‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 268 sur 632 · PAPAUTÉ · texte numérisé non relu

PAPAUTÉ

s'agit de lui donner des plumes de paon ; mais j'y soupçonne l'intention moitié naïve, moitié pédantesque, de rappeler l'ancien usage byzantin qui caractérisait les Chérubins par un semis d'yeux sur leurs ailes (770X00(^.^7-7. X£poiiêi[j.). CL Yeux, etc.

PAPAUTÉ (Insignes de).

Tout ce que nous pourrions dire à cet endroit reviendra aussi bien sous le mot Tia7-e; renvoyons donc à ce titre oîi nous ferons intervenir également les faits historiques qui réclament la présence d'un pape dans la vie de quelques saints. Mais voici saint Mellon (Mélon, Mellonus, Mallonus, Mello, 3Ielanius?) premier évêque DE Rouen (22 octobre, v. 2H), qui aurait dû être mentionné ailleurs; et dont les caractéristiques trouveront absolument leur place convenable ici.

Sa vie prête à bien des difficultés, et ne laisse pas que de contredire quelque peu ceux qui veulent faire de saint Nicaise ( ou Mgaise ) le fondateur de l'évêché rouennais (CL Dragon, p. 316). Mais les zélateurs de ce dernier auront à éclaircir leur théorie avec les Bollandistes anciens et modernes*. Quant à saint Mellon (ou Mélon), sa légende le donne comme natif de la Grande- Bretagne; et l'on veut que païen encore, il se soit rendu à Rome du temps de saint Etienne pape. Là il aurait été converti par un sermon du souverain pontife , et ordonné prêtre. Un jour qu'il disait la messe, le pape vit un ange qui apportait un bâton pastoral ; et sur cet indice, il le sacra, évêque avec mission de convertir les peuples de la II* Lyonnaise (Normandie actuelle). Mélon se mit en chemin, portant cet insigne de sa mission; et guérit sur sa route, avec cette crosse quelconque, un malheureux qui s'était fendu le pied d'un coup de hache "'. D'autres merveilles sont racontées de lui, mais qui sont communes à plusieurs saints. Contentons-nous d'avoir remis en lumière un des apôtres de la France qui est aujourd'hui beaucoup trop ignoré, sauf peut-être à Pontoise, où l'on vénéra longtemps ses reliques ; et oii son

1. Cf. Boldetti, Cimiteri , p. 31)1. — IVHeureLix, flaijioijhjpta . p. 127, 205, 293. — Etc.

2. Le P. Arthur Martin se proposait de pulilicr un vieux flaljellum de Tournus, qui nous aurait donné l'occasion d'expliquer l'emploi de cet instrument presque oublié de nos jours dans les cérémonies ecclésiastiques. Je ne sais si la vie et la santé me permettront de donner suite à ce projet de mon ancien collaborateur.

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