Cf. Vitraux de Bourges, n» 140 (p
Les Espagnols eux aussi doivent bien avoir cru à l'existence du pauvre Lazare, puisque dans leurs poésies populaires sur le Cid, comme dans sa chronique rimée, ils racontent l'apparition du saint mendiant à ce héros. Le Campéador rencontrant un lépreux, lui avait fait partager sa couche. Durant son sommeil saint Lazare lui promit un succès assuré dans toutes ses entreprises. Le Cid se réveillant ne trouva plus le lépreux, et comprit qu'il avait eu affaire à un habitant du ciel. Cronica rimada {Romancero gênerai, t. II, p. 657) : « En llegando â la orilla del vado, estava un pecador de malato;
A todos pediendo piedat que le passasen el vado.
Los cavalleros todos escopian, é yvanse d'el arredrando ;
Rodrigo ovo d'el duelo, et tomôlo por la mano.
So una capa verde aguadera passâlo por el vado,
En un muUo andador que su padre le avia dado.
So la capa verde aguadera alvergo el Castellano el malato. E en siendo dormiendo, a la oreja le fablo el gapTio :
Mensajero so de Clinstus, que non soy malato. San Lasaro so, a ti me ovo Dios enbiado,
que te sea membrado
Quantas cossas comensares, arrematarlas con tu mano
Rodrigo despertô, e lue mal espantado ;
Catô en derredor de ssy, e non pudo fallar el gapho.
Membrole daquel sueno, e cavaigé muy privado. >
Cf. Ibid., t. I, p. 487, sgg.