Calendar. benedict., 17 mart
l. Une complainte catalane, que je citerai plus au long sous le
teur de ce chant, il aimait à le répéter comme expression de son amour envers la reine du ciel.
Saint Efflam (ouYfflam), prince irlandais (Cf. Dragon, p. 317). Il avait, dit-on, quitté sa patrie le jour même de ses noces pour conserver sa virginité; il semble donc pouvoir être caractérisé par une couronne et un lis aussi bien que par une armure. On l'honore comme patron à Plestin en Basse-Bretagne, où il aborda en venant d'Irlande.
Parmi les saintes, sans compter sainte Basilisse et SAINTE Delphine, dont il a été question tout à l'heure (p. 517), rappelons sainte Pulchérie* impératrice d'Orient (Cf. Ecrilcau, p. 329, sv.), et sainte Catherine de Sienne qui fait ainsi pendant à saint Dominique, auquel quantité de peintures l'associent.
Sainte Édiltrude (ou Étheldrède, Audry) vierge, et abbesse d'Ély en Angleterre; 23 juin, 679. Elle était fille d'un roi des Estangles, et vécut trois ans dans le mariage en pratiquant la continence. Mais après la mort de son époux elle se retira dans l'île d'ÉIy qui lui avait été donnée pour douaire. Le lis qu'elle porte peut rappeler aussi un songe où, quand elle fuyait la cour pour se consacrer entièrement à Dieu, elle vit son bâton pousser des rameaux. Ce pouvait être une indication du bien qu'elle était destinée à faire; car elle fonda deux abbayes, pour ne point parler de l'éclat que répandit son exemple-.
Sainte Gertrude de Nivelle {Cf. Incendie, p. /|90). Le lis qu'on lui met parfois à la main rappelle qu'elle avait méprisé une riche alliance pour être épouse de Jésus- Christ^.
Sainte Quiteria vierge et martyre, d'Aire en Gascogne; 22 mai, époque mal déterminée. Le lis qu'on lui donne avec la palme, annonce qu'elle s'était consacrée à Dieu dans l'état de virginité avant de verser son sang pour la foi\ Mais comme sa légende s'est trouvée englobée dans celle de sainte Wilgeforte (ou Librada), laquelle est fort suspecte, je demande la permission de ne pas m'y arrêter ^
Sainte Catherine de Suède, fdle de sainte Brigitte (Cf. Cerf, p. 189; etc.). Son lis rappelle qu'elle conserva sa virginité dans le mariage, et prit le voile après la mort de son époux.
Sainte Marie de Cervellon (ou de Socos), religieuse de la Merci (Cf. Mer). Un lis dans sa main signifie qu'elle refusa deux fois de se marier, pour vouer sa virginité à Notre-Seigneur^
titre Téle, ne manque pas de signaler chez notre sainte son amour de la chasteté parfaite :
Prumptament en ser tornada, Vos tractaren casament; Y vos ab lo Omnipotent, Dignereu, sà desposada. Etc. »
5. Espana sagrada, t. XIV, p. 122, sgg. 0. AA. SS. Seplembr., t. VU, p. 170, sq.