AA. SS. Septembr., t. VII, p. 535-544; 5i7, sq.; etc
Saint Nicolas de Tolentino, religieux augustin (Cf. Étoile, p. 389; Enfer, etc.). L'usage s'est établi de le représenter portant un lis, afin d'indiquer la grande
Saint Nicolas de Tolentino.
chasteté que lui valut sa pratique de la mortification*.
Quantité de saints et quelques saintes portent également le lis, pour avoir conservé leur virginité jusqu'à la mort. J'en citerai quelques-uns comme en bloc, pour n'avoir pas à répéter maintes fois les mêmes expressions. Tels sont saint François d'Assise, saint Antoine de Padoue (Cf. supra, p. 468; etc.), saint Thomas d'Aquin, saint Jean DE Dieu, saint Jean de la Croix, saint Diègue, saint Pierre
3. AA. SS. Septembr., t. III, p. 654-693, etc.; et p. 649-651, 664, sq. — Hagiolog. italic, t. II, p. 174, sq.
LIS
de vérone , saint ântonin de florence , saint françois Xavier \ saint Philippe Bénizzi^, saint Hyacinthe de Pologne, SAINT Louis DE GONZAGUE, SAINT AlBERT CARME (Cf.
Livre, etc.), Saint Gaétan de Thienne, saint Stanislas KosTKA, saint Jean de Sahagun, saint Jean le Bon (CL Tête de mort), le Ambroise Sansedoni, saint Philippe NÉRi, saint Brocard second général des Carmes, saint Vincent Ferrier, etc.
Saint Pelage de Cordoue, martyr (Cf. Ciseaux, p. 22Zi). Le lis qu'on lui met en main rappelle qu'il fut martyr de la chasteté. Sa décollation n'eut lieu qu'après six heures de tortures. Selon les uns il n'était âgé que de dix ans, d'autres lui en donnent quatorze
Le B^ Guillaume de Montpellier , religieux cistercien à Grandselve; 9 avril, v. 1157. On rapporte qu'après sa mort il sortit de sa bouche un lis dont la fleur portait écrits ces mots : Ave Maria''. Était-il tellement ignare, quoique de la famille des comtes de Montpellier, qu'il ne sût aucune prière sinon la Salutation angélique ? Sujet de discussion entre les auteurs. 11 en est même qui vont jusqu'à dire que sa science était épuisée par les deux premiers mots, mais qu'il les disait de façon à ce que le Ciel en fût content.
On a rapporté quelque chose de semblable au sujet d'un B"" Joscio dont nous parlerons sous le titre Roses. De même encore pour un B^ Josbert moine à Déols, mort en 1187.
Les Bretons ont aussi une histoire de ce genre au sujet d'un Salaïin (ou Saléun) dont la réputation de sainteté a donné lieu à la fondation de Notre-Dame du Folgoët^. Pour celui-ci on ne dispute pas sur l'étendue de son intelligence; et l'on convient que les lettres tracées sur le lis qui sortit de sa bouche quand il fut mort, complétaient à peu près tout son répertoire de prières.
Le B^ Bernard de Bade; 15 juillet, l/j58. On le représente avec une cotte d'armes, et tenant un lis.
La cotte d'armes n'indique pas seulement qu'il était de la maison des Margraves de Bade (Zaehringen), elle est souvent marquée de la croix pour indiquer qu'il s'occupait de former une ligue contre les Turcs, lorsque la mort le surprit à Moncaiier en Piémont. Aussi est-il honoré en cet endroit. Il s'était proposé de garder sa virginité, et avait à peine vingt ans quand il mourut^. Le portrait que nous en donnons est emprunté à la collection des Bollandistes'' .
1. On rapporte de saint François Xavier que son amour pour la chasteté le fit résister, môme durant un songe, à des pensées impures avec de tels efforts que le sang lui coula par les narines en abondance.
2. Le lis de saint Philippe, croisé à la tige avec un S, est devenu l'insigne de l'ordre des Servîtes. J'en ai donné la forme reçue, au mot Armoiries; mais il importe de savoir qu'un chiffre fort semblable eut cours en France comme rébus du pèlerinage de Notre- Dame de Liesse. Cf. Forgeais, Plombs historiés, t. Il (18(i3), p. 41, sv.
Saint Krnelm fils d'un roi des Merciens, honoré comme martyr; 17 juillet, 819. Les Anglais lui mettent en main un lis, attribut assez étrange pour un enfant de sept ans. Ce fut à cet âge qu'ayant perdu son père, il fut étranglé par ordre de sa sœur qui voulait régner à sa place, et qui avait tenté de le faire mourir par le poison.
VERA EFFIGIES b! BERNARD I
ohyt XV 'JuXy JlrvrLO MCCCaSVai in. MancaLLci-i , vhi cloA'eÀ. rrhuAtià 7rviraoiL,Lv& .
Saint Émeric {Aimericus) , fils de saint Étienne roi de Hongrie; h novembre, 1031. Son père ayant voulu le marier pour perpétuer sa race, le jeune saint obéit; mais il persuada à sa femme de conserver sa virginité, et mourut à vingt-quatre ans sans s'être départi de ce vœu.
Saint Valérien époux de sainte Cécile, et martyr (Cf. Anqe, p. 38; etc.). On lui donne un lis avec la palme, pour rappeler qu'il embrassa la continence à la persuasion de sainte Cécile.
Saint Casimir prince de Pologne, élu roi de Hongrie; h mars, lZ|8/i. La couronne que l'on met à ses pieds, annonce qu'il se désista de ses prétentions au trône de Hongrie quand il vit le roi Matthias soutenu par le pape.
3. Cf. Mariana, Hist. de Espana, lib. VII, cap. xx. — George Cardoso, Arjiologio Lusilano, t. III, p. 829-832; et 837, sg.