dans l'abdomen; elle provoque des crises par les urines, par les selles, par des flux de sang hémorroïdal et parfois par des éruptions cutanées. En outre, le fer qu'elle renferme, à l'état de divisiou extrême, contribue à la reconstitution des globules.

Cette eau minérale convient aux individus d'un tempérament lymphatique, lymphatieo-nervcux, liîliin\: aux sujets pléthoriques, exposés aux congosliijns, aux stases veineuses, principalement dans 'abdomen. Mais, dans ce cas, pour éviter des accits, son mode d'emploi doit être sagement réglé

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