‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 442 sur 632 · RAT, SOURIS · texte numérisé non relu

RAT, SOURIS

contrent avec le poëme Sans trop insister sur des res semblances qui ont leur valeur, contentons-nous de les avoir indiquées pour valoir autant que déraison-. Mais

comme nos lecteurs pourraient se trouver réduits à des conjectures un peu vagues si leurs yeux n'étaient appelés

1. 11 ne faut pas plus demandera l'épopée allemande une géographie bien ponctuelle, que de la chronologie parfaitement irréprochable. Un voyageur islandais (ap. Werlauf, Si/mbolœ ad cjeographiam medii œvi..., Havnia% 1820, p. 10) dit, en décrivant la province de Mayence: « Sunt fiuof|uc ibi ïesqua Gnitliaheidr, in quibus Sigurdus Fafnerem interfecit. n Cela n'est pas trop dépaysé.

2. Je n'ignore pas que M. Ph. Heber prétend rattacher les Nibelungen à des allusions sur l'entrée des nations germaniques dans l'Église (Cf. Die Vorharolingischen chrisllichen dlaubenshelden am Bliein). Je ne m'y oppose pas; mais les origines quelconques de

en témoignage de cet aperçu, il peut être bon de leur présenter quelques-unes des gravures qui accompagnaient la notice du P. Martin. J'y joins ce chapiteau qui annonce l'instant où Sigurd comprend le langage des oiseaux; afin de donner à entendre ce que des traditions populaires ont pu accorder de place au corbeau ou à l'aigle dans certaines légendes des saints.

Saint Maurice de Carnoet, abbé. Cf. Corbeau, p. 256. Le Jordan de BATTBEKG(Cf. Éloile, p. 390). Caressant une belette'.

Le B" Martin de Porres, dominicain; 5 novembre, 1639. 11 était infirmier du couvent du Saint-Rosaire à Lima; et presque toute l'Amérique espagnole le nomme le saint aux rats. Car on dit que son image déposée dans les lieux qu'infestent les souris et les rats, fait disparaître promptement ces animaux. Dans son couvent du Pérou, comme le sacristain se plaignait de voir ses étoffes rongées par les rats, et se proposait de détruire par le poison des hôtes si désagréables, le frère Martin le dissuada de cette cruauté contre des petites créatures du bon Dieu. Il appela donc toutes ces bestioles, déposant à terre un panier qu'il avait à la main; et quand toutes eurent grimpé dans sa corbeille , il les porta au jardin ; leur promettant de prendre soin d'elles chaque jour si elles cessaient de dévaster les provisions du monastère\ C'est pourquoi on le représente une corbeille à la main, et entouré de rats; soit parce qu'il leur distribue à manger, soit parce qu'il se dispose à les transporter hors de la sacristie pour les réunir dans le jardin où il se chargera de les approvisionner avec les restes qui se perdent par la maison ^

Sainte Gertrude de Nivelle, abbesse; 17 mars, v. 631 (Cf. Familles saintes, p. iOù). Des souris, des loirs et des mulots autour d'elle, ou même grimpant sur sa crosse.

Molanus** raconte que dans l'abbaye de Nivelle on

l'invasion peuvent avoir inspiré les chants divers dont se sera formé pins tard le grand poème qu'on nous donne aujourd'hui comme jeté en fonte tout d'une venue.

Page 1