IMPROVISATION
A MON AMI MELLANA
DKPUTE DR CASALE
De Casale,
Capitale D^un historique marquisat.
Parlerai- je?
Chanterai-je Cette perle du Montferrat ?
Ah ! ne Teffrayons pas ! Les hôtes du bocage, Fauvette et rossignol, l'hiver, n'ont plus de voix! Et ce sont d'autres chants que leur léger ramage, Qui peuvent éveiller les échos d'autrefois !
Avec Tor des moissons, sur les champs de batailles, A Tombre des ormeaux, au pied des noirs cyprès. Le temps a fécondé les sanglantes semailles De l'avenir et du progrès !
De saint Erasius le célèbre martyre A Casale est encore en honneur aujourd'hui.
Mais son culte pieux n'est pas ce qui m'attire, Ce qui me charme et me séduit.
Ce ne sont pas non plus ses noirs géants de pierre, Palais qu'édifia l'orgueil des châtelains.
Ces dalles où le pied soulève la poussière Des Guelfes et des Gibelins !
Pourtant c'est la cité que je comprends, que j'aime, Où j'évoque toujours un pieux souvenir !
La ville qui pour moi, dans un culte suprême. Au passé glorieux a promis l'avenir.
C'est le sol où fleurit encor l'amitié sainte. Le temple du devoir, de la fidélité, Où les dévouements vrais dans une noble étreinte Consacrent la fraternité !
C'est le foyer béni d'où jaillit l'étincelle Qui mit le feu naguère au volcan redouté,
Et qui fit lime aux yeux de la niœ oourdle Canrore de la liberté.
Dernier de DOS ren^Mots^ d^nc scsurde NoTare, Qaand cédait lltalîe a la loi du plus fcrt, Quand k Roi^ maudissant la destinée aTare.
S^embàrquait pour VaSL^ tu résistais enoor !
U est bien naturd qu*un poac te chante, Casale! Du progrès n*es-tu pas le flambeau?
Quand Mellana te représente Etd^une ferme main tient ton noUe drapeau!
Mellana le tribun! Mdlana le farouche!
MeUana, que le peuple a nommé son ami!
Mellana, que le cri d'un enCmt trouble et touche. Et qui ne sait aimer ni haiir à demi!
Cest toi, noble dté, qui saluas l'aurore Des succès que le temps gardait à mon mari.
Sois fière ! A tes enfants, que le présent honore. Le passé sert de phare et Ta venir sourit !
O jeunesse! (xintemps, lumière, vie et sève!
Ardent raycHmement des nobles passions.
Qui dois réaliser la promesse et le rêve Des autres générations !
lO
Jeunesse ! du pays éternelle espérance^ Dans Tombre du foyer grandis en liberté.
Casale, en t'attendant, édifie en silence Des temples à la Foi, comme à la Charité.
DeCasale,
Capitale D'un héroïque marquisat^
Tout m^enchante.
Et je chante Cette perle du Montferrat !