MAIN DIVINE. — MAINS COUPÉES
vons-noiis pas expliquer ce prodige comme l'interprétation d'une peinture dont la signification première s'était perdue? C'est ainsi encore, selon moi, que l'on avait représenté jadis le même saint sous un rayon céleste ; et la légende ajoutait que sa tête s'était trouvée merveilleusement ointe d'une huile miraculeuse. Je suppose que l'artiste avait voulu montrer la bénédiction divine se répandant sur le saint avec une libéralité prodigieuse dès qu'il reçut la consécration épiscopale.
On raconte quelque chose de semblable au sujet de SAINT Ulric évêque d'Augsbourg, bien que je n'aperçoive point ce récit chez les BoUandistes; aussi ce pourrait être une transformation de ce que nous avons dit au sujet de la croix qui lui fut apportée au moment de la bataille contre les Magyars'. Mais un fait analogue est plus constaté pour SAINT FÉLIX évêque de Gènes'''.
Saint Syr évêque de Gênes, fut témoin de ce miracle arrivé à saint Félix dont il était alors le diacre, en sorte que le même prodige sert de caractéristique aux deux saints'.
Saint Anthelme évêque de Belley. Cf. Lampe^, p. /j96, sv.
Saint Josse. Cf. Barque, p. 125 ; Calice, p. \lh\ etc.^ Saint Venant, abbé en Touraine (Cf. Lion, p. 513). Saint Grégoire de Tours ^ raconte que, dans l'église de Saint- Martin, l'homme de Dieu vit un vieillard vénérable descendant par la fenêtre de l'abside tandis qu'on célébrait la messe, et bénissant le pain et le vin que consacrait le prêtre.