AA. SS. Februar., t. III, p
.'). AA. SS. Jun., t. V, p. 170.
<). AA. SS. Februar., t. II, p. 464.
7. ]\evue Britannique, anùt 1865, p. 411. — AA. SS. April,. t. II, p. 44, sq.
Jpni'on rnppnvtp Ma JIpvup firitanniqup, «ppintnbrp 1R.').'),p. 211.
Comme il passait par Argentat (sur la Dordogne), espérant mourir dans son ancienne abbaye, il éprouva le besoin de manger des œufs. Mais on n'en put trouver dans tout le pays, et les gens s'excusèrent sur ce que milans et éperviers vivaient chez eux en si grand nombre qu'il n'y avait pas moyen d'élever des poules. Le saint défendit à ces oiseaux rapaces d'infester désormais le canton, ou du moins de maltraiter la volaille; et son biographe ajoute qu'Argentat continuait à jouir de ce privilège octroyé par l'homme de Dieu -.
Saint Valéry abbé (Cf. Berger, p. 13i). On raconte qu'à cause de sa grande douceur, les oiseaux accouraient vers lui^ se laissant caresser et ne s' envolant que quand il les congédiait.
Le même fait est attribué à plus d'un saint; comme à SAINT AvENTiN du Berry (Zj février, vi" siècle), à saint Galmier*, à saint Maixent (26 juin, 515) ■'; et généralement les serviteurs de Dieu ont témoigné une sympathie touchante aux êtres que le Créateur a doués de vie.
Saint Benoit de Norcia (Cf. Corbeau, p. 254; etc.). Peindre sa familiarité avec les oiseaux, ce ne serait pas lui prêter une caractéristique qui le puisse aisément faire reconnaître; car, outre qu'il en a bien d'autres, plus d'un saint partagerait celle-là avec lui. Je viens d'en citer quatre, et j'y ajoute encore saint Guillaume de Malavalle®,
Saint Guthlac ermite (Cf. Ange, p. 40; etc.) passe pour avoir élevé des corbeaux (ou corneilles) dans sa solitude de Croyland. Ne serait-ce pas une façon mnémotechnique de rappeler son séjour {Crowland)1 Mais on ajoute que les hirondelles aussi venaient se poser sur ses épaules''.
Saint Adjuteur de Vernon (Cf. Anges, p. 40; etc.). La légende rapporte qu'après sa mort son tombeau fut découvert grâce à une multitude de petits oiseaux qui chantaient autour de l'endroit où le saint homme avait été enseveli. On ajoute même qne ces musiciens ailés y faisaient entendre les chants de la messe*".
Saint Botvid martyr (Cf. Hache, p. 477 ; etc.). Un petit oiseau blanc perche sur la proue du vaisseau qui cherchait le corps du saint". Le navire allait dépasser l'île où l'on avait assassiné le saint homme, lorsque l'oiseau qui était venu au-devant des marins, s'envola en poussant des cris comme pour les remettre sui- la bonne voie; puis il alla se poser sur l'arbre au pied duquel était le cadavre du martyr. Après quoi ce moniteur ailé se déroba à leurs regards, comme ayant fini sa tâche
0. Eerum Svecicarum Scriptores, t. Il, p. 380, sq. 10. L'Office du saint gardait le souvenir de cette merveille {Ihid., p. 387, sq.) :
« Tantiis thésaurus quîeritur.
Sic avis tristes, carminé Vocat quo martyr moritur.
Vale robur dcliilium, Monstratus ah avirula. Etc. »
OISEAUX
Saint Conrad de Plaisance (Cf. Cerf, p. 187; etc.)- On raconte qno se rendant chez l'évêque de Syracuse, pour vivre solitaire en Sicile, il y fut accueilli par une nuée de petits oiseaux qui semblaient se réjouir de sa venue
Saint Etienne Harding abbé de Citeaux, qui reçut saint Bernard et ses trente compagnons (Cf. Ceinture, p. 181). Durant une maladie, comme son monastère était réduit à la plus extrême indigence, en sorte que l'on ne pouvait lui offrir aucun aliment qui convînt à son estomac délabré, un oiseau lui apporta dans son bec un poisson -.
On raconte la même chose d'un saint Gautier que je ne réussis pas à distinguer parmi les divers serviteurs de Dieu qui portent le même nom.
Saint Botulph ou Botolph, abbé; 17 juin, v. 655. Un oiseau de proie s'était mis sur le pied d'enlever les poules du saint homme. Mais ayant osé une fois s'emparer même du coq, il fut o])ligé par le saint de rapporter cet animal vivant; et cela fait, il tomba mort lui-même pour sa peine. Les relations entre l'Angleterre et le Danemark avaient propagé le culte de saint Botolph dans le Schleswig, et le jour de sa fête occupe un rang considérable dans plusieurs calendriers danois ^ Les Anglais l'ont représenté parfois portant une église, pour rappeler ses diverses fondations; ou peut-être à cause des nombreux endroits qui l'avaient pris pour patron.
Saint Baudry {Baldericas), abbé de Montfaucon en Champagne; 16 octobre, vers 6/(0. Un faucon près de lui; parce que cet oiseau lui fil trouver, dit-on, le lieu oii il se relira pour vivre dans la solitude, et où il jeta les fondements d'un monastère. Reste à savoir si le fait n'aura pas été imaginé après coup, pour expliquer des armes parlantes qui désignaient antérieurement le nom de l'abbaye. Cf. Faucon, p. /j06, sv.
Saint Quirin tribun militaire et, dit-on, martyr; 30 mars, 130. Un oiseau de proie (faucon) près de lui, pourrait bien n'avoir signifié d'abord que la haute naissance du saint, puisqu'on a prétendu même qu'il appartenait à la famille impériale; mais la légende raconte que le saint ayant eu la langue coupée, on la jeta comme aliment à un faucon qui refusa "d'y toucher. Des chiens en firent autant pour ses pieds et ses mains qu'on leur avait présèntés à dévorer"*.
Saint Adelin prêtre, disciple de saint Remacle; 3 février, V. 690. Les gens de Visé près de Liège, chez lesquels il prêcha, lui ont décerné le titre de docteur; et pour cela le peignent en costume doctoral de la faculté théologique, ou avec des vêtements sacerdotaux. Ils ont eu même l'idée assez singulière de lui faire parler à
1. AA. SS. Februar., t. III, yi. IfiO. Cf. Hagiol. ilal., t. I, p. 113.