PRINCESSE
PROPHÈTES
PROPHETES
Puisque les évangélistes et les apôtres ont eu leurs articles à part, les prophètes de l'ancienne loi ont droit aussi d'être groupés tous ensemble avec les signes principaux qui les caractérisent comme précurseurs de l'Évangile. Quelques-uns d'entre eux, tels que Jonas (Cf. Arbre, p. 64 ; Poisson), IsAÏE (Cf. Scie), Daniel (Cf. Bonnel plirijfjien , p. l/il ; Lions , p. 507 ) , etc., ont dans les faits de leur vie certaines circonstances facilement reconuaissables quand une représentation les l'appelle.
Mais dès qu'il s'agit d'indiquer les différences entre leurs prophéties, il n'est plus si aisé de se retrouver à moins d'un guide.
La statuaire, dans deux portails de la cathédrale d'Amiens (entre autres grandes églises du moyen âge), a prétendu résoudre ce problème uniquement par les formes plastiques :
et bien qu'elle n'y ait pas toujours atteint la clarté désirable, on peut dire ([u'elle a fianchi assez ingénieusement les mauvais pas où semblait l'engager son hardi projet'. Mais là ou ailleurs,. ce qui n'est pas sulïisamnient clair n'est pas populaire ; et le titre de mon livre dit nettement que l'art populaire est mon vrai but. Les curiosités ont leur mérite, et peuvent être
1, Messieurs les cliaiioines Jourdain et Duval ont clécliilTré fort lial)ilemcntros énigmes il y a une vingtaine d'années. Je n'ai donc pas besoin de revenir sur un travail si bien fait, quoiqu'il puisse jeter beaucoup do jour sur des monuments inspirés par une jiensée semblable.
2. J'emprunte les dessins à l'cuvi'age intitulé Délia hasilka di S. Paolo, opéra di Mec. Mar. Nicolai; Roma, 1815, in-fol. Ces portes furent exécutées à Constantinopic sur la fin du xi"^ siècle, et c'est ce qui exi)liquc non-seulement l'emploi du grec avec celui du latin dans les inscriptions, mais r(irtli(if;i':iplie byzantine de bien des mots compliquée par une Iangi;e (•Iraiigéri;.
Tenons aussi quelque conipie de l'iHat fruste où ligures et lettres avaient été réduites i)ar plus do six siècles lorsqu'on nous en a donné le premier dessin un peu sévère.
Quant à l'exécution primitive, le tout était gravi': en creux à la (nanière des nielles, puis cinnpli'ti'' (connue les nii^llcs on la daniasquinure) par le romposé' nic'IalliqMc d'une autre couirur (|ui devait
fort intéressantes; le fait est que je n'ai pas prétendu leur consacrer ce volume. Regrettera cette lacune qui voudra ; dès que j'avertis, nul n'aurait le droit de dire que je l'ai induit en erreur. Oui tient sa parole a fait ce (ju'il devait, et peut se croire dégagé.
Prenons comme point de départ un monument grave
entre tous, les portes de bronze qui donnaient entrée dans la basilique romaine de Saint-Paulhors-des-Murs avant l'incendie que suivit de bien près la mort de Pie VU'-.
Moïse n'a rien ici qui ressemble à des cornes ou à des rayons; il élève la main droite avec le geste d'autorité d'un homme qui intimerait des ordres en public, et son cartouche porte ces paroles : (i Vous verrez votre vie suspendue devant vous {Videbilis vilam ves- Iram pcndcnfcm antc oculos vesiros... cl non creflelis vHxvestrse). i)
Cela est tiré des malédictions prononcées par le législateur du peuple de Dieu (Deuteron.xxvm, 66) contre les Juifs infidèles \
David (p. 712), dans une attitude semblable au précédent, est tout autrcmentcostumé. 11 est facile de voir qu'on lui a donné les ornements byzantins attribués à la dignité souveraine, à la famille impériale, ou aux patrices.
Un diadème gemmé orne sa tête, et son manteau
marquer le trait, bien qu'en remplissant les entailles et en égalisant toute la surface. Je n'ai conservé qu'à Moïse la trace du petit portique (a\ec son arceau gemmé] qui sert de cadre, afin de laisser apercevoir l'ornementation architecturale de tout l'ensemble. Hipp. Flandrin tenait ces fièri's silhouettes pour dignes d'attention.
Faisonsrrniari|urrun(.'r(iis pour toutes, que chacun de ces saints est désigné |)rùs de la tète par une inscription grecque portant, à droite de la figure, le mot abrégé prophète; et à gauche, son nom propre ordinairement en toutes lettres.
3. J'ai parlé de ce texte et de son emploi chez les SS. Pères, dans un autre ouvrage ( \'ilraii.r de Hoiinjes, n" 43; p. 7G), h propos du serpent d'airain. La ([uestion n'y est pas de savoir si les mots en sont liarfaitenient conformes à la Vulgate ou aux Septante, ni même si le contexte ne lui donne pas la signification de cet idiotisme français : (1 Tu verras ta vin ne tenir qu'à un fil. » ]1 s'agit de l'emploi qu'en ont fait les SS. Pères, tant grecs que latins, dès le commencement
PROPHÈTES
royal ' porte sur la poitrine une petite pièce carrée marquée de la croix. Il semble avoir des boucles d'oreilles"-. Son cartouche porte, comme paroles adressées à l'Église,
David.
ces mots du psaume (xliv, 11) : « Écoute, ma fille, regarde et penche l'oreille; oublie ton peuple,... et le roi t'aimera {Audi, filia, cl vide; et inclina aurem tuam, etc.). » Ailleurs on le voit annnonçant la génération éternelle ou l'exaltation de son petit-fils d'après quelques-uns des versets du psaume cix.
Is.AïE déroule des deux mains son cartouche, qui porte la fameuse prophétie sur l'enfantement de la sainte Vierge (Is. vu, 14) : Ecce Virgo in utero concipiet , cl pariel filium^.
Comme nous le verrons bientôt, les monuments chrétiens ne maintiennent pas constamment le même texte à chaque prophète. On avait le choix entre plusieurs paroles de ces hommes inspirés. Mais pour Isaïe, ce qu'il avait annoncé solennellement au roi Achaz est tenu
du christianisme. D'ailleurs y fùt-il uniquement question (comme ce semble) de la dispersion des Juifs après la mort de Jésus-Christ, on n'aurait pas de peine à l'interpréter encore dans le sens des docteurs ecclésiastiques; à cause de la croix qu'ils rencontrèrent partout chez les nations chrétiennes sans pouvoir l'insulter ouvertement.
1. Sur cette chlamyde des princes on peut consulter Buonarotti, Velri, p. 246-248. — Cavedoni, Memorie... di Modena, série 111, t. V, p. 51, 60, sg. — Ch. Lenormant, Trésor de glyptique, basreliefs, 11'= partie, pl. lii. — Etc.
en si grande valeur parmi les plus graves prédictions de l'Ancien Testament, qu'on n'iinagine guère de le caractériser par un autre langage. Parfois même les sculp-
Isaïe.
teurs ou les peintres ont affecté d'inscrire ce même texte sur le livre que tient la sainte Vierge lorsque l'archange l'aborde pour l'Annonciation. On n'en était pas encore venu à certaines explications modernes qui veulent faire de ces grandes paroles une mauvaise plaisanterie , tout particulièrement inadmissible quand le prophète parle d'un ton si fier au roi de Juda. Mais il y a des gens pour qui toute pierre est bonne à jeter contre Dieu et son Christ, dussent-ils être bafoués par le premier homme de bonne foi qui sera capable de réfléchir. La surprise quelconque des ignares et des étourdis est apparemment un beau triomphe pour ces esprits délicats qui veulent être novateurs à tous risques (même au risque d'être novateurs à la suite, c'est-à-dire plagiaires). JÉRÉMiE est censé prononcer cette déclaration de la
2. Ce pourraient être cependant des espèces de bijoux à breloques, en manière de fanons (comme aux mitres épiscopales) qui pendaient de la couronne des empereurs byzantins derrière les oreilles. Du reste Lucifer de Cagliari {De non parcendo in Deum delinquentibus, 43) parle des boucles d'oreilles et des bracelets de l'empereur Constance; lui disant que tout cela ne doit tourner la tête ni au souverain, ni à ceux qui le voient dans cet accoutrement oriental.
i. Le texte est donné selon la citation qu'en fait saint Matthieu (i, 23), à peu près.
i»ROPHÈTES.
conversion des Gentils, comme effet de l'Évangile : » C'est là notre Dieu, et nul autre ne portera le même titre'. » 11 y avait assurément à choisir quelque passage pour le moins aussi important, parmi les écrits du prophète ;
par exemple cette comparaison de l'agneau qu'on applique à la passion de Jésus-Christ (xi, 19), etc. Mais peut-être aura-t-on voulu le faire parler sur la vocation des Gentils, parce qu'il devait figurer dans l'ornementation d'une basilique dédiée à l'apotre des nations.
Baruch n'a pas trouvé place dans la série des portes de Saint-Paul où l'on ne s'est point piqué d'être complet (Cf. p. 71/j). Mais d'ailleurs, on l'a souvent considéré comme n'étant que le continuateur de Jérémie son maître. Cela se voit surtout dans l'Église latine d'assez bonne heure.
ÉzÉcHiEL dit : (i L'Esprit me conduisit vers la porte septentrionale {Induxil me per viam portai borealis). » Comme ce n'est pas un emprunt littéral fait à la Vulgate, on peut hésiter entre plusieurs passages oîi le prophète s'exprime à peu près de la même façon-, il ne s'agit certainement pas de la porte orientale (xliv, 1-3) oii les docteurs ecclésiastiques ont vu la virginité de la Mère de
1. L'inscription porte : Hic Doininus (ou Deus) nosler, et non imputabitur alius. Ce me semble être une allusion au chapitre x*^, oii Jérémie maudit les idolâtres; mais c'est plutôt une réduction de plusieurs versets, qu'une citation précise.
Dieu; si bien que la glose interlinéaire y cite les paroles de l'ange Gabriel à la sainte Vierge (Luc. i, 35) : « L'Esprit saint vous couvrira, et la puissance du Très-Haut viendra en vous, n Cette porte du nord me semble indiquée ici
dans le même sens que je prêtais aux paroles du prophète précédent. A. propos du maître des Gentils, on aura voulu choisir dans Ézéchiel un passage relatif à la vocation dès peuples idolâtres, c'est-à-dire à l'Église (par opposition à la Synagogue). J'ai fait voir ailleurs* que l'Aquilon, dans le langage symbolique, désigne fréquemment ceux qui viennent à Dieu en quittant le service du diable. Aussi, sur le chapitre xlvii d'Ézéchiel, la glose interlinéaire nous montre le baptême, la doctrine apostolique , dans les eaux qu'aperçoit le prophète en sortant de la maison de Dieu par la porte septentrionale.
Daniel (p. 71 i), à cause de son rôle parmi les grands de la Perse, est vêtu (sous une courte tunique) des anaxyrides ou braies asiatiques {saraballa, etc.) dont j'ai déjà dit un mot précédenmient sous le titre Bonnet''. Je n'oserais pas même afhrmer que l'artiste n'ait point voulu lui mettre sur le sommet de la tête la petite mitre phry-
'2. Ezecli. VIII, 14; xi., 35; xliv, 4; xlvii, 2; etc. '.i. Mélanges d'Archéologie, t. I, p. 8'2 ; etc. 4. Cf. L'Heureux (Macanus ), Hagioglypla , p. 70, 77. — Supra, p. 141, 559-502, etc. — A. Ricli, Antiquités: V. Bracœ, Bracalus.
1» ROI' Il KTES.
giciiiu' se l'ôdiiit à si peu de chose dans les miniatures byzantines. Son écriteau, qu'il montre de la main droite, laisse ])assablement lire : (( Le Dieu du ciel établira un empire (jui durera autant que l'éternité {Conslitucl Deus cœli rcgnum qaotl eril iii xlcrnum), » En quoi j'imagine reconnaître l'explication du songe de INabucliodonosor (Dan. ii, l-.'j8), oi^i se trouvent dans la
Daniel.
Vulgate à peu près les mêmes paroles pour annoncer le règne du Messie '.
Ce serait donc une autre fois encore, l'appel despeuples païens (vers la lin de l'époque romaine) pour remplacer la nation de Moïse.
Les prophètes Osée, Joël, Amos et Abdias (pour suivre l'ordre adopté pfir l'Écriture sainte) ne figurent point dans notre séri^; pas plus que divers autres dont les noms seront indiqués, avant de clore l'emprunt fait à la vieille basilique romaine aujourd'hui disparue.
JoN.4S s'exprime ainsi : u J'ai crié vers le Seigneur dans mon afiliclioiret il a prêté l'oreille à ma voix (ClamaLH de li'ibulalione , etc.). » Nous avons là les pre^ miers mots de sa prière (Jon. ii, 3), quand il vient d'être englouti par le monstre marin; et l'on y reconnaît sans grand' peine le type de Jésus-Christ au tombeau (Luc. xi,
I. Dan. 11, 44 : « In diebiis rcgnoruni illorum suscitabit Dcus ca-Ii icgiuim quod iii astpriium non dissipabitiir, l'tc. » Nous aurons à revenir sur (■(' texte, eu noniniaut NalMii-bdilonosor.
-'.), s(|.; Matlh. \ii, oO, sq.), qui va précisément dévoiler phis que jamais sa puissance lorsque son action semble ))risée sans retour par ses ennemis.
Miellée, aussi bien que Nahum, manque à cet endroit. Aggée, Zacharie et Malachie seront omis également, quoiqu'il ne fût point difliciie de puiser dans leurs paroles des textes éclatants par le sens prophétique. On le
.Jonas.
verra tout à l'heure par le choix qu'y ont fait d'autres artistes , sans parler des écrivains ecclésiastiques.
J'ai cru devoir laisser de Côté diverses explications de ces dessins grecs, et bon nombi^e de détails presque techniques, surtout au sujet de l'orthographe. La théorie de Violacisme, c'est-à-dire du changement des voyelles dans l'écriture grecque (surtout au moyen âge), llous mènerait bien loin, même dans l'antiquité, salis que l'objet habituel de notre livre y gagnât beaucoup. Bornons'nous donc à faire observer que le D latin n'existant pas en grec, et notre B n'ayant guère d'équivalent chez les populations helléniques, etc., un graveur byzantin pouvait facilement se tromper en prenant le B pour un D, ou rr> latin pour notre B, et l'Y pour l'U, etc. '; sans compter les détériorations amenées par les siècles dans son travail primitif.
2. On en aperçoit bien d'autres dans rouvragc de Constantin Porpbyrogénète rnr le c('rénionial de laCov;r, lorsque des acclamations latines ou t!:otlii(|iH's siuit e\i>rimé(^s en letires grecques.
PROPHÈTES
Habacl'c dit : « Dieu viendra du Liban, et le saint descendra de la montagne {Deus a Libano venlet, et sancliis de monte, etc.). »
Nous n'avons là encore ni le texte de la Vulgate\ ni celui des Septante ; mais il est facile d'y reconnaître le cantique ou la prière du prophète, où les docteurs ont vu l'annonce du Messie- qui devait naître à Bethléem et compléter la loi donnée à l'ancien peuple dans le désert.
SopHONiE porte inscrit sur son cartouche : « Attendsmoi au jour de ma résurrection {Exspeclame in die resurreclionis). » La glose montre dans ce passage (Sophon. III, 7; etc.) le triomphe de l'Église après les infidélités et l'apostasie de la Synagogue.
Les autres personnages dont il nous reste à parler dans ce même monument ne sont pas d'ordinaire mis au nombre dos prophètes proprement dits, parce que l'Écriture sainte ne leur a donné place que dans ses livres historiques. Au fond, nous n'avons pas moins leur langage dans les récits de la Bible, et nous savons qu'ils étaient inspiiés de Dieu.
1. Habac. m, 3 : « Ueus ab austro veniet, et sanctus do monte Pharan. »
2. Jp. puis bien me contenter en cet endroit de renvoyer à la glose ordinaire, qui était un manuel si important pour les gens du moj'en âge; et que l'on néglige beaucoup trop de nos jours,
Lue (p. 710), ce grand homme qui protesta si haut contre l'idolâtrie du royaume d'Israël et les iniquités des rois de Juda, avait bien quelque droit de prendre
Sopîionie.
rang parmi les principaux organes de la Sagesse éternelle durant l'époque de l'Ancien Testament. Je ne saurais vraiment dire pourquoi, à partir de celui-ci, tous parlent grec; tandis que jusque-là nous avions toujours la langue latine, sauf dans les noms des personnages. Peut-être, abandonnant la décoration (et par conséquent la distribution des scènes) aux artistes de Constantinople, leur avait-on adressé de Rome un progranniie moins compliqué que celui auquel ils s'arrêtèrent en définitive'. Ceux-ci, après avoir pris leurs mesures, se seront arrêtés à des proportions moindres qu'on ne l'avait calculé en Italie; et auront été conduits à choisir sans contrôle trois personnages de plus dans l'ancienne loi. En ce cas, des Byzantins auront été consultés pour compléter cet ensemble, et tout prête à penser que la langue latine était fort peu cultivée dans l'empire d'Orient.
Bref, les paroles prêtées par ces Grecs au prophète Élie semblent être (III Beg. xviii , 36, 87) : « Sachent ces
3. Je ne vois pas (pie l'on prouve l intcrvenlion personnelle de saint Grégoire VII (alors cardinal Ilildebrand) dans la direction do cette œu\»re d'art, quoique Nice. M. Nicolai donne le fait comme indubitable. Mais ce serait là matière à dissertation qui ne peut trouver place ici; j'ai l ien d'autres sujets ;Y traiter.
PROPHÈTES
peuples que vous seul, Seigneur, êtes Dieu, et que je
suis votre serviteur (rvoWwdav Trà; o Xaôç ... în al) Ei; j^'jpic;
6 «Eô;... xat È-^à) JcùXoV ow). » Me trouvera-t-on ti'op hardi si je prétends reconnaître dans ce langage une allusion à saint Paul? Le thaumaturge qui vient devant Achab
Klie.
confondre les pi'êtres de Baal et arracher ses frères au culte des idoles, peut avoir été censé rappeler le ministère de saint Paul dans la nouvelle loi. Le grand apôtre est en effet celui qui dans le Nouveau Testament insiste le plus sur l'abrogation de la loi ancienne. Cette comparaison d'Élie avec Paul ne serait pas sans appuis chez les écrivains ecclésiastiques ; mais surtout, il est vrai , chez les docteurs de l'Église latine. Cependant lorsqu'Élie est envoyé à une pauvre veuve de pays infidèle (III Reg. xvn, 8-24), il se fait reconnaître comme ministre de Dieu ; et la parole même de Notre-Seigneur (Luc. iv, 25-27) suffit pour montrer dans notre prophète une sorte de précurseur de l'apôtre des nations. Cf. Vitraux de Bourges, n° 26, sv. (p. 38, svv.).
Elisée, disciple d'Élie, nous est ici donné comme prononçant un texte qui appartient au livre de l'Ecclé-
1. Ou, comme l'entend l'Église dans sa liturgie, à la femme bénie entre toutes les simples créatures, dont la prédestination s'est trouvée liée au décret de l'incarnation du Verbe éternel.